Code du travail
Article L. 122-32-7 : texte et décisions associées – page 30
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Article L. 122-32-7
Lorsqu'un licenciement est prononcé en méconnaissance des dispositions de l'article L. 122-32-4 ou des premier et quatrième alinéas de l'article L. 122-32-5, le tribunal saisi peut proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec maintien de ses avantages acquis ; en cas de refus par l'une ou l'autre des parties, le tribunal octroie au salarié une indemnité. Cette indemnité, qui ne peut être inférieure à douze mois de salaires, est due sans préjudice de l'indemnité compensatrice et, le cas échéant, de l'indemnité spéciale de licenciement prévues à l'article L. 122-32-6.
Lorsqu'un licenciement est prononcé en méconnaissance des dispositions du cinquième alinéa de l'article L. 122-32-5, il est fait application des dispositions prévues par l'article L. 122-14-4 pour le cas de non-observation de la procédure requise.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 122-32-7
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 mai 1997, 94-40.844
Cour de cassationdu travail et qu'elle ne pouvait assurer une activité professionnelle; que la cour d'appel a cru pouvoir décider que si la société PAC Centrale avait, en méconnaissance de l'article L. 122-32-5 du Code du travail, omis de préciser par écrit les motifs s'opposant au reclassement, cette omission n'était pas sanctionnable au regard des termes de l'article L. 122-32-7 de ce Code et n'avait pas causé de préjudice à Mme X... qui ne pouvait, en effet, ignorer de tels motifs; que cette motivation révèle une méconnaissance manifeste des règles de l'article "R.
Cour de cassation, Chambre sociale, 21 mai 1997, 94-42.005
Cour de cassationLorsque, dans le délai de dénonciation prescrit par l'article L. 122-17 du Code du travail, un salarié adresse une lettre recommandée à son employeur qui lui en accuse réception et que, dans cette lettre, il lui annonce qu'il l'assigne devant le conseil de prud'hommes en invoquant les articles L. 122-32-5, L. 122-32-6 et L. 122-32-7 du Code du travail, cette lettre du salarié vaut dénonciation du reçu.
Cour de cassation, Chambre sociale, 7 mai 1997, 94-41.697
Cour de cassationl'a déclarée inapte à son poste de travail; qu'elle a été licenciée le 8 octobre suivant, en raison de son inaptitude et de l'impossibilité de lui proposer un poste de reclassement ; Attendu que la société MAEC fait grief à l'arrêt attaqué (Agen, 8 février 1994), de l'avoir condamnée à payer à son ancienne salariée une somme sur le fondement de l'article L. 122-32-7 du Code du travail, alors, selon le moyen, d'une part, que selon l'article R. 241-51-1 du Code du travail, la constatation par le médecin du travail de l'inaptitude du salarié à son poste de travail ne peut intervenir qu'après une étude de ce poste et des conditions de travail dans l'entreprise et deux examens médicaux de l'intéressé espacés de 15 jours; qu'en l'espèce, il résulte des propres constatations de l'arrêt que Mme X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 7 mai 1997, 94-40.299
Cour de cassationdu travail l'a, à cette dernière date, déclaré inapte à l'emploi de représentant mais apte à un emploi sédentaire que l'employeur a déclaré ne pouvoir lui offrir; qu'ayant été licencié le 29 septembre 1991, il a engagé une action prud'homale pour réclamer diverses indemnités; que l'arrêt infirmatif lui a accordé une indemnité en application de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 1 avril 1997, 94-42.086
Cour de cassationX...; qu'en déduisant d'une lettre postérieure à cet incident, en date du 2 décembre 1991, que du fait de son silence sur une éventuelle mesure de licenciement, l'employeur n'avait jamais entendu procéder au licenciement du salarié, sans pour autant se prononcer sur le comportement du gérant le 12 novembre 1991, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 122-14-3, L. 122-32-4 à L. 122-32-7, L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mars 1997, 94-40.999
Cour de cassationet de la nécessité de son remplacement; qu'estimant que son licenciement était intervenu au mépris des dispositions protectrices des victimes d'accident du travail, il a saisi la juridiction prud'homale ; Sur le premier moyen : Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir rejeté sa demande d'indemnité sur le fondement de l'article L. 122-32-7 du Code du travail, alors, selon le moyen, que le juge du premier ressort a fait une exacte application de cet article en lui attribuant 12 mois de salaire car il ne peut être contesté que l'employeur n'a pas respecté les obligations de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mars 1997, 94-41.276
Cour de cassation, tableaux), et précisait qu'il n'était apte qu'à un poste de surveillance pure sans participation manuelle, "réadaptation avec nouvel apprentissage (COTOREP en cours); qu'ayant été licencié le 28 avril 1992 en raison de son inaptitude, le salarié a saisi la juridiction prud'homale, notamment d'une demande de dommages-intérêts sur le fondement de l'article L. 122-32-7 du Code du travail ; Attendu que M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mars 1997, 95-42.923
Cour de cassationd'huissier de justice incomplet pour se déterminer quant à la dimension et l'activité de l'entreprise ; Mais attendu que ces moyens, qui ne s'attaquent qu'à des motifs de la décision, sont irrecevables ; Sur le troisième moyen : Attendu que le salarié fait encore grief à l'arrêt de l'avoir débouté de sa demande d'indemnité prévue à l'article L. 122-32-7 du Code du travail ; Mais attendu que la cour d'appel ayant constaté que le salarié avait refusé un poste d'emballage conforme aux propositions du médecin du Travail et que l'employeur était dans l'impossibilité d'en proposer un autre, elle a légalement justifié sa décision ; Mais sur le quatrième moyen : Vu les articles L. 122-32-5, alinéa 5, et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 mars 1997, 94-41.468
Cour de cassationlicenciement et l'a licencié le 27 août en raison de son inaptitude et de l'impossibilité de le reclasser ; Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt attaqué (Bordeaux, 1er février 1994) de l'avoir condamné à payer au salarié l'indemnité spéciale de licenciement prévue à l'article L. 122-32-6 du Code du travail ainsi que l'indemnité prévue à l'article L. 122-32-7 de ce Code, alors, selon le moyen, qu'aux termes de l'article R.
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 février 1997, 94-42.026
Cour de cassation6 mars 1992, le médecin du travail l'a déclaré inapte à son poste de travail en raison d'une surdité et de cet eczéma; qu'il a été licencié le 19 mars suivant pour "raison médicale"; Attendu que la société ASOPEM fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 24 février 1994) de l'avoir condamnée à payer à M. X... des dommages-intérêts en application de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 février 1997, 94-45.103
Cour de cassation1987, à l'âge de 55 ans; que prétendant que cette décision était intervenue de manière anticipée et irrégulière, alors qu'il était en arrêt de travail dû à un accident du travail, il a saisi la juridiction prud'homale de demandes tendant à l'annulation de cette mesure et à la condamnation de la SNCF à lui payer des salaires, l'indemnité prévue par l'article L. 122-32-7 du Code du travail et une indemnité légale de licenciement; Attendu que, pour débouter M. X... de ses demandes, la cour d'appel a retenu que les dispositions des articles L. 122-32-1 et suivants du Code du travail n'étaient pas applicables en l'espèce, le salarié ayant été victime d'un accident du trajet; qu'en statuant ainsi, alors que M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 février 1997, 93-40.185
Cour de cassationLes dispositions des articles L. 122-32-5, L. 122-32-6 et L. 122-32-7 du Code du travail sont applicables au cas du salarié victime d'un accident du travail pendant la période d'essai.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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