Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 73
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Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception. Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur. Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué. Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Historique des versions disponibles (4)
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
- L1232-6 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 19-10.380
Cour de cassationde rondes ne correspondant pas à la réalité, la cour d'appel, qui avait retenu par ailleurs pour écarter la faute grave que n'étaient pas établies les consignes assignées au salarié et donc son obligation d'effectuer les rondes litigieuses, a retenu un grief qui n'était pas visé dans la lettre de licenciement et a violé les articles L.1235-1, L.1235-3 et L.1232-6 du code du travail ; ALORS D'AUTRE PART, et en tout état de cause, QUE tout jugement doit être motivé et que le défaut de réponse à conclusions équivaut à un défaut de motifs ; qu'en se bornant à affirmer, pour statuer comme elle l'a fait, que le salarié avait fourni des informations inexactes à son employeur en mentionnant sur le registre d'évènements un nombre de rondes effectuées erroné, sans répondre aux écritures de M. M...
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 18-18.130
Cour de cassation(lire : S...) en date du 2 octobre 2014 demandant au salarié de respecter systématiquement la procédure NRO, s'est ensuite bornée à écarter le grief tenant à l'accomplissement d'un temps de travail effectif inférieur aux 35 heures requises ; qu'en s'abstenant de vérifier si le salarié avait respecté la procédure de câblage/dé-câblage, la cour d'appel a violé l'article L. 1232-6 du code du travail ; 2.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 17-27.166
Cour de cassationEn tout état de cause, la date de première présentation de cette lettre marque le point de départ de ton préavis, d'une durée de 3 mois, que je te demande d'exécuter. Conformément à l'article L 321-14 du code du travail, tu bénéficieras, durant l'année qui suivra la fin du préavis, d'une priorité de réembauchage à condition d'en faire la demande.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 18-25.999
Cour de cassationet le supérieur hiérarchique de M. U..., signataire de la lettre de licenciement, qui était ainsi une personne en apparence habilitée à prononcer le licenciement, quand le mandat tacite dont pouvait disposer le directeur des relations humaines ne pouvait avoir été étendu tacitement au supérieur hiérarchique de M. U..., la cour d'appel a violé les articles L. 1232-6 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 18-20.888
Cour de cassationimportance telle qu'elle justifie la rupture immédiate du contrat de travail. La preuve de la faute grave incombe à l'employeur, conformément aux dispositions des articles 1353 du code civil et 9 du code de procédure civile. En l'espèce, la lettre de licenciement du 28 février 2014, qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L.1232-6 du code du travail, reproche en premier lieu au salarié un défaut de travail délibéré au détriment des intérêts financiers de l'entreprise, énoncée dans les termes suivants : « [...] Nous sommes au regret de constater des manquements graves dans l'exécution de vos missions. Manquements que nous ne pouvons que qualifier de délibérés de votre part et donc fautifs, compte tenu de votre ancienneté et de votre position d'encadrant [...].
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2020, 18-25.421
Cour de cassationMoyen produit par la SCP Garreau, Bauer-Violas et Feschotte-Desbois, avocat aux Conseils, pour M. C.... Il est fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir dit que le licenciement de M. A... C... reposait sur une faute grave et de l'avoir en conséquence débouté de toutes ses demandes, AUX MOTIFS QUE M. A... C... a été licencié pour faute lourde, par lettre du 10 mars 2012 qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L. 1232-6 du code du travail et qui contient des motifs développés par l'employeur autour de sa participation à un collectif de salariés cherchant à nuire à la société, et par là- même à nuire à son président, M. B... V..., en violation avec son obligation de loyauté, En application des articles L. 1232-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 mars 2020, 18-24.577
Cour de cassation; qu'aux termes de la lettre de licenciement du 13 mai 2011, l'employeur reprochait au salarié l'insuffisance de ses résultats au titre de l'année 2010-2011 par une projection de ceux-ci à la fin de l'année ; qu'en retenant, par motifs propres et adoptés, que la lettre de licenciement reprochait au salarié son insuffisance de résultats persistante depuis plusieurs années, la cour d'appel a violé l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 mars 2020, 18-25.404
Cour de cassation; je ne peux venir dans cette entreprise sans la boule au ventre et j'atteste aussi que Monsieur X... n'avait pas ce comportement avec l'ensemble des conducteurs de l'agence » ; qu'en s'abstenant d'examiner ce grief d'acharnement particulier vis-à-vis d'un salarié, nommément désigné dans la lettre de licenciement, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1232-1, L. 1235-1, et L. 1232-6 du code du travail, dans leur rédaction applicable au litige.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 mars 2020, 16-14.655
Cour de cassationCependant ce motif, parfaitement légitime, n'a pas été indiqué dans lettre de licenciement qui seule fixe les limites du litige. ALORS QUE constitue un motif suffisamment explicite la mention de raisons familiales pour le licenciement d'une auxiliaire de vie d'une personne âgée et malade, hospitalisée dans un EHPAD et à laquelle son entourage ne peut assurer le maintien à domicile ; qu'en statuant autrement, la Cour d'appel a violé l'article L.1232-6 du code du travail alors applicable
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 mars 2020, 18-22.778
Cour de cassationIl résulte de l'article L. 1272-4 du code du travail que les associations utilisant le chèque-emploi associatif sont réputées satisfaire à l'ensemble des formalités liées à l'embauche et à l'emploi de leurs salariés, notamment à celles relatives à l'établissement d'un contrat de travail écrit et à l'inscription des mentions obligatoires prévues par la loi pour les contrats de travail à temps partiel. Ni une convention collective, ni un accord collectif relatif au chèque-emploi associatif qui prévoit que l'employeur est tenu de fournir un contrat de travail écrit au personnel rémunéré par chèque-emploi associatif conformément aux dispositions de la convention collective, ne font obstacle à ce dispositif.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 mars 2020, 18-24.120
Cour de cassationMOYEN ANNEXE à la présente décision Moyen produit par la SCP Le Bret-Desaché, avocat aux Conseils, pour M. T... IL EST FAIT GRIEF A l'arrêt infirmatif attaqué d'avoir jugé que le licenciement de M. C... T... était fondé sur une cause réelle et sérieuse et d'avoir en conséquence débouté M. T... de ses autres demandes. AU MOTIF QUE En application des articles L. 1232-1, L. 1232-6 et L. 1235-1 du Code du travail, lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception qui doit comporter l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur. Tout licenciement pour motif personnel doit être justifié par une cause réelle et sérieuse.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 mars 2020, 19-10.931
Cour de cassation2015, soit avant son licenciement notifié par lettre du 28 juillet 2015 et avant même la tenue de l'entretien préalable, qu'il ne faisait plus partie de la société et que les codes d'accès avaient été changés, avait eu lieu le jour même de l'envoi de la lettre de convocation à entretien préalable ; qu'en statuant ainsi, la cour d'appel a violé l'article L.1232-6 du code du travail.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
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Méthode et périmètre
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