Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 111
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Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception.
Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur.
Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 septembre 2018, 16-25.222
Cour de cassation), la direction (ayant) sollicité l'équipe afin de rédiger des écrits à leur encontre pouvant aller jusqu'à orienter leur rédaction » ; qu'en s'abstenant de rechercher, comme elle y était pourtant invitée, si le licenciement n'avait pas été en réalité seulement motivé par une volonté d'écarter le salarié de l'entreprise, la cour d'appel a privé sa décision de toute base légale au regard des articles L. 1232-6, L. 1235-1 et L. 1235-3 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 septembre 2018, 16-24.527
Cour de cassationa été licencié pour comportement de harcèlement à l'encontre des salariés du client supermarché US Import ; qu'en prenant en compte des attestations dénonçant lors des contrôles et l'ouverture des sacs en caisse, le comportement de l'agent de sécurité, arrogant et irrespectueux « envers les clients », la cour d'appel a, au mépris de ses constatations, violé l'article L. 1232-6 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 septembre 2018, 17-15.074
Cour de cassation; qu'en relevant, pour réformer le jugement ayant estimé que le contrat de travail avait été rompu par l'employeur de manière abusive le 18 décembre 2013, l'absence de prise d'acte de rupture par la salariée, alors même qu'il ne saurait être reproché à la salariée de ne pas avoir exercé cette prérogative, la cour d'appel, qui a statué par un motif inopérant, a entaché sa décision d'un défaut de base légale au regard des articles L. 1232-6 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 septembre 2018, 16-23.153
Cour de cassation; qu'en omettant d'examiner ces griefs bien qu'ils étaient soutenus en cause d'appel (conclusions d'appel page 9 et s.), la cour d'appel, qui n'a pas constaté que le licenciement lui-même participait d'un harcèlement, ni que les griefs susvisés étaient en lien avec un harcèlement moral ou un manquement de l'employeur à son obligation de sécurité de résultat, a violé les articles L. 1232-6, L. 1234-1 et L. 1235-1 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juillet 2018, 17-16.479
Cour de cassation, les recherches effectuées en vue de ce reclassement ; qu'en jugeant sans cause réelle et sérieuse le licenciement au motif que la seule mention dans la lettre du 13 janvier 2006 de l'impossibilité de reclassement, sans que l'employeur établisse avoir recherché un reclassement ne constitue pas un motif de licenciement, la cour d'appel a violé l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juillet 2018, 17-13.170
Cour de cassationson appréciation de l'incapacité de Mme Florence Y... à assumer les fonctions d'une responsable commerciale » quand il lui incombait d'apprécier par elle-même la réalité et le sérieux du motif de licenciement au regard du poste de directeur commercial qu'elle reconnaissait à la salariée ; qu'il en résulte que la cour d'appel a violé les articles L.1232-1, L.1232-6 et L.1235-1 du code du travail ; 2) ALORS QU'il incombe aux juges du fond d'apprécier le caractère réel et sérieux des griefs de licenciement formulés dans la lettre de rupture ; qu'en affirmant par motifs adoptés qu'il ne pouvait être reproché à la salariée le chiffre d'affaires insuffisant de la filiale SDS sans examiner les nombreux éléments avancés par l'employeur pour établir l'insuffisance professionnelle de Mme Y...
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juillet 2018, 17-14.815
Cour de cassation3°) - ALORS QUE la lettre de licenciement détermine les limites du litige ; qu'en ne recherchant pas, comme elle y était invitée, si le reproche tiré de l'insuffisance du descriptif des phases de mise en exploitation du site de Mignères n'était pas absent de la lettre de licenciement, de sorte qu'il ne pouvait pas être pris en compte, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L 1232-6 du code du travail ; 4°) - ALORS QU'en se bornant à relater l'existence d'un incident technique, soit un heurt entre une nacelle et un rayonnage, quand M. X... était chargé de la sécurité des personnes et des biens, sans montrer en quoi ce choc, dont elle ne précise pas la cause, impliquait que M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 5 juillet 2018, 16-19.895
Cour de cassationGilles B..., auteur de signatures des pièces de comparaison CGJ, n'est pas l'auteur des signatures qui lui sont attribuables sur les pièces de question QGJ. Ces signatures émanent de l'auteur des pièces de comparaison CPHS, M. Paul-Henry Y... » ; qu'en ne s'expliquant pas sur cette pratique du salarié, la cour a privé sa décision de base légale au regard de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 juillet 2018, 16-19.288
Cour de cassationIl résulte des dispositions de l'article L 1234-1 du Code du travail que la faute grave est celle qui justifie la rupture immédiate du contrat de travail. La preuve de la faute grave incombe à l'employeur, conformément aux dispositions des articles 1315 du code civil et 9 du code de procédure civile. En l'espèce, la lettre de licenciement du 15 décembre 2008, qui fixe les limites du litige en application des dispositions de l'article L1232-6 du Code du travail, énonce ainsi les griefs : "l'attitude violente, tant verbale que physique, que vous avez eue le 14 novembre dernier à rencontre de Madame Sandra Z... ". Contrairement à ce que prétend Monsieur Y..., cette énonciation de faits matériellement vérifiables est suffisamment précise au sens de ce texte.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 juillet 2018, 16-21.737
Cour de cassationLe Corre , conseiller référendaire rapporteur, M. Maron, conseiller, Mme Dumont, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Le Corre , conseiller référendaire, les observations de la SCP Rousseau et Tapie, avocat de la société Ematherm, de la SCP Garreau, Bauer-Violas et Feschotte-Desbois, avocat de M. Y..., et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Vu l'article L. 1232-6 du code du travail ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. Y...
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 juillet 2018, 15-26.687
Cour de cassation3°) ALORS ENCORE QU'à le supposer avéré, le détournement consistant à cumuler salaire et indemnité de congés payés versée par une caisse de congés payés et à utiliser les moyens de l'entreprise à des fins personnelles ne caractérise pas en lui-même une intention de nuire, le salarié soutenant au contraire que l'employeur avait imposé ce mode de rémunération; qu'en disant le licenciement justifié par une faute lourde, la cour d'appel a violé les articles L 1232-1, L 1232-6, L 1235-1 et L 1235-3, L 3141-26 et L 6323-17 dans sa version applicable au litige, du code du travail; 4°) ET ALORS ENFIN QU'en ne vérifiant pas la proportionnalité de la sanction disciplinaire à la faute invoquée, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L 1333-2 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 28 juin 2018, 17-12.061
Cour de cassationest fondé sur une faute grave, tirée de ce qu'il a délibérément maintenu le président de l'association et les membres du conseil d'administration dans l'ignorance d'une éventuelle situation de conflit d'intérêt en raison de ses relations avec la société ALLIANTECH, quand un tel manquement n'était nullement invoqué dans la lettre de licenciement, la Cour d'appel a violé les articles L. 1232-6, L. 1234-1, L. 1234-9 et L. 1235-1 du Code du travail ; Alors, d'autre part, que le défaut de réponse aux conclusions constitue le défaut de motifs ; que, s'agissant du grief d'absence d'information donnée par M. X...
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Méthode et périmètre
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