Code du travail
Article L. 1232-2 : texte et décisions associées – page 14
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Article L. 1232-2
L'employeur qui envisage de licencier un salarié le convoque, avant toute décision, à un entretien préalable.
La convocation est effectuée par lettre recommandée ou par lettre remise en main propre contre décharge. Cette lettre indique l'objet de la convocation.
L'entretien préalable ne peut avoir lieu moins de cinq jours ouvrables après la présentation de la lettre recommandée ou la remise en main propre de la lettre de convocation.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-2
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 septembre 2020, 19-11.927
Cour de cassation), si la lettre de convocation est parvenue à son destinataire moins de 5 jours ouvrables avant l'entretien préalable, le salarié, qui était informé de la perte de marché rendant nécessaire son changement d'affectation et était assisté par un représentant du personnel lors de cet entretien préalable, a néanmoins été en mesure de préparer sa défense et ne justifie pas, dans ces conditions, du préjudice résultant d'un délai inférieur à celui prévu à l'article L.1232-2 du code du travail ». 1/ ALORS QUE le délai minimal de cinq jours ouvrables entre la présentation de la lettre recommandée convoquant le salarié à un entretien préalable et la date dudit entretien est un délai impératif d'ordre public, dont le non-respect doit être sanctionné ; qu'en déboutant M. H...
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 septembre 2020, 19-14.015
Cour de cassationNous attirons votre attention sur le fait que vous êtes tenu, dès la réception de cette résiliation, de vous présenter immédiatement et en personne en tant que demandeur d'emploi auprès de l'agence pour l'emploi. Si vous ne remplissez pas cette obligation, votre droit à l'allocation de chômage peut s'en trouver réduit. Vous êtes en outre tenu de rechercher vous-même activement un nouvel emploi ». Les dispositions du code du travail (articles L. 1232-2, L. 1232-1, L. 1232-6 notamment) relatives au licenciement étant applicables en l'espèce, il convient de dire que la rupture intervenue sans entretien préalable - ce qui n'est pas contesté-, par conséquent sans respect de la procédure de licenciement et par le biais d'une lettre ne contenant aucun motif est irrégulière et dépourvue de cause réelle et sérieuse.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 septembre 2020, 18-16.144
Cour de cassationdu droit de licencier les salariés quand ceux-ci avaient été pourtant nommés administrateurs provisoires de l'étude de M. X... afin de gérer celle-ci aux lieu et place de M. X... et qu'ils disposaient à cet égard nécessairement de l'ensemble des prérogatives du dirigeant, dont notamment les prérogatives de nature patronale, incluant le droit de licencier, la cour d'appel a violé les articles L. 1232-2, L. 1232-3, L. 1232-6 du code du travail, ensemble l'article 1846 du code civil ; 2°/ qu'à supposer que les administrateurs provisoires ne disposaient pas du droit de licencier les salariés en vertu de leur mandat, la nomination d'un mandataire ad'hoc ne dessaisissant pas le dirigeant, qui conserve l'ensemble de ses prérogatives, M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 septembre 2020, 18-20.489
Cour de cassation; que le licenciement n'est pas davantage nul en raison du deuxième moyen soulevé par M. C..., relatif au libellé de sa convocation à l'entretien préalable au licenciement ; qu'en effet, l'article 7 de la convention de l'OIT - dont se prévaut M. C... - dispose qu'« un licenciement ne peut intervenir avant que le salarié n'ait la possibilité de se défendre contre les allégations formulées par son employeur » ; que si l'article L. 1232-2 du code du travail énonce, seulement, il est vrai, que la convocation à l'entretien préalable doit préciser « l'objet de la convocation » - et non, les motifs qui font envisager le licenciement - les droits de la défense sont, néanmoins, respectés dès lors qu'en vertu de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juillet 2020, 18-19.597
Cour de cassationAux motifs que, selon l'article L.5134-115 du code du travail, sans préjudice des dispositions de l'article L.1243-1, le contrat de travail associé à un emploi d'avenir peut être rompu à l'initiative du salarié à l'expiration de chacune des périodes annuelles de son exécution, moyennant le respect d'un préavis de deux semaines, ou de l'employeur, s'il justifie d'une cause réelle et sérieuse, moyennant le respect d'un préavis d'un mois et de la procédure prévue à l'article L.1232-2 ; qu'aux termes de l'article L.1243-1 du code du travail, sauf accord des parties, le contrat de travail à durée déterminée ne peut être rompu avant l'échéance du terme qu'en cas de faute grave, de force majeure ou d'inaptitude constatée par le médecin du travail ; que le salarié qui a rompu son contrat de travail à durée…
Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juin 2020, 18-25.757
Cour de cassationles sommes de 40.000 € à titre de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, 9.654,99 € à titre d'indemnité compensatrice de préavis et 965,49 € de congés payés afférents ; AUX MOTIFS QUE « Sur le licenciement. La lettre de licenciement, qui fixe les limites du litige, est ainsi rédigée : 'Vous avez été convoqué à un entretien le 23 octobre dans le cadre des dispositions de l'article L. 1232-2 du Code du travail. Vous ne vous êtes pas présenté à cet entretien motivé pour les raisons suivantes : suite à l'avis d'inaptitude définitive à votre poste, prononcé par le médecin du travail, nous avons examiné les possibilités de reclassement au regard des préconisations du médecin du travail, d'une part, et des emplois pouvant être envisagés dans l'entreprise, d'autre part.
