Thème de droit social

Accident du travail / maladie professionnelle : décisions et repères – page 826

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles accident du travail / maladie professionnelle constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 866
Dernière décision affichée23 septembre 1982
Comprendre ce regroupement

Le classement « Accident du travail / maladie professionnelle » facilite la recherche dans le corpus de prudhommes.org. Il permet d'identifier les formulations, solutions et circonstances rencontrées dans les décisions, sans remplacer l'analyse de la règle applicable à une situation particulière.

Le rattachement repose sur le texte et les métadonnées disponibles. Pour chaque résultat, vérifiez la date, la juridiction, la solution, les faits et le texte intégral.

Les volumes évoluent avec les décisions publiques ajoutées quotidiennement et ne représentent pas l'intégralité des litiges jugés.

Jurisprudence

Décisions récentes sur accident du travail / maladie professionnelle

10 866 décisions
9901

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 septembre 1982, 81-14.698

Cour de cassation

Justifie légalement sa décision refusant de déclarer imputable au travail le suicide d'un chauffeur routier qui s'était donné la mort par pendaison dans la cabine de son camion, la Cour d'appel qui, analysant l'ensemble des éléments de la cause et sans méconnaître la présomption d'imputabilité dont sa veuve bénéficiait, relève que le suicide du salarié a été un acte volontaire et réfléchi totalement étranger au travail qu'il exécutait ce jour-là.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
Enregistrer Lire
9902

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 septembre 1982, 81-14.942

Cour de cassation

Dès lors qu'appréciant l'ensemble des éléments de la cause, les juges du fond ont relevé que le salarié avait été gravement éprouvé quelques mois avant son suicide par un accident du travail qui avait motivé un long arrêt de travail et entraîné une diminution de ses capacités physiques et professionnelles, qu'il s'en était suivi une dépression grave, réactionnelle et progressive laquelle avait été à l'origine du suicide, ils étaient fondés à décider que ledit accident avait été la cause génératrice de cet acte de désespoir.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
Enregistrer Lire
9903

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 septembre 1982, 81-16.118

Cour de cassation

Un employeur ne peut être financièrement responsable des conséquences, quelle que soit la date à laquelle elles se manifestent, d'une maladie qui, lorsque elle a été contractée n'était pas inscrite au tableau des maladies professionnelles. Par suite il n'y a pas lieu de prendre en compte pour le calcul des taux de la cotisation d'accident du travail applicable à une entreprise soumise à la tarification individuelle de la rente accordée à la veuve d'un salarié décédé des suites d'un mésothéliome affection ajoutée au tableau n° 30 des maladies professionnelles par le décret du 5 janvier 1976, dès lors qu'il n'avait été exposé aux poussières d'amiante du fait de son activité au service de cette entreprise qu'antérieurement à la publication de ce texte.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
Enregistrer Lire
9904

Cour de cassation, Chambre sociale, 22 septembre 1982, 81-10.501

Cour de cassation

Une faute inexcusable de l'employeur ne saurait être retenue à l'origine de l'électrocution mortelle dont un salarié a été victime en procédant à la réparation d'un pont roulant électrique demeuré sous tension dès lors que l'article 21 du décret du 14 novembre 1962 permet le fonctionnement d'un pont roulant équipé de fils nus, que des dispositions avaient été prises pour couper le courant et que la cause essentielle de l'accident réside dans une erreur d'interprétation commise par la victime touchant l'exécution de ces mesures.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
Enregistrer Lire
9905

Cour de cassation, Chambre sociale, 22 septembre 1982, 81-13.953

Cour de cassation

L'accident de travail survenu à une salariée qui a eu les doigts écrasés par une presse dont elle nettoyait les rouleaux est dû à la faute inexcusable de son employeur dès lors qu'il est établi que ce dernier qui avait une conscience exacte du danger résultant du nettoyage de la machine en mouvement, puisqu'il l'avait interdit, avait toléré cette pratique et fait travailler l'ouvrière sur une machine dépourvue de la manivelle qui aurait permis d'effectuer l'opération sans danger, ce qui constituait la cause déterminante de l'accident.

