Thème de droit social

Faute lourde : décisions et repères – page 186

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles faute lourde constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées2 992
Dernière décision affichée3 mai 1994
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Jurisprudence

Décisions récentes sur faute lourde

2 992 décisions
2221

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 mai 1994, 91-41.218

Cour de cassation

Attendu que la société Auto Nord reproche à l'arrêt confirmatif d'avoir décidé que M. X... n'avait pas commis de faute grave et que la rupture anticipée du contrat de travail était injustifiée, alors, selon le moyen, que la société faisait valoir que le salarié avait commis des erreurs multiples et répétées démontrant qu'aucun soin n'était apporté à son travail et que cette accumulation caractérisait la faute grave tandis que la faute lourde, qui se situe à un échelon plus élevé et implique seule l'intention de nuire, n'avait pas été alléguée par l'employeur ; qu'en constatant l'absence de volonté délibérée de nuire à ce dernier, la cour d'appel a donc violé les articles du Code du travail relatifs à la faute grave et l'article L.

2222

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 avril 1994, 92-43.938

Cour de cassation

Y..., aux droits duquel se trouve la société Fernand Y... ; qu'elle a été licenciée pour faute grave le 21 mars 1991 ; Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt attaqué (Rouen, 2 juillet 1992) d'avoir dit le licenciement de la salarié dénué de cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen, que la lettre de licenciement précisait qu'il intervenait pour faute lourde et grave ayant mis en péril la gestion financière de l'entreprise, que la cour d'appel a dénaturé les faits qui étaient rapportés dans les conclusions de l'employeur ; Mais attendu que la dénaturation des faits ne constitue pas un cas d'ouverture à cassation ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ; Condamne la société Fernand Y..., envers Mme Y..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ainsi fait et jugé par la Cour de…

2223

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 avril 1994, 91-44.356

Cour de cassation

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que Mme X... a été engagée une première fois en 1983 comme manutentionnaire par la société Dupond et licenciée pour motif économique à compter du 31 août 1985 ; qu'elle a été à nouveau engagée, le 16 janvier 1988, en qualité de secrétaire comptable, par la même société ; que, par lettre du 27 janvier 1990, elle a été licenciée pour faute lourde ; Sur le premier moyen : Attendu que Mme X...

2224

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 avril 1994, 90-18.898

Cour de cassation

devaient être réintégrés dans leur poste de travail d'ici le 17 décembre 1989 et aucune sanction pour faits de grève ne serait prise à leur encontre, sous réserve du droit pour l'employeur de tirer toutes les conséquences d'une plainte qu'il avait déposée en justice ; que plusieurs salariés non encore repris ayant reçu une lettre de licenciement pour faute lourde, le 5 décembre 1989, le syndicat UTG Patoz a assigné sur le fondement de l'article L.

2225

Cour de cassation, Chambre sociale, 6 avril 1994, 92-41.904

Cour de cassation

Y..., de Me Choucroy, avocat de la société Nord-Est, les conclusions de M. Terrail, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Attendu qu'il résulte de l'arrêt confirmatif attaqué (Paris, 27 février 1992) que M. Y..., directeur industriel de la société Nord-Est, au salaire annuel d'un million de francs, depuis le 23 juillet 1988 a été licencié le 24 octobre 1989 pour faute lourde ; Sur le premier moyen : Attendu que M. Y... reproche à l'arrêt d'avoir retenu la faute grave et de l'avoir débouté de sa demande en paiement d'indemnités de rupture, alors, selon le moyen, d'une part, que la faute visée à l'article L.

2227

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 avril 1994, 92-44.817

Cour de cassation

le conseiller Brissier, les observations de Me Baraduc-Benabent, avocat de M. Y..., de Me Blondel, avocat de M. X..., les conclusions de M. Kessous, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Attendu que, selon l'arrêt confirmatif attaqué (Paris, 18 septembre 1992), M. X..., engagé le 1er mars 1985 en qualité de "clerc et crieur" par M. Y..., commissaire-priseur, a été licencié le 1er mars 1988 pour faute lourde ; Sur le premier moyen : Attendu que M. Y... fait grief à l'arrêt attaqué d'avoir dit qu'il ne rapportait pas la preuve de la faute lourde qu'il reproche à M.

2228

Cour de cassation, Chambre sociale, 31 mars 1994, 93-41.480

Cour de cassation

Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Paris, 23 novembre 1992), que M. Y... a été engagé en qualité de comptable, le 27 novembre 1989, par la société Martine France, en vertu d'un contrat à durée déterminée, qui, s'étant poursuivi au-delà de son terme, est devenu à durée indéterminée ; que, le 18 mars 1991, il a été licencié sans préavis pour faute lourde consistant, aux termes de la lettre de licenciement, à avoir refusé de tenir la comptabilité de sociétés avec lesquelles l'employeur était lié par des conventions d'assistance comptable ; qu'il a saisi le conseil de prud'hommes de demandes en paiement d'indemnités de rupture, de congés payés et de préavis, ainsi que de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ; Attendu que le salarié fait grief à la cour d'appel…

2229

Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mars 1994, 89-43.447

Cour de cassation

s'est vu, le 30 mai 1986, notifier par M. Y..., syndic, son licenciement pour motif économique, avec dispense d'exécution du préavis ; que le 2 juin suivant, le syndic a écrit au salarié qu'il ne pouvait donner suite au projet de licenciement économique en raison de l'existence de fautes graves ; que, le 4 juin 1986, l'employeur a notifié au salarié son licenciement pour faute lourde ; que ce dernier a saisi la juridiction prud'homale ; Attendu que la cour d'appel, pour condamner la société à payer au salarié diverses indemnités pour licenciement économique, a relevé que la lettre de licenciement remise par le syndic au salarié est une notification de licenciement pour motif économique et non un projet de licenciement et que l'employeur ne peut donc arguer d'une irrégularité de procédure pour annuler ledit…

2230

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 mars 1994, 90-45.315

Cour de cassation

pas satisfaction à son poste, il était reclassé comme tricoteur ; que M. X..., au retour d'un congé de maladie, a prétendu reprendre ses fonctions de responsable du tricotage ; qu'une altercation s'ensuivit entre lui-même et le chef de fabrication ; qu'à la suite de cet incident qui provoqua sa mise à pied conservatoire, M. X... a été licencié pour faute lourde par lettre du 13 juillet 1989 ; Sur le premier moyen : Attendu que la société STAB fait grief à l'arrêt de l'avoir condamnée à payer à M. X... un rappel de salaires pour la période du 1er juillet 1987 au 15 juillet 1989, alors, selon le moyen, que la perception par le salarié de sa rémunération sans protestation ni réserve vaut acceptation de celle-ci ; que la cour d'appel n'a pas constaté que M. X...

2231

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 mars 1994, 91-42.809

Cour de cassation

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 15 avril 1991), que M. Y... a été engagé, le 1er décembre 1982, par la société France plongée, en qualité de voyageur-représentant-placier multicartes ; que, par lettre du 22 juillet 1987, il déclarait prendre acte de la rupture du contrat de travail du fait de l'employeur, alors que la société France plongée prononçait son licenciement pour faute lourde par lettre du 14 août 1987 ; Sur le premier moyen : Attendu que le salarié fait grief à l'arrêt de l'avoir débouté de sa demande tendant à voir constater que la rupture de son contrat de travail, intervenue le 22 juillet 1987, est imputable à la faute de l'employeur et à se voir allouer des dommages-intérêts pour rupture abusive, alors, selon le moyen, qu'en se déterminant sans s'expliquer sur la note…

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