Cour d'appel
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 27 mai 2026, 17/13055
Synthèse de la décision
Synthèse automatique extraite de la décision- Contexte: En 1999, un contrat de franchise a été conclu entre les sociétés [4] et [1].
- Solution: Infirme ou annule un jugement qui a ordonné une mesure d'instruction, ou qui, statuant sur une exception de procédure, a mis fin à l'instance, elle peut évoquer les points non jugés si elle estime de bonne justice de donner à l'affaire une solution définitive, après avoir ordonné elle-même, le cas échéant, une mesure d'instruction.
- Analyse: Aux termes de ses dernières conclusions communiquées au greffe par voie électronique le 27 mai 2025, la SELARL [2], prise en la personne de Maître [E] es qualité de mandataire liquidateur de la SDE [3] ([3]) demande à la cour de: confirmer les jugements entrepris, débouter les salariés de l'ensemble de leurs demandes, fins et prétentions, statuer ce que droit en matière de dépens.
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- Analyse: A titre principal, déclarer la loi française est applicable au contrat de travail de M. [T] [P] et ce depuis sa date d'entrée dans la société [4], soit le 18 août 2001.
Conclusion : Solution indiquée : Ordonnance de mise en état.
Chronologie du litige
Dates détectées automatiquement- Jugement prud'homal Formation paritaire · Conseil de prud'hommes de Bobigny - Rg N° F14/05086 Et Ordonnance
- Appel formé Appelant : M. [P] (personne physique / salarié probable) · Par déclaration du 17 octobre 2017, M. [P] a interjeté appel
- Clôture d'appel ordonnance de clôture a été fixée au 23 septembre 2025
- Arrêt d'appel Cour d'appel de Paris
Voir 5 dates supplémentaires
- Conclusions notifiées la société [3] (société / employeur probable) · Date à vérifier · conclusions communiquées au greffe par voie électronique le 13 décembre 2024 la société [3] demande à la cour de :
- Conclusions notifiées la SELARL [2], prise en la personne de Maître [E] es qualité de mandataire liquidateur de la SDE [3] ([3]) (société / employeur probable) · Date à vérifier · conclusions communiquées au greffe par voie électronique le 27 mai 2025, la SELARL [2], prise en la personne de Maître [E] es…
- Conclusions notifiées l'AGS CGEA [Localité 1] (organisme) · Date à vérifier · conclusions, communiquées au greffe par voie électronique le 22 juin 2025, l'AGS CGEA [Localité 1] demande à la cour de :
- Conclusions notifiées Appelant : M. [P] (personne physique / salarié probable) · Date à vérifier · conclusions communiquées au greffe par voie électronique le 23 juin 2025, M. [P] demande à la cour de :
- Conclusions notifiées Intimé : la société [1] (société / employeur probable) · Date à vérifier · conclusions communiquées au greffe par voie électronique le 12 septembre 2025, la société [1] demande à la cour de :
Texte de la décision
RG n° F14/05086 et ordonnance du 7 novembre 2018, le conseiller de la mise en état a dit y avoir lieu à surseoir à statuer dans l'attente de la décision du conseil de prud'hommes de Bobigny APPELANT : Monsieur [T] [P] [Adresse 1] [Adresse 1] Représentée par Me Nathalie MICAULT, avocat au barreau de PARIS, toque : C1235 INTIMÉES : SA [1], prise en la personne de son représentant légal en exercice domicilié en cette qualité audit siège, [Adresse 2] [Adresse 2] Représentée par Me Aurélien BOULANGER, avocat au barreau de PARIS, toque : P0411 SELARL [2], ès qualités de mandataire liquidateur de la succursale française de la société [3], [Adresse 3] [Adresse 3] Représentée par Me Maria-Christina GOURDAIN, avocat au barreau de PARIS, toque :'D1205 Société [3], anciennement dénommée [4], société de droit irlandais, Prise en la personne de son représentant légal [Adresse 4] [Adresse 4] / IRLANDE Représentée par Me Delphine RICARD, avocat au barreau de PARIS, toque : R280 PARTIE INTERVENANTE : AGS CGEA [Localité 1] Agissant en la personne de son représentant légal [Adresse 5] [Adresse 5] Représentée par Me Anne-France DE HARTINGH, avocat au barreau de PARIS, toque :'R1861 COMPOSITION DE LA COUR : L'affaire a été débattue le 21 Octobre 2025, en audience publique, devant la Cour composée de : Madame Guillemette MEUNIER, présidente de chambre Madame Sonia NORVAL-GRIVET, conseillère Monsieur Christophe LATIL, conseiller qui en ont délibéré, un rapport a été présenté à l'audience par Mme Guillemette MEUNIER dans les conditions prévues par l'article 804 du code de procédure civile.
