Code du travail
Article L. 1234-1 : texte et décisions associées – page 59
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Texte disponible
Article L. 1234-1
Lorsque le licenciement n'est pas motivé par une faute grave, le salarié a droit : 1° S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus inférieure à six mois, à un préavis dont la durée est déterminée par la loi, la convention ou l'accord collectif de travail ou, à défaut, par les usages pratiqués dans la localité et la profession ; 2° S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus comprise entre six mois et moins de deux ans, à un préavis d'un mois ; 3° S'il justifie chez le même employeur d'une ancienneté de services continus d'au moins deux ans, à un préavis de deux mois. Toutefois, les dispositions des 2° et 3° ne sont applicables que si la loi, la convention ou l'accord collectif de travail, le contrat de travail ou les usages ne prévoient pas un préavis ou une condition d'ancienneté de services plus favorable pour le salarié.
Historique des versions disponibles (4)
- L1234-1 — 1 mai 2008
- L1234-1 — 1 mai 2008
- L1234-1 — 1 mai 2008
- L1234-1 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1234-1
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 2022, 20-20.171
Cour de cassationà l'origine des manoeuvres qu'elle prétendait avoir subies et dont elle seule devait pourtant rapporter la preuve, a inversé la charge de la preuve, violant ainsi l'article 1315 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance du 10 février 2016, applicable au litige et l'article 9 du code de procédure civile, ensemble les articles L. 1234-1, L. 1234-5 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 2022, 20-17.200
Cour de cassationdont elle était accusée par l'employeur et à l'encontre desquelles elle avait manifesté l'intention de se défendre, la cour d'appel qui n'a pas caractérisé un abus dans l'exercice par Mme [O] de sa de sa liberté d'expression par des propos injurieux, diffamatoires ou excessifs, a privé sa sa décision de base légale au regard des articles L. 1121-1, L. 1234-1, L. 1234-5 et L. 1234-9 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 2022, 20-19.766
Cour de cassationobligation de loyauté à l'égard d'Inlex, agissant de façon répétée contre ses intérêts, dans le cadre d'une action concertée avec d'autres salariés et d'un projet parfaitement réfléchi, adoptant un comportement indélicat aux fins de détourner sa clientèle et débaucher ses salariés au profit d'un tiers (cf. production), la cour d'appel a violé les articlesL. 1234-1, L. 1234-5, L. 1234-9 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 2022, 20-12.605
Cour de cassationprésentes, par exemple pour faciliter la rédaction ultérieure du procès-verbal des débats ; qu'en tous cas, le téléphone n'était nullement caché puisque sa présence et l'activation de la fonction d'enregistrement ont été aisément constatées », la cour d'appel, qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations, a violé les articles L. 1234-1 et L. 1234-5 du code du travail et les articles L. 1234-9 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 2022, 20-15.023
Cour de cassation; qu'en l'absence de faute grave, il y a lieu à rappel de salaire pour la période de mise à pied conservatoire pour la somme de 586,90 euros outre la somme de 58,69 euros à titre de congés afférents ; que la salariée est aussi fondée à obtenir de son ancien employeur le paiement des sommes suivantes : [ ] ; indemnité conventionnelle de licenciement : 8 268,03 euros, indemnité compensatrice de préavis (2 mois de salaires sur le fondement de l'article L. 1234-1 du contrat de travail) : 3 307,78 euros, - indemnité compensatrice de congés payés sur préavis : 330,77 euros ; [ ] ; que par ailleurs, il y a lieu de condamner M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 mars 2022, 21-10.448
Cour de cassation2°) ALORS QU'en toute hypothèse, la faute grave justifiant le licenciement doit être commise à l'égard de l'employeur qui licencie le salarié ; qu'en imputant à Mme [W] une faute prétendument commise à l'égard d'une société tierce qualifiée de coemployeur, pour justifier le licenciement prononcé par la société Financière K and A, la cour d'appel a violé les articles L. 1221-1, L. 1234-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 mars 2022, 20-18.499
Cour de cassationet convoqué à un entretien préalable et licenciement, et qu'il avait obtenu d'excellents résultats (chiffre d'affaires, bénéfices, marges, ventes) ; qu'en ne recherchant pas, ainsi qu'elle y était invitée, si ces éléments ne s'opposaient pas à la qualification de faute grave, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1234-1, L. 1234-5 et L. 1234-9 du code du travail. DEUXIÈME MOYEN DE CASSATION M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 mars 2022, 20-20.583
Cour de cassationl'autorisation préalable de dépassement de la limite de crédit par le comité de crédit concernant Grosvenor Financial Asset Management Ltd avec le risque pour l'employeur que cette opération ne soit pas finalement ouverte, sans constater une mauvaise volonté délibérée du salarié ou une abstention volontaire, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-1, L. 1234-1, L. 1234-5, L. 1234-9, et L. 1235-3 du code du travail ; 2) ALORS QUE la lettre de licenciement fixe les limites du litige ; que la société TSAF OTC reprochait à M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 mars 2022, 20-19.670
Cour de cassationde la société SOM, des formations suivies par le salarié, de son niveau initial, des motifs réels et sérieux, justifiant en dépit de l'absence de décision disciplinaire antérieure, son licenciement pour cause réelle et sérieuse ; qu'en s'abstenant de qualifier les faits ainsi relevés de faute grave, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-1, L. 1232-6, L. 1234-1, L. 1234-5, L. 1234-9, L. 1235-1 et L. 1235-3 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 mars 2022, 20-21.281
Cour de cassation; qu'en retenant néanmoins, pour considérer que ce grief justifiait son licenciement, que ce n'était qu'à la suite de l'intervention du CHSCT qu'elle se serait emparée du problème quand il ressortait de ses propres constatations qu'elle a immédiatement délégué à la chef de service sa résolution puis, constatant qu'il persistait, avait elle-même pris les mesures qui s'imposaient, la cour d'appel a d'ores et déjà violé les articles L.1232-1 et L.1234-1 du code du travail ; 2/ ALORS QUE Mme [T] avait souligné (conclusions p.
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 février 2022, 20-15.304
Cour de cassationà l'entretien préalable à un éventuel licenciement était datée du 24 mars 2016, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales qui s'évinçaient de ses propres constatations de fait, dont il ressortait l'engagement de la procédure dans un délai suffisamment restreint pour être compatible avec l'invocation d'une faute grave, violant ainsi les articles L. 1234-1, L. 1234-5 et L. 1234-9 du code du travail en leur rédaction applicable litige ; 2°) ALORS, subsidiairement, QUE en l'espèce, la cour d'appel a estimé que, tandis « que l'employeur a été informé le 14 mars 2016 du sentiment d'abandon exprimé par les salariés en raison de l'absence de démarche personnelle de M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 février 2022, 18-19.925
Cour de cassation) aurait atténué la gravité du manquement de M. [K] [F], cependant que ce dernier persistait à refuser de reprendre le travail, ce qui caractérisait l'impossibilité de maintenir le salarié dans l'entreprise y compris pendant la durée du préavis, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales qui s'évinçaient de ses constatations et a violé l'article L. 1234-1 du Code du travail ; 2. ALORS QUE si l'employeur est tenu de prendre des mesures de nature à assurer au salarié la possibilité d'exercer effectivement ses droits à congés, il ne saurait lui être reproché d'avoir manqué à cette obligation dès lors qu'il justifie que le salarié venait de prendre 5 jours de congés et avait régulièrement bénéficié de congés au cours des mois précédents (cf.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1234-1
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Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
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