Code du travail

Article L. 412-13 : texte et décisions associées – page 8

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Décisions associées120
Statut du texteVersion antérieure
Période3 janvier 1973 – en vigueur

Jurisprudence

Décisions citant l'article L. 412-13

120 décisions
85

Cour de cassation, Chambre sociale, 1 février 1978, 77-60.614

Cour de cassation

La lettre de notification de la désignation d'un délégué syndical, adressée au président directeur général d'une personne morale désignée par les noms de deux sociétés juridiquement distinctes, fait courir le délai de quinze jours dans lequel le recours doit être introduit, le destinataire étant président directeur général des deux sociétés, de telle sorte qu'elles ont toutes deux été avisées.

86

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 décembre 1977, 77-60.585

Cour de cassation

Encourt la cassation le jugement déclarant irrecevable comme tardive la contestation par une société de la désignation d'un salarié en qualité de délégué syndical intervenue six mois auparavant, au motif que la société, qui fondait sa contestation sur une condamnation criminelle encourue par l'intéressé et non déniée par lui, n'apportait pas la preuve qui lui incombait qu'elle n'avait eu la révélation de cette condamnation que quelques jours avant la date où elle avait introduit le recours.

87

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 juillet 1977, 77-60.566

Cour de cassation

Dès lors qu'une société soutient, à l'appui d'une action tendant à la suppression du mandat d'un délégué syndical antérieurement désigné, que par suite d'une réduction durable de ses effectifs le nombre de ses salariés est devenu habituellement inférieur à 50 et que, par suite, l'une des conditions légales justifiant la désignation d'un délégué syndical a disparu, c'est à tort que le Tribunal d'instance, compétent sans restriction pour connaître des contestations relatives aux conditions de désignation des délégués syndicaux, se déclare incompétent au motif qu'il n'existe aucun texte prévoyant et organisant la suppression des délégués syndicaux par suite de la réduction de l'effectif salarial.

88

Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mai 1977, 77-60.015

Cour de cassation

Les juges du fond ne peuvent relever d'office un moyen tiré de la nullité d'un acte de procédure pour vice de forme. Encourt donc la cassation le jugement par lequel un tribunal déclare pouvoir relever d'office la nullité pour vice de forme des demandes d'annulation des élections au comité d'entreprise et de la désignation d'un délégué syndical dont il était saisi par une société, et déclare ces demandes irrecevables, bien que le moyen n'eût pas été soulevé, au motif qu'elles auraient dû, en vertu des articles L 412-3 et R 433-6 du Code du travail, être formées par déclaration au greffe et non, comme elles l'avaient été par lettre recommandée, alors qu'une telle irrégularité n'avait pas été soulevée par les défendeurs, qui avaient invoqué d'autres moyens de défense, et que n'était allégué aucun grief causé…

89

Cour de cassation, Chambre sociale, 21 avril 1977, 76-60.236

Cour de cassation

Les dispositions de l'article L 412-13 du Code du travail qui excluent la voie de l'opposition contre les jugements statuant sur une contestation relative à la désignation d'un délégué syndical sont applicables dans les départements d'Alsace-Lorraine, dès lors qu'il n'y a été dérogé par aucune disposition, les articles 338 et 339 du code de procédure local ne concernant que la procédure en matière ordinaire.

90

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mars 1977, 76-40.495

Cour de cassation

La désignation d'un délégué syndical ne prend effet et ne lui assure la protection légale contre les licenciements qu'à la date de réception par l'employeur de la notification, laquelle doit obligatoirement, pour lui être opposable en cas de contestation, avoir été effectuée dans les formes prévues par la loi. Le licenciement d'un salarié intervenu avant toute notification prouvée de sa désignation comme délégué syndical est donc valable et non abusif, d'autant que l'inspecteur du travail, ne s'y est pas opposé et que le préposé n'a manifestement invoqué sa prétendue qualité de délégué syndical qu'après la signification du congédiement et dans le seul but d'y faire échec.

91

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 janvier 1977, 76-60.184

Cour de cassation

Le recours contre la désignation d'un délégué syndical n'est recevable que s'il est introduit dans les quinze jours qui la suivent. Encourt donc la cassation le jugement déclarant recevable la contestation formée par l'employeur contre une telle désignation, plus de quinze jours après qu'elle ait été régulièrement portée à sa connaissance, au motif que le syndicat n'avait pas répondu à la lettre dudit employeur adressée avant l'expiration de ce délai, lui demandant de justifier de l'existence d'une section syndicale, cette circonstance n'ayant pu interrompre ou proroger le délai imparti impérativement par la loi pour contester la désignation d'un délégué syndical.

93

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 décembre 1976, 76-60.142

Cour de cassation

Encourt la cassation le jugement par lequel un tribunal d'instance, saisi d'une contestation portant sur le point de savoir si une société anonyme constituait avec quatre autres un ensemble économique unique dans lequel devait être constitué un comité central d'entreprise auquel le syndicat demandeur avait valablement désigné un représentant syndical, rejette l'exception d'irrecevabilité tirée de ce qu'une seule des différentes sociétés intéressées avait été citée à comparaître, au motif que la demande avait pu être valablement faite à l'une des succursales de la société anonyme, le directeur de cette dernière étant, par ses fonctions, habilité à représenter le groupe et la lettre contestant la désignation du représentant syndical ayant été rédigée sur un papier portant en-tête "GVS-Direction".

Syndicat / organisation syndicaleCassation
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94

Cour de cassation, Chambre sociale, 26 octobre 1976, 76-60.107

Cour de cassation

Constatant qu'un délégué syndical avait été désigné par un syndicat n'ayant eu aucune activité syndicale antérieure dans l'entreprise et qu'il travaillait dans un laboratoire de trois personnes à près de quatre cents kilomètres de l'usine principale de la société, les juges du fond ont pu estimer que l'intéressé n'était pas en mesure d'exercer normalement les fonctions pour lesquelles il avait été choisi, et que sa désignation avait eu pour seul but d'assurer sa protection éventuelle contre un licenciement.

95

Cour de cassation, Chambre sociale, 21 juillet 1976, 76-60.151

Cour de cassation

La désignation d'un délégué syndical, dont a été informé l'employeur le lendemain du jour où l'intéressé avait signé un reçu pour solde de tout compte, accepté un certificat de travail et cessé définitivement tout travail dans l'entreprise, ne peut avoir effet que pour la durée du contrat de travail et ne fait pas revivre des rapports contractuels antérieurement rompus, peu important qu'elle n'ait pas été contestée par l'employeur. En conséquence, l'intéressé, n'étant plus salarié de l'entreprise, ne remplit pas l'une des conditions exigées par la loi pour être candidat aux fonctions de délégué du personnel.

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