Code du travail
Article L. 1233-45 : texte et décisions associées – page 9
Un point d'entrée documentaire reliant le texte officiel disponible aux décisions qui le citent.
Texte disponible
Article L. 1233-45
Le salarié licencié pour motif économique bénéficie d'une priorité de réembauche durant un délai d'un an à compter de la date de rupture de son contrat s'il en fait la demande au cours de ce même délai.
Dans ce cas, l'employeur informe le salarié de tout emploi devenu disponible et compatible avec sa qualification. En outre, l'employeur informe les représentants du personnel des postes disponibles.
Le salarié ayant acquis une nouvelle qualification bénéficie également de la priorité de réembauche au titre de celle-ci, s'il en informe l'employeur.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1233-45
Cour de cassation, Chambre sociale, 14 décembre 2016, 15-25.980
Cour de cassationAttendu qu'après avoir énoncé dans leurs motifs que les jugements seront confirmés en ce qu'ils ont condamné l'employeur à payer aux salariés certaines sommes sur le fondement de l'article L. 1235-3 du code du travail et qu'il en ira de même en ce qu'ils ont rejeté les autres réclamations indemnitaires notamment pour violation de la priorité de réembauche de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 13 juillet 2016, 15-14.747
Cour de cassation; que c'est à bon droit que le jugement, qui doit être confirmé, a débouté M. X... (de) sa demande sur ce point ; ET AUX MOTIFS éventuellement ADOPTES QUE le conseil de prud'hommes constate en l'espèce que Monsieur X..., qui a adhéré le 26 juillet 2011 au contrat de transition professionnelle, a été informé de la priorité de réembauchage par lettre du 22 juillet 2011, ce courrier évoquant les dispositions de l'article L. 1233-45 du code du Travail ; que Monsieur X... sera donc débouté de sa demande de dommages et intérêts pour défaut d'information sur la priorité de réembauchage ; ALORS QUE M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 juin 2016, 14-18.590
Cour de cassationà son obligation, que les cinq postes de conseillers confirmés, dont un en Seine-et-Marne, auquel avait procédé l'employeur dans l'année qui avait suivi le licenciement, étaient tout à fait compatibles avec la qualification de l'intéressé n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations et a, dès lors, méconnu les dispositions de l'article L. 1233-45 du code du travail ; 2°/ qu'en application de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 juin 2016, 15-12.596
Cour de cassation1233-4-1 du code du travail.Moyen produit par la SCP Gatineau et Fattaccini, avocat aux Conseils, pour Mme P..., demanderesse au pourvoi incident Il est fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué d'AVOIR condamné Mme P... de sa demande formée au titre du non-respect de la priorité de réembauche. AUX MOTIFS PROPRES QUE Sur le non respect de la priorité de réembauche ; que selon les dispositions de l'article L. 1233-45 du code du travail, tout salarié pour licenciement économique bénéficie d'une priorité de réembauche durant un délai d'un an à compter de la rupture de son contrat de travail s'il en fait la demande au cours de ce même délai ; que Mme Y... P...
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 juin 2016, 15-12.985
Cour de cassationAUX MOTIFS QUE « Sur le licenciement La lettre recommandée avec accusé de réception portant notification du licenciement pour motif économique ou tout autre écrit doit exposer de manière précise la nature des motifs économiques et leur incidence sur l'emploi ou le contrat de travail du salarié et mentionner la priorité de réembauche prévue par l'article L 1233-45 du code du travail et ses conditions de mise en oeuvre. Aux termes des articles R 1233-20 et suivants du même code, l'employeur doit aussi proposer au salarié le bénéfice du congé de reclassement, en lui impartissant un délai de 8jours à compter de la date de notification pour y répondre, le silence du salarié étant assimilé à un refus.
