Cour d'appel de Rennes, 7ème Ch Prud'homale, 2 juillet 2026, 24/04569
Cour d'appelpar précaution, ceux à l'égard desquels les règles de sécurité étaient réellement méconnues et ceux qui pouvaient croire, raisonnablement, qu'elles l'étaient. L'employeur ne peut seulement contester la gravité ou l'imminence du danger ; il doit prouver l'erreur consciente et non seulement l'inexactitude des craintes. La sanction disciplinaire ou le licenciement, prononcés par l'employeur pour un motif lié à l'exercice légitime par le salarié du droit de retrait de son poste de travail dans une situation de danger sont nuls. En l'absence de motif justifiant le retrait, le salarié peut faire l'objet d'une retenue sur salaire n'ayant pas le caractère d'une sanction pécuniaire prohibée mais représentant la contrepartie de l'inexécution temporaire du contrat de travail.