Thème de droit social

Accident du travail / maladie professionnelle : décisions et repères – page 733

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles accident du travail / maladie professionnelle constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 862
Dernière décision affichée23 mai 1991
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Jurisprudence

Décisions récentes sur accident du travail / maladie professionnelle

10 862 décisions
8785

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mai 1991, 88-18.378

Cour de cassation

l'employeur aurait dû avoir conscience et qu'il ne saurait s'affranchir de son obliation à cet égard en invoquant la faute d'un simple préposé se trompant dans le positionnement d'un sélecteur ; D'où il suit qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel n'a pas tiré de ses constatations les conséquences qui en découlaient ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 8 juillet 1988, entre les parties, par la cour d'appel de Lyon ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Grenoble ; Condamne la société Electro-industriel et ménager POL et la CPAM de Lyon, envers Mlle X..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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8786

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mai 1991, 89-18.294

Cour de cassation

l'employeur même en l'absence de délégation ; que la responsabilité de l'employeur, pouvant, aux termes de l'article L. 452-1 du Code de la sécurité sociale, se trouver engagée vis-à-vis de la victime en raison non seulement de sa propre faute, mais également de celles des personnes qu'il s'est substituées dans la direction, c'est sans méconnaître l'autorité de la décision de relaxe rendue au profit de M. D... que la cour d'appel a relevé les fautes de M. Z... ayant consisté à utiliser, pour le mélange, une eau trop chaude et à incorporer un produit dangereux à des concentrations dix fois supérieures aux normes préconisées, ce qui avait causé l'explosion ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ;

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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8787

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mai 1991, 89-15.660

Cour de cassation

il résulte du procès-verbal de la tentative de conciliation que la victime avait affirmé avoir noté sur le carnet de constat des anomalies du camion les pannes répétitives et que l'employeur avait admis l'existence d'un tel carnet à reliure inviolable, que le jugement de première instance avait constaté que, malgré des demandes réitérées, l'employeur avait toujours refusé de produire ce carnet pour la période antérieure au 4 avril 1985, date à partir de laquelle le véhicule a subi huit interventions avant le jour de l'accident, dont une sur le hayon, et que celui-ci a été réparé, selon les mentions de la fiche d'atelier, dans l'après-midi qui a suivi l'accident, puis deux autres fois dans les deux mois suivants, en sorte que la cour d'appel a violé, par refus d'application, l'article L.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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8788

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mai 1991, 89-15.660

Cour de cassation

il résulte du procès-verbal de la tentative de conciliation que la victime avait affirmé avoir noté sur le carnet de constat des anomalies du camion, les pannes répétitives et que l'employeur avait admis l'existence d'un tel carnet à reliure inviolable, que le jugement de première instance avait constaté que, malgré des demandes réitérées, l'employeur avait toujours refusé de produire ce carnet pour la période antérieure au 4 avril 1985, date à partir de laquelle le véhicule a subi huit interventions avant le jour de l'accident, dont une sur le hayon et que celui-ci a été réparé, selon les mentions de la fiche d'atelier, dans l'après-midi qui a suivi l'accident, puis deux autres fois dans les deux mois suivants, en sorte que la cour d'appel a violé, par refus d'application, l'article L.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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8789

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mai 1991, 89-11.347

Cour de cassation

considérant que le malaise et le décès qui avait suivi étaient dus à un état pathologique évoluant pour son propre compte, a refusé à Mme Y... le bénéfice des prestations du régime "accidents du travail" ; qu'à l'issue d'une contestation élevée par l'intéressée et dans laquelle la RNUR avait été mise en cause, le caractère professionnel de l'accident a été établi ; Attendu que la RNUR fait grief à l'arrêt attaqué (Versailles, 25 novembre 1988) d'avoir écarté le caractère définitif à son égard de la décision initiale de refus de prise en charge, alors qu'aucune indivisibilité n'existe entre, d'une part, les rapports juridiques liant la caisse et le salarié, et, d'autre part, ceux liant la caisse et l'employeur, qu'une fois sa décision prise et

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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8790

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mai 1991, 88-17.213

Cour de cassation

l'employeur, les 7 mai 1984 (M. A...) et 31 décembre 1985 (M. Z...), avec indication des voies de recours, si bien qu'en l'absence de recours précisément par la société Roset, seules ces décisions de prise en charge définitive lui étaient opposables ; alors, d'autre part et en toute hypothèse, que la caisse ayant notifié à l'employeur la prise en charge des accidents Voute et Z...