Cour de cassation, Chambre sociale, 1 juin 2016, 14-22.265
Cour de cassationQu'en statuant ainsi, alors que l'employeur qui a transmis aux autres sociétés composant le groupe auquel il appartient la liste des postes dont la suppression est envisagée, ne peut être tenu pour responsable du choix opéré par une filiale de recruter directement un autre salarié également concerné par le projet de licenciement économique collectif, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; Et sur le second moyen : Vu l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 mai 2016, 14-28.347
Cour de cassation, en lien avec la déclaration de cessation des paiements et l'ouverture de la liquidation judiciaire de l'association HALTE GARDERIE PARENTALE « LES COCCINELLES », repose sur une cause réelle et sérieuse et produit l'ensemble de ses effets; que sur la violation de l'obligation de réembauche la priorité de réembauchage prévue par les articles L.1233-16 et L.1233-45 du code du travail ne peut valablement être opposée à l'association HALTE GARDERIE PARENTALE « LES COCCINELLES » qui a cessé son activité à la date du prononcé de la liquidation judiciaire et ne pouvait donc embaucher; qu'elle n'est pas davantage opposable à l'association KARAPAT en l'absence de transfert d'une entité économique autonome; que Madame [U] sera déboutée de ses demandes de ce chef et le jugement entrepris infirmé sur ce point; que sur…
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE A, 2 mai 2016, 15/03061
Cour d'appelcondamne Mme [D]-[L] au paiement des entiers dépens de l'instance Attendu que par lettre datée du 9 avril 2015 et enregistrée au greffe de la cour le 9 avril 2015, Mme [W] [D]-[L] (l'appelante) a déclaré interjeter appel du jugement précité, sans désigner d'intimé ; Attendu que par conclusions déposées au soutien de ses observations orales à l'audience, l'appelante demande de : - Vu les articles L.1233-42, L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 13 avril 2016, 15-14.991
Cour de cassationAUX MOTIFS QUE Mme [X] qui a obtenu la résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de son employeur ne peut pas simultanément se prévaloir d'une violation de la priorité de réembauchage ; ALORS QU'en cas de résiliation judiciaire dont la demande a été suivie d'un licenciement, la résiliation date de la lettre de licenciement ; qu'en privant la salariée du droit de réembauche prioritaire acquis, la cour d'appel a violé l'article L 1233-45 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 avril 2016, 15-12.743
Cour de cassationToutefois, nous vous dispensons de l'effectuer mais votre rémunération normale vous sera versée, au terme de chacun des mois, selon les modalités habituelles. Ce n'est qu'au terme que prendra fin le contrat de travail qui nous lie : concomitamment, avec le solde de ce qui vous sera dû et le bulletin de salaire correspondant, vous recevrez le certificat de travail et l'attestation destinée à l'ASSEDIC. Nous vous précisons qu'en application des dispositions de l'article L. 1233-45 du code du travail, vous bénéficiez d'une priorité de réembauchage : elle est d'une durée de 12 (douze) mois à compter de la date de rupture de votre contrat de travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 mars 2016, 14-22.750
Cour de cassationde l'entreprise et de sauvegarder sa compétitivité, décision qui passe notamment par la suppression de votre emploi. Sachant qu'eu égard à notre faible structure, nous ne disposons d'aucun emploi de reclassement à vous proposer, nous ne pouvons que mettre un terme à votre contrat de travail..... De même et conformément aux dispositions de l'article L. 1233-45 du Code du Travail, nous vous informons que vous bénéficierez pendant une année à compter de la rupture de votre contrat de travail, d'une priorité de réembauche au sein de la Société, à la condition que vous manifestiez par courrier le désir d'user de cette priorité dans l'année commençant à courir à compter de la rupture de votre contrat de travail...
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 décembre 2015, 14-25.676
Cour de cassationIl est fait grief à l'arrêt attaqué d'AVOIR condamné la société ESTAC à verser à Monsieur X... la somme de 14. 083, 34 euros pour violation de la priorité de réembauchage ; AUX MOTIFS QUE « Monsieur X... soutient que postérieurement à son licenciement et dans un délai d'un an, une personne a été embauchée par la société en qualité d'entraîneur adjoint au mois de juin 2012, ce qui constitue une atteinte à l'obligation édictée par l'article L.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1233-45
Méthode et périmètre
Source et précautions
Le texte affiché provient des données officielles disponibles et peut correspondre à une version actuelle ou antérieure.
Vérifiez toujours la version applicable à la date des faits. La citation d'un article dans une décision ne signifie pas qu'il constitue l'unique fondement de la solution.