Code du travail
Article L. 3253-8 : texte et décisions associées – page 61
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Article L. 3253-8
L'assurance mentionnée à l'article L. 3253-6 couvre : 1° Les sommes dues aux salariés à la date du jugement d'ouverture de toute procédure de redressement ou de liquidation judiciaire, ainsi que les contributions dues par l'employeur dans le cadre du contrat de sécurisation professionnelle ; 2° Les créances résultant de la rupture des contrats de travail intervenant : a) Pendant la période d'observation ; b) Dans le mois suivant le jugement qui arrête le plan de sauvegarde, de redressement ou de cession ; c) Dans les quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant le jugement de liquidation ; d) Pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation judiciaire et dans les quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant la fin de ce maintien de l'activité ; 3° Les créances résultant de la rupture du contrat de travail des salariés auxquels a été proposé le contrat de sécurisation professionnelle, sous réserve que l'administrateur, l'employeur ou le liquidateur, selon le cas, ait proposé ce contrat aux intéressés au cours de l'une des périodes indiquées au 2°, y compris les contributions dues par l'employeur dans le cadre de ce contrat et les salaires dus pendant le délai de réponse du salarié ; 4° Les mesures d'accompagnement résultant d'un plan de sauvegarde de l'emploi déterminé par un accord collectif majoritaire ou par un document élaboré par l'employeur, conformément aux articles L. 1233-24-1 à L. 1233-24-4 , dès lors qu'il a été validé ou homologué dans les conditions prévues à l'article L. 1233-58 avant ou après l'ouverture de la procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ; 5° Lorsque le tribunal prononce la liquidation judiciaire, dans la limite d'un montant maximal correspondant à un mois et demi de travail, les sommes dues : a) Au cours de la période d'observation ; b) Au cours des quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant le jugement de liquidation ; c) Au cours du mois suivant le jugement de liquidation pour les représentants des salariés prévus par les articles L. 621-4 et L. 631-9 du code de commerce ; d) Pendant le maintien provisoire de l'activité autorisé par le jugement de liquidation et au cours des quinze jours, ou vingt et un jours lorsqu'un plan de sauvegarde de l'emploi est élaboré, suivant la fin de ce maintien de l'activité. La garantie des sommes et créances mentionnées aux 1°, 2° et 5° inclut les cotisations et contributions sociales et salariales d'origine légale, ou d'origine conventionnelle imposée par la loi, ainsi que la retenue à la source prévue à l'article 204 A du code général des impôts.
Historique des versions disponibles (4)
- L3253-8 — 1 mai 2008
- L3253-8 — 1 mai 2008
- L3253-8 — 1 mai 2008
- L3253-8 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 3253-8
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 9e Chambre C, 21 juin 2013, 11/13500
Cour d'appel'emploi et les périodes de chômage et que l'intégralité des salaires a été déclarée à l'organisme de retraite, - réformer le jugement du 7 juillet 2011 en ce qu'il a retenu que Monsieur [V] était fondé à obtenir un rappel de salaires dus sur la période du 1er novembre 2008 au 30 juin 2009 et à ce qu'ils soient soumis à garantie en application de l'article L. 3253-8 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 avril 2013, 13-40.006
Cour de cassation« Voir le Conseil constitutionnel déclarer non conforme l'article L. 1233-4 du code du travail, et l'interprétation jurisprudentielle qui en est faite, aux droits et libertés, tels que l'égalité principe posé par l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, garantis par la constitution au regard des impératifs d'ordre généraux résultant des articles L. 641-4 du code de commerce et L. 3253-8 du code du travail.
Cour d'appel d'Angers, 12 mars 2013, 11/02088
Cour d'appelPar jugement du 25 juillet 2011 auquel il est renvoyé pour un ample exposé, accueillant le moyen tiré de l'unicité de l'instance, le conseil de prud'hommes d'Angers a : - donné acte à l'Association pour la Gestion du Régime de Garantie des Créances des Salariés de son intervention à l'instance par le C. G. E. A de Rennes et rappelé que sa garantie s'inscrit dans les limites et plafonds prévus aux articles L. 3253-8, L3253-17 et D. 3253-5 du code du travail ; - dit que l'unicité de l'instance est opposable à M. Michel X...et à Mme Rahma Z...épouse X...et les a déboutés de leurs prétentions ; - débouté l'Association pour la Gestion du Régime de Garantie des Créances des Salariés et M. Franklin E... ès-qualités de leurs demandes fondées sur l'article 700 du code de procédure civile ; - condamné M.
Cour d'appel d'Angers, 6 novembre 2012, 11/02359
Cour d'appelJean-Christophe X... soit déclaré irrecevable et, en tout cas, mal fondé en ses demandes dont il devra être débouté, - subsidiairement, au cas où une créance viendrait à être fixée à son profit à l'encontre du redressement judiciaire de la société Tavano, il soit dit et jugé qu'elle ne sera tenue à garantie que dans les limites et plafonds légaux des articles L. 3253-8, L. 3253-17 et D. 3253-5 du code du travail, - en toute hypothèse, que M. Jean-Christophe X... soit condamné aux entiers dépens. Elle précise se joindre à l'argumentation développée par le mandataire judiciaire de la société Tavano. **** M.
