Code du travail
Article R. 1225-1 : texte et décisions associées – page 2
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article R. 1225-1
Pour bénéficier de la protection de la grossesse et de la maternité, prévue aux articles L. 1225-1 et suivants, la salariée remet contre récépissé ou envoie par lettre recommandée avec avis de réception à son employeur un certificat médical attestant son état de grossesse et la date présumée de son accouchement ou la date effective de celui-ci, ainsi que, s'il y a lieu, l'existence et la durée prévisible de son état pathologique nécessitant un allongement de la période de suspension de son contrat de travail.
Jurisprudence
Décisions citant l'article R. 1225-1
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 décembre 2013, 12-23.247
Cour de cassation; qu'en déclarant cependant nul le licenciement ainsi prononcé par un employeur placé dans l'impossibilité de savoir, en dépit de ses demandes, les dates du congé de maternité de la salariée aux termes de motifs inopérants pris de ce qu'il connaissait, à cette date, "son état de grossesse avancé" la Cour d'appel, qui n'a pas déduit les conséquences légales de ses propres constatations, a violé les articles L.1225-4 et R.1225-1 du Code du travail ; 2°) ALORS QUE la fraude corrompt tout ; que la protection absolue contre le licenciement de la salariée pendant son congé de maternité ne saurait lui bénéficier lorsqu'elle a délibérément et dans une intention frauduleuse refusé d'informer son employeur de la date de ce congé ou du début de sa grossesse voire même délivré sur ce point de fausses informations ;…
Cour de cassation, Chambre sociale, 24 avril 2013, 11-28.729
Cour de cassation; que la salariée ne justifie pas avoir adressé à son employeur un certificat médical attestant de sa grossesse ou de son accouchement, avant la convocation à entretien préalable du 7 juillet 2008, n'ayant adressé à Monsieur de Y...
Cour de cassation, Chambre sociale, 24 avril 2013, 12-15.204
Cour de cassationne pouvait se prévaloir de la nullité de son licenciement, la cour d'appel s'est contentée d'affirmer que Mme X... produit une lettre non datée et ne justifie d'aucune manière de l'envoi effectif de celle-ci à son employeur ; qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé le principe susvisé et, partant, l'article L. 1225-4 du code du travail, ensemble l'article R.
Cour de cassation, Chambre sociale, 21 mars 2012, 11-10.944
Cour de cassation; qu'invoquant la nullité de son licenciement, elle a saisi la juridiction prud'homale ; Sur le moyen unique, pris en ses deux premières branches : Attendu que la salariée fait grief à l'arrêt de dire son licenciement fondé sur une faute grave et de la débouter de toutes ses demandes, alors, selon le moyen ; 1°/ que la remise ou l'envoi par la salariée, dans les formes prévues par l'article R.
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 octobre 2010, 08-43.171
Cour de cassation, le 15 mars 2006, par la société Arieg'immo, ignorant alors son état, ce dont il résultait qu'elle n'avait jamais eu l'intention de poursuivre les relations contractuelles, a néanmoins conclu à la nullité du licenciement et, faute de demande de réintégration, à la condamnation de l'employeur au paiement de diverses sommes à ce titre, a violé les articles R. 1225-1 ancien article R. 122-9 et L. 1225-5 ancien article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 juillet 2008, 07-41.927
Cour de cassationLa remise ou l'envoi par la salariée, dans les formes prévues par l'article R. 122-9, alinéa 1er, devenu R. 1225-1, du code du travail, d'un certificat médical attestant son état de grossesse et la date présumée de l'accouchement, ne constitue pas une formalité substantielle
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article R. 1225-1
Lorsqu’une opération transfère une entité économique autonome qui conserve son identité, les contrats de travail en cours se poursuivent de plein droit avec le nouvel employeur.…
Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.