Code du travail
Article L. 120-3 : texte et décisions associées
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Article L. 120-3
Les personnes physiques immatriculées au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, au registre des agents commerciaux ou auprès des unions pour le recouvrement des cotisations de sécurité sociale et des allocations familiales pour le recouvrement des cotisations d'allocations familiales sont présumées ne pas être liées par un contrat de travail dans l'exécution de l'activité donnant lieu à cette immatriculation.
Toutefois, l'existence d'un contrat de travail peut être établie lorsque les personnes citées au premier alinéa fournissent directement ou par une personne interposée des prestations à un donneur d'ouvrage dans des conditions qui les placent dans un lien de subordination juridique permanente à l'égard de celui-ci.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 120-3
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 janvier 2023, 20-16.807
Cour de cassation8221-6 du code du travail est inscrite au registre des métiers, ou du commerce, ou au registre des agents commerciaux ou inscrite aux URSSAF est présumée ne pas être liée au donneur d'ouvrage par un contrat de travail. La loi n° 94-126 du 11 février 1994 relative à l'initiative et à l'entreprise individuelle, dite « loi Madelin », a en effet introduit dans le code du travail, à l'article L. 120-3, devenu l'article L. 8221-6, une présomption de non salariat pour les travailleurs indépendants. En l'absence de contrat écrit régissant les relations professionnelles entre les parties et compte tenu de la présomption de non-salariat prévue par les dispositions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 17 novembre 2021, 20-11.736
Cour de cassationd'achat d'actions ainsi que dès janvier 2015, une convention de rétribution d'associés d'une durée d'un an, prévoyant sa rémunération annuelle, reconduite jusqu'au 31 décembre 2017, qu'il était inscrit auprès de l'Urssaf en qualité de travailleur indépendant, ces circonstances étant suffisantes à le présumer non salarié en application de l'article L. 120-3 devenu L. 8221-6 du code du travail, même si la qualité de salarié n'est pas incompatible avec celle d'associé lorsque les éléments de fait caractérisent l'existence d'un contrat de travail, de sorte qu'il appartient à M. [S] [I] de rapporter la preuve qu'il était placé dans un lien de subordination à l'égard de la société au sein de laquelle il travaillait. A cet égard, la Charte des associés signée par M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 18 mars 2020, 18-25.705
Cour de cassation) dont il résulte que M. H... devait : - exécuter les directives de M. T... et respecter son corollaire à savoir le pouvoir de contrôle de celui-ci, donner des réponses à des questions ou fournir des documents sur le fonctionnement des sociétés, ou encore répondre à des exigences immédiates, réaliser son activité par une intégration dans un service ; que l'article L. 120-3 devenu L. 8221-63 du code du travail a instauré une présomption de non-salariat mais prévoit la possibilité de rapporter la preuve contraire, lorsque le travail est exécuté dans un lien de subordination juridique permanent ; qu'en l'espèce, il est démontré l'existence, d'une part, d'un lien de subordination étroit et permanent entre M. T... et M. H... et, d'autre part, d'une continuité de 2007 à 2014, étant précisé que depuis 2007, M. H...
Cour de cassation, Chambre sociale, 10 octobre 2018, 17-18.986
Cour de cassationIL EST FAIT GRIEF à l'arrêt attaqué D'AVOIR débouté M. et Mme Y... de leurs demandes de requalification du contrat de co-gérance en contrats de travail et D'AVOIR débouté M. et Mme Y... de leurs demandes de rappels de salaires pour heures supplémentaires ; AUX MOTIFS QUE selon l'article 23 de la loi n° 2003-721 du 1er août 2003 pour l'initiative économique, codifié sous l'article L. 120-3 du code du travail, devenu L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mai 2016, 15-11.335
Cour de cassation; qu'en fixant le montant du salaire de référence à la somme de 4 800 € brut par mois sans que cette difficulté ait été tranchée par la Cour d'appel de Chambéry dans son arrêt du 2 février 2012, la Cour d'appel en a dénaturé les termes, en violation de l'article 4 du Code de procédure civile ; 3.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 2015, 13-23.237
Cour de cassationétait lié par un contrat de travail à la SARL L'EPARGNE PREVOYANCE INTERNATIONALE de 2004 à 2008 et d'AVOIR, en conséquence, dit qu'il y avait lieu d'évoquer le fond et fixer la date des débats au fond à l'audience collégiale le 5 mars 2013 à 9 heures ; AUX MOTIFS QUE : « Attendu que selon l'article 23 de la loi n°2003-721 du 1er août 2003 pour l'initiative économique, codifié sous l'article L 120-3 du code du travail, devenu L.1221-6, les personnes physiques immatriculées au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, au registre des agents commerciaux ou auprès des unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales pour le recouvrement des cotisations d'allocations familiales, ainsi que les dirigeants des personnes morales immatriculées au registre…