Cour d'appel de Versailles, 13 juin 2012, 06/906
Cour d'appelde la somme de 7 346,46 € nets correspondant aux créances de rupture avancées par l'AGS au profit du salarié en exécution de la décision de la cour d'appel d'Orléans, - de mettre hors de cause l'AGS s'agissant des frais irrépétibles de la procédure, - de fixer l'éventuelle créance allouée au salarié au passif de la société, - de dire que le CGEA, en sa qualité de représentant de l'AGS ne devra procéder à l'avance des créances visées aux articles L 3253-6, L 3253-8 et suivants du code du travail que dans les termes et conditions résultant des dispositions des articles L 3253-15 , L 3253-19 à 21 et L 3253-17 du code du travail, en tout état de cause, de dire et juger que l'obligation du CGEA de faire l'avance de la somme à laquelle serait évalué le montant total des créances garanties, compte tenu du plafond…
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 avril 2012, 11-14.072
Cour de cassationde-France, en sorte qu'aucune relation n'était mise en évidence par l'intéressé entre son âge et l'absence de reprise de son contrat de travail, la cour d'appel a pu en déduire l'absence d'éléments de fait laissant supposer l'existence d'une discrimination fondée sur l'âge du salarié ; que le moyen n'est pas fondé ; Sur le troisième moyen : Vu l'article L. 3253-8 du code du travail ; Attendu qu'après avoir fixé les créances de salaires, de congés payés, d'indemnité de préavis, d'indemnité de licenciement et de dommages-intérêts du salarié, la cour d'appel énonce que l'AGS, dans les conditions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 avril 2012, 11-14.073
Cour de cassationentre d'une part, son âge et sa couleur de peau et d'autre part, l'absence de reprise de son contrat de travail, la cour d'appel a pu en déduire l'absence d'éléments de fait laissant supposer l'existence d'une discrimination fondée sur l'âge du salarié et sur sa couleur de peau ; que le moyen n'est pas fondé ; Sur le troisième moyen : Vu l'article L. 3253-8 du code du travail ; Attendu qu'après avoir fixé les créances de salaires, de congés payés, d'indemnité de préavis, d'indemnité de licenciement et de dommages-intérêts du salarié, la cour d'appel énonce que l'AGS, dans les conditions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 avril 2012, 11-14.074
Cour de cassationsyndical et d'autre part, l'absence de reprise de son contrat de travail, la cour d'appel a pu en déduire l'absence d'éléments de fait laissant supposer l'existence d'une discrimination fondée sur l'âge du salarié, sa qualité de délégué syndical et en raison de sa couleur de peau ; que le moyen n'est pas fondé ; Sur le troisième moyen : Vu l'article L. 3253-8 du code du travail ; Attendu qu'après avoir fixé les créances de salaires, de congés payés, d'indemnité de préavis, d'indemnité de licenciement et de dommages-intérêts du salarié, la cour d'appel énonce que l'AGS, dans les conditions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 avril 2012, 11-14.075
Cour de cassationde délégué syndical et d'autre part, l'absence de reprise de son contrat de travail, la cour d'appel a pu en déduire l'absence d'éléments de fait laissant supposer l'existence d'une discrimination fondée sur l'âge du salarié, sa qualité de délégué syndical et sa couleur de peau ; que le moyen n'est pas fondé ; Sur le troisième moyen : Vu l'article L. 3253-8 du code du travail ; Attendu qu'après avoir fixé les créances de salaires, de congés payés, d'indemnité de préavis, d'indemnité de licenciement et de dommages-intérêts du salarié, la cour d'appel énonce que l'AGS, dans les conditions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 avril 2012, 09-68.553
Cour de cassationViole les articles L. 3253-6 du code du travail et 3 de la Directive 80/987/CEE du Conseil, du 20 octobre 1980, concernant le rapprochement des législations des Etats membres relatives à la protection des travailleurs salariés en cas d'insolvabilité de l'employeur, dans sa rédaction applicable dans la cause, l'arrêt, qui pour débouter un salarié de sa demande de garantie du solde de ses créances impayées par le Fonds de fermeture des entreprises de l'Office national de l'emploi en Belgique, à la suite de la faillite de son employeur prononcée en Belgique, retient qu'en choisissant de faire valoir ses droits auprès de cet organisme belge, il avait renoncé aux droits qu'il tenait de bénéficier de la garantie de l'AGS et que le caractère cumulatif des garanties dues par les deux organismes n'était pas démontré,…
Cour d'appel de Versailles, 28 mars 2012, 10/00036
Cour d'appelchômage, le montant de son préjudice a été justement évalué par le Conseil de Prud'hommes et le jugement sera confirmé de ce chef. Il convient par ailleurs de confirmer le jugement attaqué en ce qu'il a ordonné le remboursement au Pôle emploi des allocations chômage versées à la salariée pendant 6 mois. L'UNEDIC invoque les dispositions de l'article L 3253-8 du Code du travail pour dénier la garantie des AGS. Ce texte dispose que " l'assurance prévue à l'article 3 353-6 aux créances dues aux salariés à la date du jugement d'ouverture de toute procédure de redressement ou de liquidation judiciaire ". En l'espèce, la créance de Mme Y...
Cour d'appel de Versailles, 28 mars 2012, 10/00037
Cour d'appel; subsidiairement de prononcer la nullité du licenciement et à titre infiniment subsidiaire, dire que le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse. Par conclusions déposées le 14 février 2012 et développées oralement auxquelles il est expressément fait référence, l'UNEDIC a demandé à la Cour de débouter Mme Y... de ses demandes, en tout état de cause, d'exclure toute garantie du CGEA au titre de la rupture du contrat de travail par application de l'article L 3253-8 du Code du travail eu égard à la date de la rupture, subsidiairement, de réduire à de plus justes proportions l'indemnisation sollicitée et enfin, de faire application stricte des règles délimitant ses obligations. MOTIFS DE LA DECISION : Mme Y...
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Méthode et périmètre
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