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Cour d'appel

Cour d'appel de Aix-en-Provence, Chambre 4-5, 17 décembre 2020, 17/21154

Date
17/12/2020
Chambre
Chambre 4-5
Numéro
17/21154
Montant détecté
20 028 €
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Synthèse de la décision

Synthèse automatique extraite de la décision
  • Contexte: T. a été embauchée par l'association Centre Méditerranéen d'Etudes Françaises (l'association CMEF) en qualité de professeur de français et de langues étrangères par contrat de travail à durée déterminée, à compter du 3 juillet 1995.
  • Procédure: T. a interjeté appel de ce jugement, le 24 novembre 2017.
  • Solution: Infirme le jugement entrepris en toutes ses dispositions; Dit que la prise d'acte par Mme N. T. de la rupture de son contrat de travail aux torts de son employeur, l'association CMEF, produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, à la date du 23 juin 2016; Condamne l'association Centre Méditerranéen d'Etudes Françaises à verser à Mme N. T. les sommes suivantes: 12 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, 2 527,80 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis, 4 000 euros à titre d'indemnité de licenciement.
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  • Analyse: Sur les demandes liées à l'exécution du contrat de travail Sur la demande de requalification du contrat à temps partiel en contrat à temps plein Aux termes de l'article L 3123-14 du code du travail, dans sa version applicable à la date de saisine du conseil de prud'hommes, le contrat à temps partiel est un contrat écrit qui mentionne, notamment, la qualification du salarié, les éléments de la rémunération et la durée hebdomadaire ou mensuelle prévue.
  • Montants: T. les sommes suivantes: 12 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, 2 527,80 euros à titre d'indemnité compensatrice de préavis, 4 000 euros à titre d'indemnité de licenciement, Condamne l'association Centre Méditerranéen d'Etudes Françaises à remettre à Mme T. son solde de tout compte, son attestation Pôle Emploi, et son certificat de travail, rectifiés conformément au présent arrêt, Condamne l'association Centre Méditerranéen d'Etudes Françaises aux dépens de l'instance, Condamne l'association Centre Méditerranéen d'Etudes Françaises à verser à Mme N.

Conclusion : T. de la rupture de son contrat de travail aux torts de son employeur, l'association CMEF, produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, à la date du 23 juin 2016, Condamne l'association Centre Méditerranéen d'Etudes Françaises à verser à Mme N.

Chronologie du litige

Dates détectées automatiquement
  1. Saisine prud'homale a saisi le conseil de prud'hommes de Nice, le 25 juillet 2016
  2. Jugement prud'homal Formation paritaire · Conseil de prud'hommes de Nice
  3. Appel formé a interjeté appel de ce jugement, le 24 novembre 2017
  4. Clôture d'appel ordonnance de clôture a été prononcée le 9 janvier 2020
  5. Arrêt d'appel Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Voir 2 dates supplémentaires
  1. Conclusions notifiées voie électronique le 25 janvier 2018 · Date à vérifier · écritures notifiées par voie électronique le 25 janvier 2018, Mme N... T... maintient ses prétentions formulées devant le conseil…
  2. Conclusions notifiées Date à vérifier · conclusions notifiées le 8 janvier 2020, l'association CMEF réplique à ces observations :

Texte de la décision

COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE Chambre 4-5 ARRÊT AU FOND DU 17 DECEMBRE 2020 N° 2021/ AL Rôle N° RG 17/21154 - N° Portalis DBVB-V-B7B-BBQ2K N...

T...

C/ Association CENTRE MEDITERRANEEN D'ETUDES FRANCAISES Copie exécutoire délivrée le : 17/12/20 à : - Me David ANTOINE, avocat au barreau de NICE - Me Romain CHERFILS, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE Décision déférée à la Cour : Jugement du Conseil de Prud'hommes - Formation paritaire de NICE en date du 17 Octobre 2017 enregistré(e) au répertoire général sous le n° 16/000928.

APPELANTE Madame N...

T..., demeurant [...] représentée par Me David ANTOINE, avocat au barreau de NICE INTIMEE Association CENTRE MEDITERRANEEN D'ETUDES FRANCAISES, demeurant [...] représentée par Me Romain CHERFILS, avocat au barreau d'AIX-EN-PROVENCE et Me Delphine LEVY-KARCENTY, avocat au barreau de PARIS *-*-*-*-* COMPOSITION DE LA COUR En application des dispositions des articles 804 et 805 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 29 Octobre 2020, en audience publique, les avocats ne s'y étant pas opposés, devant Monsieur Antoine LEPERCHEY, Conseiller, chargé du rapport, qui a fait un rapport oral à l'audience, avant les plaidoiries.

Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de : Madame Michelle SALVAN, Président de Chambre Madame Mariane ALVARADE, Conseiller Monsieur Antoine LEPERCHEY, Conseiller Greffier lors des débats : Mme Karen VANNUCCI.

Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 17 Décembre 2020.

ARRÊT contradictoire, Prononcé par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2020.

Signé par Madame Michelle SALVAN, Président de Chambre et Mme Karen VANNUCCI, auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire. *** FAITS ET PROCEDURE Mme N...

T... a été embauchée par l'association Centre Méditerranéen d'Etudes Françaises (l'association CMEF) en qualité de professeur de français et de langues étrangères par contrat de travail à durée déterminée, à compter du 3 juillet 1995.

Ce contrat était soumis à la convention collective nationale de l'animation.

Par lettre du 23 juin 2016, Mme N...

T... a notifié à son employeur sa prise d'acte de la rupture de son contrat de travail, aux torts de ce dernier.

Exposant, d'une part, que son contrat à durée déterminée n'avait pas été renouvelé à compter du mois de janvier 2015, de sorte qu'il s'était transformé en contrat à durée indéterminée, d'autre part, qu'elle travaillait à temps plein et non à temps partiel, enfin, que sa prise d'acte de la rupture de son contrat de travail devait être analysée en licenciement sans cause réelle et sérieuse, Mme N...

T... a saisi le conseil de prud'hommes de Nice, le 25 juillet 2016, afin d'obtenir le paiement des sommes suivantes, avec le bénéfice de l'exécution provisoire: - 22 000 euros à titre de rappel de salaire, - 2 200 euros au titre de l'indemnité de congés payés afférente à ce rappel, - 4 000 euros au titre de l'indemnité légale de licenciement, - 3 000 euros au titre de l'indemnité de préavis, - 30 000 euros à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, - 2 000 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.

Par jugement du 17 octobre 2017, le conseil de prud'hommes de Nice a débouté Mme N...

Informations détaillées
Juridiction
Cour d'appel
Chambre
Chambre 4-5
Date
17/12/2020
Numéro d'affaire
17/21154
Résumé source

Mme N... T... a été embauchée par l'association Centre Méditerranéen d'Etudes Françaises (l'association CMEF) en qualité de professeur de français et de langues étrangères par contrat de travail à durée déterminée, à compter du 3 juillet 1995. Ce contrat était soumis à la convention collective nationale de l'animation. Par lettre du 23 juin 2016, Mme N... T... a notifié à son employeur sa prise d'acte de la rupture de son contrat de travail, aux torts de ce dernier. Exposant, d'une part, que son contrat à durée déterminée n'avait pas été renouvelé à compter du mois de janvier 2015, de sorte qu'il s'était transformé en contrat à durée indéterminée, d'autre part, qu'elle travaillait à temps plein et non à temps partiel, enfin, que sa prise d'acte de la rupture de son contrat de travail devait être analysée en licenciement sans cause réelle et sérieuse, Mme N... T... a saisi le conseil de…