Thème de droit social

Faute lourde : décisions et repères – page 248

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles faute lourde constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées2 992
Dernière décision affichée10 février 1971
Comprendre ce regroupement

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Jurisprudence

Décisions récentes sur faute lourde

2 992 décisions
2965

Cour de cassation, Chambre sociale, 10 février 1971, 70-40.309

Cour de cassation

AYANT ESTIME D'UNE PART QU'UN EMPLOYE AVAIT COMMIS UNE FAUTE LOURDE EN EXECUTANT EN SON NOM PERSONNEL UN TRAVAIL QU'IL DEVAIT ACCOMPLIR PENDANT LA PERIODE DE PREAVIS POUR LE COMPTE DE SON EMPLOYEUR, D'AUTRE PART QUE SES AGISSEMENTS INDELICATS AVAIENT CAUSE A CE DERNIER UN PREJUDICE CERTAIN EN LUI FAISANT PERDRE DES PERSPECTIVES DE GAIN, LES JUGES DU FOND ONT JUSTEMENT CONDAMNE LE SALARIE A REPARER CE PREJUDICE PAR LE PAYEMENT DE DOMMAGES-INTERETS.

2966

Cour de cassation, Chambre sociale, 4 février 1971, 69-40.519

Cour de cassation

AYANT DEDUIT DE LEURS CONSTATATIONS QU'EN PROCURANT A L 'AIDE DE MANOEUVRES FRAUDULEUSES UN CREDIT TOTAL A UN CLIENT, LE CHEF DES VENTES D'UNE ENTREPRISE AVAIT USE D'UN PROCEDE ET OBTENU UN RESULTAT QUI LUI DEMEURAIENT STRICTEMENT PERSONNEL ET CONSTITUAIENT A SA CHARGE UNE FAUTE LOURDE DANS L'EXERCICE DE SES FONCTIONS, LES JUGES DU FOND ONT JUSTEMENT DEBOUTE L'INTERESSE QUI AVAIT ETE LICENCIE SUR LE CHAMP, DE SES DEMANDES EN PAYEMENT D'INDEMNITES COMPENSATRICES DE PREAVIS, DE CONGES PAYES ET DE RUPTURE ABUSIVE.

2967

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 février 1971, 70-40.077

Cour de cassation

AYANT CONSTATE D'UNE PART QU'UN EMPLOYE AVAIT CONSERVE UN CHEQUE QU'IL DEVAIT REMETTRE A SON EMPLOYEUR, D'AUTRE PART QU'IL AVAIT DONNE SA DEMISSION ET AVAIT FORME CONTRE CE DERNIER UNE DEMANDE EN PAYEMENT DE SALAIRE, DE CONGES PAYES ET DE DOMMAGES-INTERETS, QU'ENFIN LEDIT EMPLOYEUR AVAIT EN APPEL FORME UNE DEMANDE RECONVENTIONNELLE EN PAYEMENT DE LA SOMME QU'IL AVAIT RETENUE, LES JUGES DU FOND, QUI ONT DECLARE IRRECEVABLE COMME NOUVELLE CETTE DEMANDE DE REMBOURSEMENT N'ONT PAS LEGALEMENT JUSTIFIE LEUR DECISION, ALORS QUE SELON LES ARTICLES 74 ET 86 DU DECRET DU 22 DECEMBRE 1958 TOUTES LES DEMANDES DERIVANT DU CONTRAT DE TRAVAIL ENTRE LES MEMES PARTIES DOIVENT FAIRE L'OBJET D'UNE SEULE INSTANCE, QUE L'ARTICLE 464 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE N'A PAS ETE DECLARE APPLICABLE A LA JURIDICTION DES PRUD"HOMMES,…

2968

Cour de cassation, Chambre sociale, 21 janvier 1971, 70-40.005

Cour de cassation

UN SALARIE NE REPOND PAS VIS-A-VIS DE L'EMPLOYEUR DES RISQUES DE L'EXPLOITATION ET SA RESPONSABILITE NE SE TROUVE ENGAGEE QU'EN CAS DE FAUTE PERSONNELLE LOURDE. DES LORS, N'EST PAS LEGALEMENT JUSTIFIE L'ARRET QUI CONDAMNE UN EMPLOYE A PAYER A SON EMPLOYEUR LA VALEUR D'UN MATERIEL FRAUDULEUSEMENT SOUSTRAIT SUR LE CHANTIER AUQUEL IL ETAIT AFFECTE, SANS RECHERCHER SI CE MATERIEL AVAIT ETE EXPOSE, DU FAIT DE L'INTERESSE, A UN RISQUE ANORMAL ET DISTINCT DE CELUI DECOULANT NECESSAIREMENT DE L'EXPLOITATION ET SI LE SALARIE AVAIT COMMIS AINSI UN FAUTE LOURDE.

