Thème de droit social

Accident du travail / maladie professionnelle : décisions et repères – page 793

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles accident du travail / maladie professionnelle constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 866
Dernière décision affichée24 février 1988
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Jurisprudence

Décisions récentes sur accident du travail / maladie professionnelle

10 866 décisions
9505

Cour de cassation, Chambre sociale, 24 février 1988, 86-13.081

Cour de cassation

la caisse primaire de maladie dont il relevait une surdité qu'il a présentée comme ayant été contractée dans l'exercice de cette activité ; Attendu que, pour admettre l'intéressé au bénéfice de la législation sur les maladies professionnelles, l'arrêt attaqué énonce essentiellement que les nombreuses pièces médicales établissaient une surdité totale bilatérale, au 15 octobre 1975, peu important dès lors que l'audiométrie de contrôle ait été pratiquée par un prothésiste, dans le cadre de la recherche d'un appareillage approprié, pour remédier à la surdité ; Attendu, cependant, d'une part, que l'origine professionnelle de la surdité devait impérativement être confirmée par une audiométrie effectuée dans le délai imparti, à compter de la date de

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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9506

Cour de cassation, Chambre sociale, 24 février 1988, 86-14.565

Cour de cassation

l'employeur n'avait pas mis à la disposition de son personnel les goupilles nécessaires pour assurer la stabilité de l'échafaudage, ne pouvait déclarer qu'une telle faute n'était pas inexcusable, alors, de troisième part, que la cour d'appel, qui constatait que l'employeur n'avait donné à ses salariés aucune formation en matière de sécurité, ne pouvait dire qu'une telle carence ne caractérisait pas la faute inexcusable qui lui avait été reprochée, alors, de quatrième part, que la cour d'appel devait rechercher si la réunion des fautes ainsi accumulées, et à supposer que, prises isolément, elles ne puissent être qualifiées d'inexcusables, ne pouvait revêtir ce caractère, et alors enfin, que la cour d'appel n'a pas répondu aux conclusions par lesquelles M.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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9507

Cour de cassation, Chambre sociale, 24 février 1988, 85-10.597

Cour de cassation

Le jugement qui s'est borné à se prononcer sur la responsabilité encourue par une personne dans un accident du travail et à surseoir à statuer dans l'attente du dépôt de l'expertise ordonnée avant dire droit sur la demande de la caisse primaire en remboursement des prestations versées à cette occasion ne fait pas obstacle à ce que le tribunal examine ultérieurement le moyen opposé pour la première fois à l'action de cet organisme et tiré des dispositions des articles L. 466 et L. 470 du Code de la sécurité sociale (ancien).

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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9508

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 février 1988, 86-11.250

Cour de cassation

la caisse primaire d'assurance maladie des travailleurs salariés de Tourcoing (CPAMTS), les conclusions de M. Picca, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu que, le 19 juin 1980, Jacky A..., salarié de la société Grantil Brepols, a été mortellement blessé par l'explosion d'un four ; Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Douai, 29 novembre 1985) d'avoir retenu sa faute inexcusable, alors que la cour d'appel ne pouvait affirmer la conscience qu'aurait dû avoir le directeur de l'usine d'un risque d'explosion à l'intérieur des fours, en se fondant sur l'existence d'accidents antérieurs sans gravité et sur le caractère inflammable de l'alcool, sans examiner les

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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9510

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 février 1988, 86-14.761

Cour de cassation

l'employeur ne pouvait pas ne pas avoir conscience, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 11 mars 1986, entre les parties, par la cour d'appel de Nancy ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Colmar, à ce désignée par délibération spéciale prise en la Chambre du conseil ;

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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9511

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 février 1988, 86-14.593

Cour de cassation

l'employeur sur le visa de la faute de M. Z..., la cour d'appel a derechef privé sa décision de base légale, et alors, enfin, que la cour d'appel n'a pas répondu aux conclusions de M. Z... dans lesquelles celui-ci faisait valoir que, non seulement le "signaleur" n'avait pas de gilet, mais qu'en plus, il n'était pas sur la plate-forme au moment de l'arrivée du camion, ce que pouvait ignorer M. Z..., qui, circulant en marche arrière, était en droit de penser qu'un "signaleur" se trouvait derrière son véhicule, prêt à l'alerter en cas de danger ; Mais attendu que la cour d'appel, qui n'était pas tenue de suivre les parties dans le détail de leur argumentation, a relevé que la victime, contrairement aux consignes qui venaient de lui être notifiées, a

9512

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 février 1988, 86-14.581

Cour de cassation

la caisse générale de la sécurité sociale de la Guyane, les conclusions de M. Picca, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu que, le 5 mars 1968, M. A..., salarié à la direction départementale de l'équipement de Cayenne, a eu les yeux gravement lésés par de l'huile chaude jaillie du vérin de l'engin de chantier qu'il était occupé à réparer ; Attendu qu'il fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Fort-de-France, 7 janvier 1985) d'avoir écarté la faute inexcusable de son employeur, alors qu'ayant relevé que la victime avait reçu le jet d'huile en procédant à la réparation litigieuse sur l'ordre de son chef d'atelier, les juges du fond n'ont pas déduit de leurs constatations les conséquences qui en découlaient ;

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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9514

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 février 1988, 86-10.577

Cour de cassation

En l'état d'un accident de la circulation dont a été victime le président-directeur général d'une société au retour d'un déjeuner pris au restaurant, manque de base légale l'arrêt qui se borne à relever que l'intéressé avait traité d'affaires toute la matinée avec le représentant d'une autre société et que la présence de celui-ci au repas qui avait suivi impliquait que le déjeuner n'était que la poursuite de relations d'affaires, de telles énonciations ne suffisant pas à démontrer que la présence des deux hommes au restaurant était en rapport avec les nécessités de l'emploi et ne caractérisant pas davantage l'existence d'un accident de trajet.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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9516

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 février 1988, 85-45.040

Cour de cassation

l'employeur des dispositions de la loi du 7 janvier 1981 relative à la protection de l'emploi des salariés victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, a estimé, par une appréciation souveraine des éléments de preuve qui ne peut être remise en cause devant la Cour de Cassation, qu'il n'était pas établi que la rechute d'accident du travail dont M. X... avait été victime sous forme d'un décollement de la rétine était survenue sur les lieux du travail, ni qu'elle était en relation avec les fonctions qu'il avait exercées au service de la société Bati-Sols ; D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi ;

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