Code du travail
Article L. 1235-1 : texte et décisions associées – page 100
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Texte disponible
Article L. 1235-1
En cas de litige, lors de la conciliation prévue à l'article L. 1411-1 , l'employeur et le salarié peuvent convenir ou le bureau de conciliation et d'orientation proposer d'y mettre un terme par accord. Cet accord prévoit le versement par l'employeur au salarié d'une indemnité forfaitaire dont le montant est déterminé, sans préjudice des indemnités légales, conventionnelles ou contractuelles, en référence à un barème fixé par décret en fonction de l'ancienneté du salarié. Le procès-verbal constatant l'accord vaut renonciation des parties à toutes réclamations et indemnités relatives à la rupture du contrat de travail prévues au présent chapitre. A défaut d'accord, le juge, à qui il appartient d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles. Il justifie dans le jugement qu'il prononce le montant des indemnités qu'il octroie. Si un doute subsiste, il profite au salarié.
Historique des versions disponibles (4)
- L1235-1 — 1 mai 2008
- L1235-1 — 1 mai 2008
- L1235-1 — 1 mai 2008
- L1235-1 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1235-1
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 10, 16 décembre 2020, 19/06367
Cour d'appelMonsieur [P] a été engagé par le consulat général du Brésil selon un contrat de travail à durée indéterminée en date du 30 novembre 2012, à effet au 1er décembre 2012, en qualité d'auxiliaire administratif. Estimant être victime d'une discrimination syndicale, Monsieur [P] a saisi le conseil de prud'hommes de Paris, le 21 mars 2016. Dans le cadre de cette instance, il a communiqué des éléments relatifs aux rémunérations des salariés du consulat. Par lettre du 1er mars 2017, le consulat général du Brésil a demandé le retrait de ces pièces aux motifs d'une violation du droit au respect de la vie privée, d'une déloyauté dans l'administration de la preuve et d'une violation des dispositions du contrat de travail relatives au secret professionnel. Les pièces litigieuses n'ont pas été retirées.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-3, 11 décembre 2020, 17/14564
Cour d'appelIl va solliciter 75 000 euros de dommages et intérêts eu égard à son ancienneté, 2 978 euros au titre des frais de déplacement outre diverses autres sommes. Le CPH va débouter Monsieur W... de toutes ses demandes. Dans ses dernières conclusions en date du 27 octobre 2017, auxquelles il est expressément référé pour un plus ample exposé des prétentions et des moyens, M. W... demande à la cour de : Vu les art L1235-1 et suivants du Code du travail, Vu les articles L1232 et suivants du Code du travail, Vu les articles L1235-3 du code du travail Vu les art. L1321-6 du code du travail Vu la Jurisprudence de la cour de cassation - Recevoir l'appel de Monsieur W... et le dire bien fondé, - Réformer le jugement dont appel en toutes ses dispositions, - Dire et juger que les objectifs de Monsieur W...
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 décembre 2020, 19-16.306
Cour de cassationMOYEN ANNEXE à la présente décision Moyen produit par la SCP Ricard, Bendel-Vasseur, Ghnassia, avocat aux Conseils, pour Mme T... Il est fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir dit que le licenciement de Mme A... repose sur une faute grave et de l'avoir en conséquence déboutée de toutes ses demandes ; AUX MOTIFS QUE, en application des dispositions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 décembre 2020, 19-16.819
Cour de cassationque la convocation à l'entretien préalable était datée du 22 mai 2015, laquelle n'était pourtant pas de nature à priver le salarié de son droit de se constituer légitimement des preuves de son activité au sein de la société afin de les utiliser dans le cadre d'un futur procès prud'homal pouvant l'opposer à son employeur, a violé les articles L. 1234-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 décembre 2020, 19-19.438
Cour de cassation2°) ALORS QUE la charge de la preuve des fautes de l'employeur pèse sur le salarié ; que la cour d'appel qui, pour reprocher à la société Eybens Sport Auto d'avoir placé Monsieur B... en congés payés en juillet 2013 et non en congé maladie, a considéré qu'elle ne rapportait pas la preuve d'une demande du salarié en ce sens, a violé l'article 1353 du code civil et les articles L. 1231-l, L. 123 7-2 et L. 1235-1 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 décembre 2020, 19-20.229
Cour de cassationpas fait l'objet d'un courrier de mise en garde ou d'observations avant le licenciement, sans même vérifier la matérialité de l'annulation d'un montant de chiffre d'affaires ni prendre en considération la conjonction des faits précités et leur impact sur le bon fonctionnement de l'entreprise, la cour d'appel a privé sa décision de base légale des articles L. 1235-1 et L.
