Code du travail
Article L. 1243-1 : texte et décisions associées – page 5
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Article L. 1243-1
Sauf accord des parties, le contrat de travail à durée déterminée ne peut être rompu avant l'échéance du terme qu'en cas de faute grave, de force majeure ou d'inaptitude constatée par le médecin du travail. Lorsqu'il est conclu en application du 6° de l'article L. 1242-2 , le contrat de travail à durée déterminée peut, en outre, être rompu par l'une ou l'autre partie, pour un motif réel et sérieux, dix-huit mois après sa conclusion puis à la date anniversaire de sa conclusion.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1243-1
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juillet 2022, 20-22.630
Cour de cassation; qu'en constatant des « actes de concurrence déloyaux commis pour son propre compte avec l'utilisation des outils de l'entreprise », soit tout au plus, un acte préjudiciable à l'entreprise, sans caractériser en quoi M. [U] avait ainsi manifesté la volonté de porter préjudice à la société Etablissements Servais dans la commission du fait fautif qui lui était imputé et sans caractériser de faute lourde, la cour d'appel a violé les articles L. 1243-1, L. 1332-1 du code du travail et le principe selon lequel la responsabilité pécuniaire du salarié n'est engagée envers l'employeur qu'en cas de faute lourde. SECOND MOYEN DE CASSATION (Subsidiaire) M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 29 juin 2022, 21-12.088
Cour de cassation[E], au point qu'il a fini par être reconnu travailleur handicapé quatre mois après la rupture du contrat de travail, tandis que le salarié n'avait jamais bénéficié d'aucune visite médicale, de sorte que son refus d'effectuer des tâches douloureuses ne pouvait être regardé comme fautif, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard de l'article L. 1243-1 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 juin 2022, 20-21.411
Cour de cassationIl résulte des articles 1224 et 1227 du code civil qu'en cas de résiliation judiciaire du contrat de travail, la date d'effet de la résiliation ne peut être fixée qu'au jour de la décision qui la prononce dès lors que le contrat n'a pas été rompu avant cette date et que le salarié est toujours au service de l'employeur. Viole ces dispositions la cour d'appel qui prononce la rupture anticipée d'un contrat à durée déterminée aux torts exclusifs de l'employeur pour faute grave à la date à laquelle avait été commise par celui-ci l'atteinte physique portée au salarié constitutive de cette faute, alors qu'à cette date le contrat n'avait pas été rompu et que le salarié, mis, en raison de l'atteinte subie, en arrêt de travail jusqu'au terme du contrat de travail, était demeuré au service de son employeur
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 juin 2022, 20-21.090
Cour de cassationLe secret professionnel est institué dans l'intérêt des patients. Il s'agit d'un droit propre au patient instauré dans le but de protéger sa vie privée et le secret des informations le concernant. Un salarié professionnel de santé, participant à la transmission de données couvertes par le secret, ne peut donc se prévaloir, à l'égard de son employeur, d'une violation du secret médical pour contester le licenciement fondé sur des manquements à ses obligations ayant des conséquences sur la santé des patients
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 juin 2022, 20-19.500
Cour de cassationune nouvelle période de 4 mois qui n'a pas été poursuivie ; que M. [D] [O] ne peut donc valablement reprocher un manquement à son obligation de loyauté à l'association Envie Limousin pour ne pas avoir conclu ab initio un contrat à durée déterminée de 24 mois afin de prétendre obtenir le paiement de l'intégralité de ses salaires sur le fondement de l'article L. 1243-1 du code du travail ; qu'il doit donc être débouté de sa demande de ce chef et le jugement doit être confirmé sur ce point ; ET AUX MOTIFS EVENTUELLEMENT ADOPTÉS QUE M. [D] [O] a été engagé en contrat à durée déterminée le 3 mars 2014 dans le cadre d'une convention CUI-CAE entre Pôle emploi et Envie Limousin régie par les articles L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juin 2022, 21-11.383