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-16.349
Cour de cassationaux fins de régularisation de sa situation sociale au titre des 4 hivers pendant lesquels il a travaillé pour le Club des Sports de Val d'Isère en qualité de salarié et non de travailleur indépendant ; celui-ci devra donc s'acquitter des cotisations dues au régime général de sécurité sociale, afférentes aux salaires nets qu'il a réglés. » ALORS QU'il résulte de la loi n° 2003-721 du 1er août 2003 abrogeant les dispositions de l'article L. 120-3 du Code du travail dans sa rédaction issue de l'article 2 de la loi n° 97-210 du 11 mars 1997, qu 'en cas de requalification en contrat de travail de l'activité d'un travailleur régulièrement inscrit à un régime de travailleur indépendant visé à l'article L. 8221-6 anciennement L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 7 mars 2012, 10-13.939
Cour de cassationces deux jours, d'indépendance et de liberté dans l'organisation de son travail, ne pouvait décider qu'elle ne travaillait pas dans le cadre d'un service organisé par l'agence immobilière et ne se trouvait pas vis-à-vis de celle-ci dans un lien de subordination juridique ; qu'en statuant comme ci-dessus, elle a violé l'article L. 8221-6 (ancien article L. 120-3) du code du travail ; 2°/ que l'absence de lien de subordination entre les parties n'est pas à elle seule exclusive du statut légal de VRP ; que la demanderesse au contredit revendiquait explicitement le statut de VRP, en faisant valoir qu'elle s'était fait attribuer un secteur géographique déterminé ; que la cour d'appel, qui a du reste constaté que Mme X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 février 2012, 10-24.197
Cour de cassation13/ 11/ 1991 n° 89-41. 297) ; Que le juge du fond n'est pas lié par la dénomination retenue par les parties au moment de la conclusion du contrat et doit apprécier les conditions réelles de fait dans lesquelles cette relation s'est exercée ; Que la présomption de non-salariat des personnes physiques immatriculées au registre du commerce et des sociétés prévue par l'article L 120-3 du Code du Travail peut être renversée à la condition que celles-ci se trouvent dans un lien de subordination juridique permanente à l'égard du donneur d'ouvrage.
Cour de cassation, Chambre sociale, 27 septembre 2011, 10-15.253
Cour de cassationmoral alors, selon le moyen : 1°/ que le juge ne peut modifier l'objet du litige tel qu'il est déterminé par les prétentions respectives des parties ; qu'en jugeant que pour les faits antérieurs à l'entrée en vigueur à la loi du 17 janvier 2002, la responsabilité de l'employeur pouvait être engagée sur le fondement des articles 1134 du code civil et L. 120-3 ancien du code du travail pour manquement de l'employeur à l'exécution de bonne foi du contrat de travail, nullement invoqué par M. X... au soutien de sa demande de dommages-intérêts, la cour d'appel a modifié les termes du litige et ainsi violé l'article 4 du code de procédure civile ; 2°/ que le certificat médical établi par le Dr Y...
Cour de cassation, Chambre sociale, 1 février 2011, 08-45.223
Cour de cassation; qu'il convient de rechercher si Monsieur X... est fondé ou non à se prévaloir des dispositions de l'article L. 7321-2 alinéa 2 du code du travail, au regard notamment des obligations pesant sur lui, à titre personnel, et des prestations qu'il était tenu d'exécuter pour le compte de SFR ; que vainement SFR invoque d'une part la présomption légale de l'article L. 8221-6, ancien article L. 120-3 du code du travail et d'autre part oppose que Monsieur X... n'a jamais été à titre personnel, cocontractant de SFR ; qu'en effet Monsieur X... ne revendiquait pas l'existence d'un contrat de travail ainsi que peut le faire, effectivement sur le fondement de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 décembre 2010, 09-40.478
Cour de cassation; que la société SEHPLC faisait valoir, dans ses conclusions d'appel, que la mandataire gérante disposait contractuellement de la faculté de procéder seule à l'embauche, au licenciement ainsi qu'à la fixation des conditions de travail du personnel qu'elle croirait devoir recruter ce qui excluait tout lien de subordination entre M. X... et elle-même ; qu'en décidant le contraire, la cour d'appel a violé les articles L. 120-3, L. 121-1 du code du travail et les articles 1984 et suivants du code civil ; 2°/ que si l'intégration dans un service organisé constitue un indice du lien de subordination, c'est uniquement lorsque les conditions de travail sont unilatéralement déterminées par le prétendu employeur ; que la société SEHPLC faisait valoir dans ses conclusions d'appel que M. X...
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Méthode et périmètre
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