Cour de cassation, Chambre sociale, 23 juin 1982, 81-13.431
Cour de cassationEncourt la cassation l'arrêt déclarant que l'accident survenu à une salariée ayant eu les doigts écrasés par la presse sur laquelle elle travaillait n'était pas dû à la faute inexcusable de l'employeur alors que quelle que soit la faute d'inattention qu'avait pu commettre la victime, il n'avait été rendu possible que par la faute première commise par la direction de l'entreprise qui l'avait laissée travailler sur une machine dépourvue du système de sécurité prévu par la loi, et que ce manquement grave d'ailleurs sanctionné pénalement constituait la cause déterminante de l'accident et ne pouvait être atténué par l'imprudence imputée à l'ouvrière.