Cour d'appel de Grenoble, Ch. Sociale -Section B, 3 décembre 2020, 18/02124
Cour d'appelPour un exposé complet des moyens et prétentions des parties, il convient au visa de l'article 455 du code de procédure civile de se reporter à leurs écritures. La clôture a été prononcée le 2 juillet 2020. EXPOSE DES MOTIFS': Sur le licenciement': L'article L 1232-1 du code du travail dispose que tout licenciement pour motif personnel doit être justifié par une cause réelle et sérieuse. L'article L 1235-1 du code du travail dispose notamment que le juge, à qui il appartient d'apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l'employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 décembre 2020, 19-20.508
Cour de cassationmise à pied conservatoire, de 169,65 € au titre des congés payés afférents, de 20 000 € à titre de dommages et intérêts pour licenciement dénué de cause réelle et sérieuse et de 2 000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile ; AUX MOTIFS QUE « sur la régularité de la lettre de licenciement, en application des articles L.1232-1, L.1232-6 et L.1235-1 du code du travail, lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception qui doit comporter l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur ; Qu'il est de principe que la lettre de licenciement doit être signée par l'employeur ou par une personne ayant expressément reçu pouvoir de le faire ; Qu'il doit être rappelé que l'absence de pouvoir du signataire de la lettre de…
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 décembre 2020, 18-24.360
Cour de cassationdestinés à suivre l'avancée de ses travaux, - de refuser de traiter les dossiers qui lui sont confiés, - un comportement délétère à l'égard de ses collègues ; que contrairement à ses allégations, il n'est nullement établi que de licenciement soit motivé par des faits de harcèlement ou par leur dénonciation faite de bonne foi ; qu'aux termes de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 décembre 2020, 19-21.292
Cour de cassationde son obligation de sécurité et sa conduite dans des conditions hasardeuses ; que M. P... H... qui réclame une indemnité représentant 16 mois de salaire ne justifie pas de son préjudice; que la prime qualité dont M. P... H... fait état était octroyée en fonction de la qualité du travail fourni et que la réduction du montant de cette prime ne constituait pas une sanction disciplinaire.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 décembre 2020, 19-20.546
Cour de cassationpour anxiété et burn out, la cour d'appel, qui devait rechercher si la salariée n'était pas déstabilisée et fragilisée par le comportement impulsif et colérique du directeur qui avait pu l'amener à commettre des erreurs, ce qui privait le licenciement de cause réelle et sérieuse, a entaché sa décision d'un défaut de base légale au regard de l'article L 1235-1 du code du travail. QUATRIEME MOYEN DE CASSATION Le moyen fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué d'AVOIR débouté la salariée de sa demande tendant à obtenir le paiement de dommages et intérêts pour non-respect de l'obligation de prévention. SANS MOTIFS 1° ALORS QUE toute décision doit être motivée à peine de nullité ; qu'en déboutant la salariée de sa demande sans motiver sa décision, la cour d'appel a violé l'article 455 du code de procédure civile.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 décembre 2020, 17-19.001
Cour de cassation; de sorte qu'en allouant, en l'espèce, la somme globale de 300.000 € pour réparer à la fois le préjudice résultant de la perte d'emploi et le préjudice distinct de celui résultant du licenciement, en se bornant à affirmer, après avoir statué par les mêmes motifs, que les circonstances de la rupture « caractérisaient un préjudice justifiant une réparation fixée par la cour à la somme réclamée de 300 000 € », la cour d'appel a violé l'article L. 1235-1 du code du travail, ensemble l'article 1382 du code civil, sans sa rédaction applicable au litige.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1235-1
Lorsqu’un licenciement est sans cause réelle et sérieuse et que la réintégration n’a pas lieu, l’article L1235-3 encadre l’indemnité entre un minimum et un maximum exprimés en…
Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
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