Cour de cassationqu'elle permet à l'employeur de décider unilatéralement de poursuivre ou d'arrêter la relation contractuelle selon son bon vouloir ; qu'en décidant néanmoins, pour débouter M. [K] de ses demandes, que la société Sony Music Entertainment France pouvait appliquer comme elle l'a fait cette clause illégale, la Cour d'appel a violé les dispositions de l'article L 1243-1 du code du travail ; 3°) ALORS QU'en toute hypothèse, une clause de levée d'option ne peut être mise en oeuvre que dans les strictes limites contractuelles déterminées par le contrat qui la prévoit ; qu'en l'espèce, la Cour d'appel a constaté que le contrat d'artiste du 5 août 2011 conclu entre l'« artiste » composé par les membres du groupe « Tale of Voices » incluant M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mai 2022, 21-10.390
Cour de cassationde l'accord des parties quant à la résiliation du contrat et une transaction par laquelle le salarié se déclarait rempli de ses droits et s'interdisait tout recours, ce dont il résultait que l'accord du 31 mars 2016 n'avait pu être valablement conclu, la cour d'appel, qui n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations, a violé l'article L. 1243-1 du code du travail, ensemble les articles 1134 et 2044 du code civil. » Réponse de la Cour Vu l'article L. 1243-1 du code du travail et les articles 1134 et 2044 du code civil dans leur rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016 et à la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 : 6. Il résulte de ces textes qu'une transaction ne peut avoir pour objet de mettre fin à un contrat de travail. 7.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mai 2022, 20-20.938
Cour de cassationdu règlement intérieur, en consommant, du 27 juin au 4 août 2016, sur son poste professionnel, 36 giga octets de téléchargements, dont 30 de google vidéo type youtube à des fins personnelles et en consultant plus de 300 pages de connexion internet ; qu'en considérant que ce comportement ne caractérisait pas une faute grave, la cour d'appel a violé l'article L. 1243-1 du code du travail
Cour de cassation, Chambre sociale, 30 mars 2022, 20-18.915
Cour de cassationil portait préjudice ; qu'en jugeant pourtant que la faute grave était « insuffisamment caractérisée », aux motifs inopérants que M. [V] avait « engagé des démarches de mise à jour afin de présentation en septembre 2015 » et que la société Fondasol ne communiquait pas d'élément « de rappel à l'ordre de sa part sur ce point », la cour a violé l'article L. 1243-1 du code du travail ; 2° ALORS QUE la lettre de licenciement fixe les limites du litige ; que s'il est constant que l'employeur ne peut invoquer devant le juge des motifs qui n'ont pas être reprochés au salarié dans la lettre de licenciement, il ne l'est pas moins que l'employeur a la faculté d'invoquer toutes les circonstances de fait qui permettent de justifier les motifs invoqués ; qu'en l'espèce, le licenciement pour faute grave de M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 mars 2022, 20-22.897
Cour de cassationde son père, des biens appartenant à la société, ainsi que le lui reprochait la lettre de rupture et que l'établissaient les attestations versées aux débats qui, selon les constatations de l'arrêt, « faisaient le récit des faits survenus le 3 mai 2016 dans la lettre de rupture », la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1243-1, L. 1243-4, L. 1243-8, et L. 1243-10 du code du travail ; 2.
Cour de cassation, Chambre sociale, 2 février 2022, 20-16.791
Cour de cassationdu service où il a vocation à intervenir. Elle ne peut avoir lieu qu'avec l'accord du fonctionnaire et doit être prévue par une convention conclue entre l'administration d'origine et l'organisme d'accueil. Le fonctionnaire mis à disposition est soumis aux règles d'organisation et de fonctionnement du service où il sert, à l'exception des articles L. 1234-9, L. 1243-1 à L. 1243-4 et L. 1243-6 du code du travail, de toute disposition législative ou réglementaire ou de toute clause conventionnelle prévoyant le versement indemnités de licenciement ou de fin de carrière ». En l'espèce, la cour relève que comme le soutient Mme [N], il n'est justifié d'aucun arrêté de mise à disposition.
Cour de cassation, Chambre sociale, 5 janvier 2022, 20-17.841
Cour de cassation[V] fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué d'AVOIR dit que son ancienneté remonte au 5 juin 2013 et de l'AVOIR débouté de sa demande de rappel de salaire et congés payés subséquente. 1° ALORS QUE le fonctionnaire détaché est soumis aux règles régissant la fonction qu'il exerce par l'effet de son détachement, à l'exception des dispositions des articles L. 1234-9, L. 1243-1 à L. 1243-4 et L.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1243-1
Méthode et périmètre
Source et précautions
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