Code du travail
Article L. 1225-5 : texte et décisions associées – page 4
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Article L. 1225-5
Le licenciement d'une salariée est annulé lorsque, dans un délai de quinze jours à compter de sa notification, l'intéressée envoie à son employeur, dans des conditions déterminées par voie réglementaire, un certificat médical justifiant qu'elle est enceinte. Ces dispositions ne s'appliquent pas lorsque le licenciement est prononcé pour une faute grave non liée à l'état de grossesse ou par impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à la grossesse ou à l'accouchement.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1225-5
Cour de cassation, Chambre sociale, 10 mai 2012, 10-26.926
Cour de cassationLA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique : Vu l'article L. 1225-5 du code du travail ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, qu'engagée le 10 avril 2006, en qualité d'agent de service hospitalier, par la société Le Château d'Eve, Mme X... a été licenciée le 7 février 2008 pour faute lourde ; que la salariée a demandé l'annulation de ce licenciement en invoquant son état de grossesse ; Attendu que pour accueillir cette demande, l'arrêt, après avoir, par motifs adoptés, relevé que Mme X... avait informé l'employeur, dans le délai de quinze jours, de son état de grossesse en joignant une copie du certificat médical, constate, par motifs propres, que
Cour de cassation, Chambre sociale, 26 octobre 2011, 10-14.139
Cour de cassationétait suffisamment grave pour caractériser une rupture imputable à l'employeur, la cour d'appel n'a pas légalement justifié sa décision au regard de l'article L. 1231-1 du code du travail ensemble les articles 1225-4, 1225-5, 1225-71 et 1235-3 dudit code ; 4°/ que seule l'inobservation par l'employeur des dispositions notamment des articles L. 1225-4 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 22 juin 2011, 10-17.874
Cour de cassation5 de l'arrêt) ALORS QUE les dispositions de l'article L. 1235-4 du code du travail prévoyant le remboursement des indemnités de chômage ne sont applicables qu'au licenciement sans cause réelle et sérieuse et non au licenciement prononcé en violation des règles particulières venant assurer la protection des femmes enceintes, posées aux articles L. 1225-4 et L. 1225-5, et à ce titre nul ; qu'après avoir dit que le licenciement de Madame Y... était nul pour avoir été prononcé sans que la faute grave retenue par l'employeur existe, et donc en violation des dispositions de l'article L. 1225-4 du code du travail, la cour d'appel a condamné la Société CBO TERRITORIA à rembourser les sommes versées par l'assurance chômage dans la limite de six mois en application de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juin 2011, 10-17.022
Cour de cassationLe délai de quinze jours dont dispose la salariée pour informer l'employeur de son état de grossesse court à compter du jour où le licenciement a été effectivement porté à la connaissance de celle-ci. Viole l'article L. 1225-5 du code du travail, la cour d'appel qui fait courir le délai de quinze jours à compter de la notification de la rupture par lettre recommandée avec accusé de réception retournée avec la mention "non réclamée"
Cour de cassation, Chambre sociale, 25 mai 2011, 09-72.613
Cour de cassation; que le motif économique de licenciement ne constitue pas en soi une impossibilité de maintenir le contrat de travail d'une salariée en état de grossesse ; qu'en l'espèce, la lettre de licenciement se contente d'énoncer un motif économique de licenciement sans mentionner ni expliciter l'impossibilité de maintenir le contrat de travail ; que le licenciement est donc nul par application de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 3 novembre 2010, 09-67.928
Cour de cassation257, 99 € à titre d'indemnité compensatrice de préavis, de 1. 025, 79 € de congés payés afférents, de 5. 698, 88 € d'indemnité conventionnelle de licenciement et de 21. 000, 00 € de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, outre les dépens, 500, 00 € au titre des frais irrépétibles exposés en première instance et 2.
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 octobre 2010, 08-70.109
Cour de cassationLA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le moyen unique du pourvoi principal de la salariée : Vu les articles L. 1225-4 et L. 1225-5 du code du travail ; Attendu qu'il résulte de ces textes que le licenciement d'une salariée est annulé lorsque, dans un délai de quinze jours à compter de sa notification, l'intéressée envoie à son employeur un certificat médical justifiant qu'elle est enceinte ; que ces dispositions ne s'appliquent pas lorsque le licenciement est prononcé pour faute grave non liée à l'état de grossesse ou par l'impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à la grossesse ; que l'existence d'un motif économique de licenciement ne caractérise pas à elle seule cette impossibilité ; Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que Mme X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 octobre 2010, 08-43.171
Cour de cassationAttendu que la société Arieg'immo fait grief à l'arrêt d'annuler le licenciement de Mme X..., de retenir comme tardive la proposition de réintégration de la salariée et de condamner la société à lui verser diverses sommes, alors selon le moyen : 1°/ que si le licenciement notifié à une salariée qui n'a pas informé son employeur de son état de grossesse peut, au terme des dispositions de l'article L. 1225-5 ancien article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 17 mars 2010, 09-40.266
Cour de cassationa informé le 5 juin 2007 son employeur de son état de grossesse médicalement constaté ; Que ce point n'est aucunement contesté par la Safi Services Paris ; Qu'elle a été licenciée pour motif économique par lettre du 24 août 2007 ; Que l'employeur justifie sa décision par la « suppression de votre emploi en raison de difficultés économiques dues à la perte du contrat PenT » ; qu'en application de l'article L.1225-5 du code du travail, le licenciement d'une salariée est annulé lorsque, dans un délai de quinze jours à compter de sa notification, l'intéressée envoie à son employeur, dans des conditions déterminées par voie réglementaire, un certificat médical justifiant qu'elle est enceinte ; Que ces dispositions ne s'appliquent pas lorsque le licenciement est prononcé pour une faute grave non liée à l'état de…
Cour de cassation, Chambre sociale, 3 février 2010, 08-45.105
Cour de cassationcelle-ci a refusé sa réintégration dans un délai raisonnable ; qu'en disant que la dispense par l'employeur de la clause de non-concurrence n'avait pas libéré la salariée, dès lors qu'elle avait été énoncée dans la lettre de licenciement et que ce dernier était nul du fait de l'envoi d'un certificat médical de grossesse, la cour d'appel a violé les articles L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 juillet 2008, 07-41.927
Cour de cassationLa remise ou l'envoi par la salariée, dans les formes prévues par l'article R. 122-9, alinéa 1er, devenu R. 1225-1, du code du travail, d'un certificat médical attestant son état de grossesse et la date présumée de l'accouchement, ne constitue pas une formalité substantielle
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1225-5
Lorsqu’une opération transfère une entité économique autonome qui conserve son identité, les contrats de travail en cours se poursuivent de plein droit avec le nouvel employeur.…
Rupture à l’initiative de l’employeurLicenciement nul : motifs, preuve, réintégration et indemnitésUn licenciement est nul lorsqu’il viole une protection expressément prévue ou une liberté fondamentale : discrimination, harcèlement, maternité, mandat protégé, grève ou alerte…
Méthode et périmètre
Source et précautions
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