Code du travail
Article L. 1235-3 : texte et décisions associées – page 80
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 1235-3
Si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis. Si l'une ou l'autre des parties refuse cette réintégration, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur, dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés dans le tableau ci-dessous.
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
Indemnité maximale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 1 1 2 2 3 3,5 3 3 4 4 3 5 5 3 6 6 3 7 7 3 8 8 3 8 9 3 9 10 3 10 11 3 10,5 12 3 11 13 3 11,5 14 3 12 15 3 13 16 3 13,5 17 3 14 18 3 14,5 19 3 15 20 3 15,5 21 3 16 22 3 16,5 23 3 17 24 3 17,5 25 3 18 26 3 18,5 27 3 19 28 3 19,5 29 3 20 30 et au-delà 3 20 En cas de licenciement opéré dans une entreprise employant habituellement moins de onze salariés, les montants minimaux fixés ci-dessous sont applicables, par dérogation à ceux fixés à l'alinéa précédent :
Ancienneté du salarié dans l'entreprise (en années complètes)
Indemnité minimale (en mois de salaire brut)
0 Sans objet 1 0,5 2 0,5 3 1 4 1 5 1,5 6 1,5 7 2 8 2 9 2,5 10 2,5 Pour déterminer le montant de l'indemnité, le juge peut tenir compte, le cas échéant, des indemnités de licenciement versées à l'occasion de la rupture, à l'exception de l'indemnité de licenciement mentionnée à l'article L. 1234-9 . Cette indemnité est cumulable, le cas échéant, avec les indemnités prévues aux articles L. 1235-12 , L. 1235-13 et L. 1235-15 , dans la limite des montants maximaux prévus au présent article.
Historique des versions disponibles (5)
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
- L1235-3 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-3
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mars 2024, 22-22.835
Cour de cassationou la requalification de son départ à la retraite en prise d'acte produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, sa demande de résiliation judiciaire et de condamnations subséquentes était devenue sans objet, la cour d'appel a violé l'article 1184 devenu 1224 du code civil, ensemble les articles L. 1231-1 et les articles L. 1235-1 et L. 1235-3 du code du code du travail. » Réponse de la Cour Vu l'article 1224 du code civil et l'article L. 1231-1 du code du travail : 6. Il résulte de ces textes que lorsque, au moment où le juge statue sur une action du salarié tendant à la résiliation judiciaire de son contrat de travail aux torts de l'employeur, le contrat de travail a pris fin par la mise à la retraite du salarié, sa demande de résiliation devient sans objet. 7.
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mars 2024, 22-23.298
Cour de cassationn'étaient pas plus favorables que celles de l'indemnité légale, a privé sa décision de base légale. Et sur le troisième moyen, pris en sa deuxième branche Enoncé du moyen 10. La salariée fait grief à l'arrêt de limiter la somme allouée à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors « qu'il résulte de l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 27 mars 2024, 21/07773
Cour d'appelIl résulte de ces considérations que c'est à juste titre que le conseil de prud'hommes a estimé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse. Monsieur [M] justifie de cinq années complètes d'ancienneté et l'entreprise emploie habituellement plus de 10 salariés. En dernier lieu, il percevait un salaire mensuel brut de 12 382,98 euros, en tenant compte des prime perçues. En application des dispositions de l'article L.1235-3 du code du travail, il est fondé à obtenir une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse égale à une somme comprise entre 3 et 6 mois de salaire, soit entre 37 148,94 euros et 74 297,88 euros.
Cour d'appel d'Orléans, Chambre Sociale, 26 mars 2024, 22/00894
Cour d'appelConstater le bien fondé du licenciement de Mme [N] - Confirmer le jugement entrepris - Débouter Mme [N] de l'ensemble de ses demandes - Condamner Mme [N] d'avoir à lui payer la somme de 2500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ainsi qu'aux entiers dépens - A titre subsidiaire, débouter Mme [N] de sa demande au titre de l'inconventionnalité de l'article L.1235-3 du code du travail - Limiter le montant des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse au minimum légal. L'ordonnance de clôture a été prononcée le 22 décembre 2023.
Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale -Section A, 26 mars 2024, 22/00613
Cour d'appelPar infirmation du jugement entrepris, l'Afpa est condamnée à lui verser les montants suivants, dont les montants calculés par référence à un salaire mensuel de 5 250 euros, ne font l'objet d'aucune critique utile de l'employeur : 32 375 euros à titre d'indemnité légale de licenciement 15 750 euros brut à titre d'indemnité compensatrice de préavis 1 570 euros brut au titre des congés payés afférents. Par ailleurs, l'article L.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 22 mars 2024, 20/04290
Cour d'appelles faits reprochés dans le cadre du licenciement, non caractérisés, ne peuvent être retenus à l'appui d'une faute grave'; - il n'a pas été convoqué à un entretien préalable'ce qui a porté atteinte à son droit de se défendre'; - le solde de tout compte ne peut être signé avant la notification du licenciement'; - le plafond d'indemnisation prévu par l'article L. 1235-3 du code du travail, qui est inconventionnel, doit être écarté. ' Une ordonnance de clôture est intervenue le 22 décembre 2023, renvoyant la cause et les parties à l'audience des plaidoiries du 23 janvier 2024 suivant. ' Pour un plus ample exposé des faits, de la procédure, des prétentions et moyens et de l'argumentation des parties, il est expressément renvoyé aux conclusions des parties et au jugement déféré.
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 mars 2024, 22-17.859
Cour de cassation-ci et donc supérieur hiérarchique du salarié - un courriel remettant en question la politique menée par la société, ce dont il résultait que ce motif, illicite, emportait à lui seul et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres griefs de la lettre de licenciement la nullité du congédiement, la cour d'appel a violé les articles L. 1121-1, L. 1232-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 mars 2024, 22-23.530
Cour de cassation, il lui incombait de donner aux sommes sollicitées leur qualification d'indemnité et, en l'absence de demande de réintégration qu'elle avait relevée, de fixer le montant de l'indemnité réparant le préjudice résultant du caractère illicite du licenciement, au moins égal à six mois de salaire, la cour d'appel qui a méconnu son office, a violé l'article L. 1235-3 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 de l'ordonnance du 22 septembre 2017, ensemble l'article 12 du code de procédure civile. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1152-3, L. 1235-3 et L. 1235-5, en leur rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 et 12 du code de procédure civile : 6.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 9, 20 mars 2024, 21/04985
Cour d'appelAu regard des circonstances de la cause, c'est l'état anxio-dépressif réactionnel au harcèlement, médicalement constaté, qui est au moins pour partie à l'origine de l'inaptitude ayant causé le licenciement. En conséquence, le licenciement de Madame [T] est nul. Sur les conséquences du licenciement - Indemnité pour licenciement nul : Au terme de l'article L 1235-3-1 du code du travail, l'article L.1235-3 n'est pas applicable lorsque le juge constate que le licenciement est entaché d'une des nullités prévues au deuxième alinéa du présent article. Dans ce cas, lorsque le salarié ne demande pas la poursuite de l'exécution de son contrat de travail ou que sa réintégration est impossible, le juge lui octroie une indemnité, à la charge de l'employeur, qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 20 mars 2024, 21/02299
Cour d'appelLe premier juge a justement retenu que Mme [U] avait une ancienneté inférieure à une année et qu'elle devait ainsi être déboutée de sa demande d'indemnité de licenciement. Dans son dispositif, l'appelante formule deux demandes de dommages-intérêts du même montant au titre d'une rupture abusive. Elle n'est fondée à en demander qu'une seule, la seconde étant la même demande formée sur un fondement différent, l'article L. 1235-3 du code du travail. L'ancienneté de Mme [U] étant inférieure à deux années c'est l'article L. 1235-5 en sa version applicable à l'instance qui est applicable. Il dispose que le salarié peut prétendre, en cas de licenciement abusif, à une indemnité correspondant au préjudice subi.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 20 mars 2024, 21/06791
Cour d'appelréelle et sérieuse ; la société Gofast transport s'oppose à cette demande au motif que M. [N] ne justifie pas du quantum de sa demande, ni d'une inscription auprès du Pôle Emploi, ni de recherche d'emploi, ni de sa situation professionnelle en sorte qu'à titre subsidiaire, ses demandes doivent être réduites à de plus justes proportions. Selon l'article L.1235-3 du code du travail, si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le juge peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-1, 15 mars 2024, 20/09736
Cour d'appel'acte aux torts exclusifs de l'employeur. La salariée estime ainsi, qu'au regard des fautes graves de l'employeur ayant eu des répercutions sur sa santé, ayant été placée en arrêt de travail pour maladie du 21 novembre 2018 au 10 janvier 2019, l'allocation de l'indemnité maximale à hauteur de 8 mois de salaire, était pleinement justifiée. *** L'article L 1235-3 du code du travail modifié par l'ordonnance du 22 septembre 2017, applicable au présent litige, prévoit que si le licenciement d'un salarié survient pour une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, et en l'absence de réintégration de celui-ci dans l'entreprise, le juge octroie au salarié une indemnité à la charge de l'employeur dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés par un barème.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1235-3
Lorsqu’un licenciement est sans cause réelle et sérieuse et que la réintégration n’a pas lieu, l’article L1235-3 encadre l’indemnité entre un minimum et un maximum exprimés en…
Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.