Cour d'appel de Douai, Sociale C salle 2, 29 mai 2020, 17/01932
Cour d'appelElle ne justifie pas d'un préjudice supérieur et particulièrement, malgré la sommation de communiquer formée par [E] [J] le 30 juillet 2014, du fait qu'elle a dû supporter le paiement de ses frais d'inscription auprès du centre de formation en raison de la rupture anticipée du contrat de professionnalisation. Il résulte de l'article L.1242-14 du code du travail que les dispositions de l'article L.1232-2 du code du travail ne sont applicables qu'à la procédure de licenciement et non à celle de la rupture du contrat à durée déterminée. Le jugement sera en conséquence confirmé en ce qu'il a débouté la salariée de sa demande d'indemnisation pour absence de convocation à un entretien préalable à licenciement telle que prévue par l'article L.1232-2 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 2020, 18-21.877
Cour de cassationla somme de 850€ au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais de première instance et 1 200 euros en appel et aux dépens ; AUX MOTIFS QUE « La lettre de licenciement est ainsi libellée : « M., Nous faisons suite à notre l'entretien du mardi 9 février 2016, au cours duquel vous étiez assisté de M. F... C..., et vous notifions par la présente, en application de l'article L.1232-2 du Code du travail, votre licenciement sans préavis, ni indemnité, pour faute grave. En ce qui concerne les motifs de ce licenciement, il s'agit de ceux qui vous ont été exposés lors de l'entretien, à savoir : Nous avons été informés, le 8 janvier 2016 par le CHSCT que des propos dégradants et désobligeants, à caractère sexuel, auraient été proférés par vous.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mars 2020, 18-21.684
Cour de cassation1332-2 du code du travail, sans tenir compte, comme elle y était invitée, du fait que le non-respect de ce délai n'était pas imputable à la société UPS SCS mais à un retard important des services postaux, et que le report était dicté uniquement par l'intérêt du salarié, et non par une quelconque intention dolosive de la société UPS SCS, la cour d'appel a violé ensemble les articles L. 1232-2 et L. 1332-2 du code du travail ; ALORS, D'AUTRE PART, QUE le délai de cinq jours prévu par l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 5 février 2020, 18-24.731
Cour de cassationréelle et sérieuse en l'absence de respect de la procédure de licenciement et de lettre de licenciement et si, en conséquence, sa demande tendant à la fixation de la créance d'indemnités de rupture et de dommages-intérêts au passif de la liquidation judiciaire de l'employeur n'était pas justifiée, a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 1232-2 du code du travail, de l'article L. 1232-6 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017, de l'article L. 1235-5 du code du travail, dans sa rédaction antérieure à la loi n° 2016-1088 du 8 août 2016 et de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 janvier 2020, 19-12.456
Cour de cassationà M. H..., l'employeur avait refusé d'y donner suite dans l'attente de l'issue de la procédure de licenciement engagée, ce dont il se déduisait nécessairement que la rupture du contrat de travail s'analysait en un licenciement sans cause réelle et sérieuse ; qu'ainsi, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1231-1, L. 1232-2, ensemble les articles R. 4624-22 et R. 4624-23 du code du travail en leur rédaction applicable en la cause ». Réponse de la Cour Vu l'article 455 du code de procédure civile : 5. Il résulte de ce texte que le défaut de réponse à conclusions constitue un défaut de motifs. 6.
Cour de cassation, Chambre sociale, 8 janvier 2020, 17-27.940
Cour de cassationet les motifs qui y sont attachés, celle-ci étant définitive en l'absence de recours formé par la société défenderesse ; que l'inspecteur du travail a ainsi relevé l'existence de deux griefs concernant la procédure de licenciement suivi par la société défenderesse ; que d'une part le délai de cinq jours ouvrables devant exister en application de l'article L.
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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