9906

Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juillet 1982, 80-41.088

Cour de cassation

Les dettes nées avant le changement dans la situation juridique de l'employeur incombent à l'ancien exploitant. Il en est ainsi de la créance d'un salarié en paiement de compléments, d'indemnités journalières et de rente destinés à réparer les conséquences d'un accident du travail antérieur à la cession. En revanche, le paiement d'une prime de vacances n'ayant pris naissance qu'à la date de l'ouverture des congés annuels dans l'entreprise, soit postérieurement au changement, c'est le nouvel employeur qui en est tenu.

9907

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 1982, 81-14.596

Cour de cassation

Pour être inexcusable la faute de l'employeur doit avoir été la cause déterminante de l'accident. Tel n'est pas le cas lorsque l'accident mortel dont a été victime un électricien en branchant un moteur électrique trouve sa cause première dans l'imprudence qu'il a commise en omettant de couper le courant avant de travailler dans l'armoire électrique, sur des fils nus sous tension élevée, provoquant ainsi un court-circuit dont le déclenchement avait été antérieur à la protection qu'aurait pu lui assurer le dispositif de sécurité prévu par l'article 41-4 du décret du 14 novembre 1962 et dont l'armoire était démunie.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
Enregistrer Lire
9908

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 juillet 1982, 80-40.630

Cour de cassation

Les dispositions de l'article 23 de la convention collective nationale de l'industrie de l'habillement du 15 février 1958, ne font pas échec au droit de l'employeur de licencier un salarié, dont ses absences pour maladie ont perturbé la bonne marche de l'entreprise au point de justifier son remplacement, dès lors que lui ont été maintenus les avantages prévus en cas de maladie par la convention collective.

9909

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 juillet 1982, 81-12.467

Cour de cassation

Ne peut être considéré comme un accident du travail l'accident survenu à un salarié tandis qu'il se trouvait dans les locaux de la caisse primaire d'assurance maladie pour y subir un contrôle médical sur convocation de cet organisme à la suite d'un accident du travail et ce bien que l'employeur l'ait autorisé à s'absenter pour répondre à cette convocation ce qui ne constitue pas une mission accomplie pour les besoins et dans l'intérêt de l'entreprise.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
Enregistrer Lire
9910

Cour de cassation, Chambre sociale, 30 juin 1982, 81-12.276

Cour de cassation

Il résulte des articles 3 et 10 du règlement n° 1408/71 du 14 juin 1971 de la Communauté Economique Européenne que les personnes auxquelles il s'applique ne peuvent invoquer l'égalité de traitement et la levée des clauses de résidence édictées par la législation interne des Etats membres que si elles résident sur le territoire d'un de ces Etats.

9911

Cour de cassation, Chambre sociale, 30 juin 1982, 81-13.129

Cour de cassation

N'est considéré comme accident de trajet au sens de l'article L 415-1 du Code de la sécurité sociale que l'accident survenu au cours de trajet habituellement effectué à l'aller et au retour entre la résidence principale ou secondaire du salarié et le lieu de son travail. Tel n'est pas le cas de l'accident dont deux salariés de la même entreprise, affectés depuis plusieurs semaines sur un chantier ont été victimes en se rendant en renfort pour une journée sur un autre chantier, sur les instructions de leur employeur, dès lors que cet accident est survenu au cours d'une mission commandée par ce dernier, peu important les conditions d'exécution et de prise en charge de ce parcours. S'agissant d'un accident de travail proprement dit, tout recours de droit commun est exclu entre ces copréposés.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
Enregistrer Lire
9912

Cour de cassation, Chambre sociale, 30 juin 1982, 81-13.701

Cour de cassation

Dès lors qu'une décision passée en force de chose jugée a relaxé un chef de chantier substitué à la direction de la prévention d'homicide involontaire, aucune faute de maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des règlements en relation avec le décès ne peut plus être recherchée contre lui en sorte que quelles que soient les fautes commises par des ouvriers chargés de tâches d'exécution, il est vain de chercher à les imputer au chef de chantier pour tenter de faire déclarer que l'accident est dû à la faute inexcusable de l'employeur.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
Enregistrer Lire

Comprendre

Guides associés à accident du travail / maladie professionnelle

Tous les guides

Thèmes voisins

Méthode et périmètre

Comment lire cette page

Les thèmes sont des repères documentaires produits à partir des décisions et de leurs métadonnées.

Une décision doit être lue dans son intégralité et replacée dans son contexte procédural et temporel.