Greffières lors des débats : Mme Figen HOKE et Mme Charlotte SORET ARRÊT : - CONTRADICTOIRE - par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile, - signé par Guillemette MEUNIER, Présidente de chambre et par Sophie CAPITAINE Greffière, à laquelle la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire. *** FAITS ET PROCÉDURE : La société [4] est une société de droit irlandais exerçant l'activité de transporteur aérien.
Initialement dénommée [5], la société est ensuite devenue la société [4].
Elle est actuellement dénommée [3] ([3]).
En 1999, un contrat de franchise a été conclu entre les sociétés [4] et [1].
Par jugement du 17 avril 2020, la Haute Cour de Dublin a ouvert une procédure d'insolvabilité principale en Irlande à l'égard de la société [3].
Une procédure d'insolvabilité secondaire a été ouverte en France à l'égard de la succursale française de la société [3].
Par jugement du 28 mai 2020, le tribunal de commerce de Bobigny a ordonné l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire immédiate sans maintien d'activité à l'égard de la succursale de la société [3].
La Selarl [E] MJ prise en la personne de Maître [E] a été désignée comme mandataire liquidateur de ladite succursale et praticien de la procédure d'insolvabilité secondaire en France.
La procédure d'insolvabilité menée en Irlande à l'égard de [3] a abouti à une restructuration des dettes de la société ordonnée par décision du 11 août 2020 par la High Court de Dublin.
M. [T] [P] a été engagé par la société [4] le 1er août 2000 en qualité de steward.
Demandant notamment de voir reconnaître la loi française applicable au contrat de travail, le co-emploi entre [4] et [1] ainsi que le paiement de diverses sommes, M. [P] a, par requête du 1er juin 2012 saisi le conseil de prud'hommes de Bobigny qui, par jugement du 13 septembre 2017 s'est déclaré compétent et a notamment : - mis hors de cause la société [1], - dit la loi française applicable dès le début du contrat de travail de M.[T] [P] avec la société [4], - ordonné la délivrance des bulletins de salaires conformes à la loi française à compter du 25 janvier 2005, - condamné la société [4] à verser à M. [P] les sommes suivantes : 2 149,09 euros à titre de rappel de salaires au titre des congés payés, 2 210,85 euros à titre de rappel de salaires au titre de la maladie, 1 000,00 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile, *outre intérêts, - sursis à statuer sur la demande de minoration des droits à la retraite, - débouté M. [P] du surplus de ses demandes, - débouté les sociétés défenderesses de leurs demandes au titre de l'article 700 du code de procédure civile, - condamné la société [4] aux entiers dépens.
Par déclaration du 17 octobre 2017, M. [P] a interjeté appel de ce jugement.
Par ordonnance en date du 7 novembre 2018, le conseiller de la mise en état a dit y avoir lieu à surseoir à statuer dans l'attente de la décision du conseil de prud'hommes de Bobigny.
M. [P] a sollicité le rétablissement de l'affaire.
L'ordonnance de clôture a été fixée au 23 septembre 2025 et l'audience de plaidoiries a été fixée au 21 octobre 2025.
Mots-clés droit social
Contrat de travail • Salaire / rémunération • Congés payés • Médecine du travail • Inspection du travail • Procédure prud'homale • AGS / liquidation judiciaire
Textes cités
Code du travailInformations détaillées
- Juridiction
- Cour d'appel
- Chambre
- Pôle 6 - Chambre 4
- Date
- 27/05/2026
- Numéro d'affaire
- 17/13055
- Solution
- Ordonnance de mise en état
Résumé source
La société [4] est une société de droit irlandais exerçant l'activité de transporteur aérien. Initialement dénommée [5], la société est ensuite devenue la société [4]. Elle est actuellement dénommée [3] ([3]). En 1999, un contrat de franchise a été conclu entre les sociétés [4] et [1]. Par jugement du 17 avril 2020, la Haute Cour de Dublin a ouvert une procédure d'insolvabilité principale en Irlande à l'égard de la société [3]. Une procédure d'insolvabilité secondaire a été ouverte en France à l'égard de la succursale française de la société [3]. Par jugement du 28 mai 2020, le tribunal de commerce de Bobigny a ordonné l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire immédiate sans maintien d'activité à l'égard de la succursale de la société [3]. La Selarl [E] MJ prise en la personne de Maître [E] a été désignée comme mandataire liquidateur de ladite succursale et praticien de la…