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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8791

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mai 1991, 89-16.161

Cour de cassation

Selon l'article L. 461-1 du Code de la sécurité sociale, en ce qui concerne les maladies professionnelles, la date de la première constatation médicale de la maladie est assimilée à la date de l'accident. Par suite, lorsqu'une salariée, sollicitant la reconnaissance du caractère professionnel d'une affection figurant à l'un des tableaux des maladies professionnelles présente un certificat médical faisant état de cette affection, ce certificat, qu'il ait été ou non porté sur-le-champ à la connaissance de la Caisse, constitue la première constatation médicale de la maladie, assimilée à la date de l'accident.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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8792

Cour de cassation, Chambre sociale, 22 mai 1991, 88-40.756

Cour de cassation

il résulte des énonciations de l'arrêt confirmatif attaqué (Pau, 10 décembre 1987) et de l'arrêt avant-dire droit du 11 décembre 1986 auquel il se réfère, que M. Z..., employé par la société des Caves et producteurs réunis de Roquefort en qualité d'ouvrier fromager saisonnier à la laiterie de Larceveau, a été victime, le 20 mars 1979, d'un accident du travail suivi de plusieurs rechutes ; que le médecin du travail l'a déclaré inapte à son emploi, le 14 janvier 1982, puis a indiqué, le 22 février 1983 qu'il devait être reclassé sur place, tout déplacement étant déconseillé ; que le 31 mars 1983, la société a pris acte de la rupture du contrat de travail du fait du salarié, au motif que celui-ci avait refusé l'emploi de reclassement à Roquefort qui lui avait été proposé ;

8793

Cour de cassation, Chambre sociale, 22 mai 1991, 88-43.474

Cour de cassation

l'employeur, au cours de la suspension du contrat de travail provoquée par un accident du travail, prononce la résiliation du contrat, la cour d'appel, qui a constaté que tel était bien le cas, a souverainement apprécié l'existence et le montant du préjudice subi par le salarié du fait de son licenciememnt frappé de nullité ; que le moyen n'est donc fondé en aucune de ses branches ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ;

8794

Cour de cassation, Chambre sociale, 22 mai 1991, 88-43.085

Cour de cassation

l'employeur peut, pendant la période de suspension du contrat de travail à durée indéterminée consécutive à un accident du travail, résilier ledit contrat s'il justifie de l'impossibilité où il se trouve, pour un motif non lié à l'accident, de le maintenir ; que la cour d'appel n'a pas recherché si, comme l'invoquait la société Technobois, cette impossibilité ne résultait pas de ce que M. Y... avait lui-même indiqué que, d'après l'avis des médecins, il ne pourrait jamais reprendre qu'un "travail léger à temps partiel" que l'employeur n'était pas en mesure de lui proposer (manque de base légale au regard de l'article L. 122-32-2 du Code du travail) ; Mais attendu qu'ayant relevé que le salarié avait été licencié au cours de la suspension de son

8795

Cour de cassation, Chambre sociale, 21 mai 1991, 88-41.626

Cour de cassation

Vu les articles L. 122-8 et L. 122-9 du Code du travail ; Attendu que pour débouter M. Y... de sa demande en paiement des indemnités de préavis et de licenciement, le jugement énonce que l'inaptitude à l'emploi d'un salarié non imputable à un accident du travail ou à une maladie professionnelle autorise l'employeur, dans le respect de la procédure, à prendre acte de la rupture du contrat de travail pour force majeure ; Qu'en statuant ainsi alors que la rupture s'analysait en un licenciement ouvrant droit à l'indemnité de licenciement et le cas échéant à l'indemnité de préavis, le conseil de prud'hommes a violé les textes susvisés ; Et sur le troisième moyen : Vu l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que le conseil de prud'hommes a débouté M.

8796

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 mai 1991, 89-21.515

Cour de cassation

l'employeur dans la direction s'attache aux préposés investis par l'employeur d'un pouvoir de direction, la délégation de pouvoirs pouvant être expresse ou tacite, peu important que les ouvriers placés sous la direction du substitué aient le même âge, la même qualification et la même ancienneté que celui-ci ; Mais attendu, d'une part, que, hors de toute dénaturation et sans méconnaître l'autorité attachée à un jugement pénal mais au contraire en s'y référant, la cour d'appel relève que la seule faute pouvant être reprochée à M. Y..., substitué de l'employeur dans la direction, avait consisté à ne pas avoir donné l'ordre précis de ne pas commencer le démontage du mât en son absence, ce qui avait permis à MM. Z... et X... d'entreprendre, de leur propre initiative, cette opération dangereuse ;

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