2969

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 janvier 1971, 70-40.134

Cour de cassation

EST LEGALEMENT JUSTIFIE, L'ARRET QUI A CONDAMNE UN EMPLOYEUR A VERSER A UN REPRESENTANT LICENCIE DES INDEMNITES DE PREAVIS ET DE CONGES PAYES, APRES AVOIR ESTIME QUE NE CONSTITUAIENT PAS DES FAUTES GRAVES PRIVATIVES DE CES INDEMNITES, D'UNE PART, L'ATTITUDE DU REPRESENTANT QUI N'AVAIT PAS ACCEPTE LES MODIFICATIONS IMPORTANTES QUE L'EMPLOYEUR LUI AVAIT PROPOSE D'APPORTER A SON CONTRAT, D'AUTRE PART, LE FAIT PAR L'INTERESSE DE NE PAS AVOIR SATISFAIT A LA NOUVELLE OBLIGATION DE L'ENVOI D'UN RAPPORT JOURNALIER A LUI IMPOSEE QUELQUES JOURS AVANT SON CONGEDIEMENT.

2970

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 novembre 1970, 69-40.239

Cour de cassation

SI UN EMPLOYEUR, QUI LICENCIE UN EMPLOYE A LA SUITE D'UNE PROCEDURE DISCIPLINAIRE IRREGULIERE, COMMET UNE FAUTE, RENDANT ADMISSIBLE EN PRINCIPE LA DEMANDE EN DOMMAGES-INTERETS FORMEE PAR L 'EMPLOYE, POUR RUPTURE ABUSIVE DE SON CONTRAT, CE DERNIER DOIT CEPENDANT, POUR OBTENIR LE PAYEMENT DES SOMMES QU'IL SOLLICITE, RAPPORTER LA PREUVE QUE CETTE FAUTE A ETE GENERATRICE DU PREJUDICE DONT IL DEMANDE REPARATION, ET L'IRREGULARITE DE SON CONGEDIEMENT N 'EST PAS POUR LUI UNE SOURCE D'INDEMNISATION S'IL EST ETABLI QUE C 'EST LUI QUI, PAR SA FAUTE LOURDE, A RENDU IMPOSSIBLE LE MAINTIEN DU CONTRAT DE TRAVAIL.

2971

Cour de cassation, Chambre sociale, 14 octobre 1970, 69-40.400

Cour de cassation

Lorqu'une demande comprend plusieurs chefs, l'article 86 du décret du 22 décembre 1958 n'interdit nullement à la juridiction prud'homale de statuer sur certains d'entre eux et de surseoir sur d'autres, Dès lors, en présence de conclusions de sursis à statuer jusqu'à solution d'une instance pénale en cours, les juges du fond peuvent décider de surseoir à statuer sur les demandes d'un salarié en payement d'indemnités de préavis, de licenciement et de dommages-intérêts pour renvoi abusif, et statuer sur tous les autres chefs de demande non susceptibles d'être influencés par la décision pénale à intervenir.

2972

Cour de cassation, Chambre sociale, 8 octobre 1970, 69-40.343

Cour de cassation

La juridiction pénale ayant relevé qu'un employé, qui avait été relaxé du chef d'abus de confiance, s'était montré imprudent en utilisant pour ses besoins personnels et sans autorisation expresse de son employeur un véhicule appartenant à l'entreprise, qu'il avait laissé à l'abandon dans une rue où il avait fait l'objet d'une tentative de vol, il appartenait à la juridiction saisie d'une demande d'indemnités de rupture de contrat de travail d'apprécier à cet égard la gravité de la faute ainsi établie.

2973

Cour de cassation, Chambre sociale, 24 juin 1970, 69-40.366

Cour de cassation

Ayant relevé d'une part, que le chef magasinier d'une entreprise avait faussement majoré les stocks afin de dissimuler un déficit comptable et avait pendant les différents contrôles opérés avec son concours, à la suite de la découverte de ce déficit, observé un mutisme complet sur ses causes, d'autre part, que, même si ces agissements lui avaient été imposés par son supérieur, ainsi qu'il le prétendait, il lui appartenait de s'opposer à des pratiques préjudiciables à l'entreprise et de nature à faire peser sur lui les plus graves soupçons, les juges du fond, qui n'étaient pas tenus de rechercher les bénéficiaires des nombreux détournements de matériel que la défaillance de cet employé avait permis, ont pu en déduire, à la charge de ce dernier qui avait été licencié, une faute lourde privative des indemnités…

2974

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 juin 1970, 69-40.386

Cour de cassation

Ayant relevé qu'une secrétaire de direction s'était fait remettre par la préposée à la caisse, une certaine somme, sans avoir obtenu l'accord préalable de la Direction, qu'apprenant l'imminence d'un contrôle, elle avait tenté de dissimuler cette opération en se faisant remettre la même somme litigieuse par la caissière d'une autre Société au moyen d'une écriture comptable fictive d'un débit de comptes d'une société à l'autre, les juges du fond ont pu estimer que l'intéressée avait commis une indélicatesse dont la gravité avait incité son employeur à n'avoir plus aucune confiance en elle, ce qui justifiait un congédiement immédiat et la débouter de ses demandes en payement d'indemnités de rupture et de dommages-intérêts pour licenciement abusif.

2975

Cour de cassation, Chambre sociale, 27 mai 1970, 69-40.294

Cour de cassation

Ne met pas la Cour de Cassation en mesure d'exercer son contrôle la décision qui alloue les indemnités compensatrices de préavis et de congés payés à un salarié congédié pour ne pas s'être présenté à son travail, alors que le délai du préavis de grève n'était pas expiré, mais qui affirmait avoir participé à une grève licite, sans s'expliquer sur la faute alléguée par l'employeur ni sur sa gravité possible.

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