Cour de cassation, Chambre sociale, 30 novembre 1977, 76-40.315
Cour de cassationEncourt la cassation l'arrêt qui déboute un salarié travaillant sur un chantier, envoyé en grand déplacement, de sa demande en paiement d'indemnité de préavis à la suite de son refus de s'y rendre au motif que la rupture du contrat lui était imputable, la rémunération qui lui était proposée y compris l'indemnité de grand déplacement étant sensiblement équivalente à celle qu'il recevait, toutes primes et indemnités de chantier comprises, sans répondre à ses conclusions selon lesquelles certaines des primes de chantier ayant le caractère d'un complément de rémunération et ne compensant pas des frais réels, se trouvaient supprimées, qu'elles étaient indépendantes des dépenses couvertes par l'indemnité de grand déplacement, et que cette modification essentielle des conditions du contrat de travail effectuée unilatéralement par l'employeur le rendait responsable de la rupture.