Code du travail
Article L. 122-24-4 : texte et décisions associées
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Article L. 122-24-4
A l'issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à une maladie ou un accident, si le salarié est déclaré par le médecin du travail inapte à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur est tenu de lui proposer un autre emploi approprié à ses capacités, compte tenu des conclusions écrites du médecin du travail et des indications qu'il formule sur l'aptitude du salarié à exercer l'une des tâches existantes dans l'entreprise et aussi comparable que possible à l'emploi précédemment occupé, au besoin par la mise en oeuvre de mesures telles que mutations ou transformations de postes de travail.
Si le salarié n'est pas reclassé dans l'entreprise à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail ou s'il n'est pas licencié, l'employeur est tenu de verser à l'intéressé, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
Les dispositions prévues à l'alinéa précédent s'appliquent également en cas d'inaptitude à tout emploi dans l'entreprise constatée par le médecin du travail.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 122-24-4
Cour de cassation, Chambre sociale, 15 mars 2023, 22-10.685
Cour de cassation» ne disposait pas d'autre poste que celui de vendeuse pour lequel la salariée était déclarée inapte, sans vérifier, comme elle était invitée à le faire, si l'employeur avait tenté de reclasser Mme [N] en transformant le poste ou en aménageant le temps de travail de cette dernière, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L. 122-24-4 du code du travail applicable au litige. TROISIEME MOYEN DE CASSATION Mme [N] fait grief à l'arrêt attaqué d'AVOIR dit que l'arrêt n'est pas opposable au CGEA-AGS ; 1°- ALORS QUE le juge est tenu d'examiner les éléments de preuve soumis à son examen par les parties ; que l'ordonnance rendue par le président du tribunal de commerce de Foix, le 28 septembre 2016, à la demande de Mme [N] et désignant M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 4 décembre 2019, 18-21.878
Cour de cassationles sommes de 26 000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, 6588, 18 euros à titre d'indemnité de préavis, et 3000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et d'AVOIR condamné le Crédit Mutuel Arkea à rembourser le Pôle Emploi des indemnités de chômage versées à la salariée dans la limite de six mois AUX MOTIFS QUE « L'article L 122-24-4 alinéa 1 devenu L 1226-2 du Code du Travail dispose que lorsque, à l'issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à une maladie ou un accident non professionnel, le salarié est déclaré par le médecin du travail inapte à reprendre l'emploi qu'il occupait précédemment, l'employeur est tenu de lui proposer, compte tenu des conclusions écrites du médecin du travail et des indications qu'il…
Cour de cassation, Chambre sociale, 3 juillet 2019, 18-12.622
Cour de cassation; qu'ayant été déclaré inapte à tout poste dans l'entreprise par le médecin du travail, il a été licencié le 29 novembre 2001 ; Attendu que pour rejeter la demande du salarié en paiement de l'indemnité conventionnelle prévue à l'article 14 de la convention collective nationale du crédit agricole, l'arrêt retient que quand bien même les modalités de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 19 juin 2019, 18-11.699
Cour de cassationque l'employeur avait formulé des propositions de reclassement conformes aux préconisations du médecin du travail et aux capacités professionnelles du salarié dès le 22 décembre 2006, de telle sorte que l'obligation de reclassement était respectée dès cette date, la cour d'appel a méconnu les conséquences légales de ses constatations au regard de l'article L. 122-24-4 [devenu L. 1226-4] du Code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 10 avril 2019, 17-27.846
Cour de cassation; qu'en affirmant que l'employeur ne produisait aucune pièce pour justifier des postes disponibles dans l'entreprise, telle que le registre des entrées et sorties du personnel, quand il importait seulement de rechercher si les emplois de directeur général adjoint, de directeur-acheteur et de comptable, que la salariée prétendait disponibles, l'étaient effectivement et étaient appropriés à ses capacités, la cour d'appel a violé l'article L. 122-24-4 devenu L. 1226-2 du code du travail ; 2°) ALORS QUE l'employeur n'est tenu de proposer à un salarié déclaré inapte par le médecin du travail à son emploi la transformation du poste qu'il occupait précédemment qu'à la condition que le poste ainsi transformé corresponde aux besoins de l'entreprise ; que la cour d'appel a relevé, d'une part, que Mme K...
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 février 2019, 17-21.967
Cour de cassationn'avait proposé ni aménagement de poste ni réduction du temps de travail, qu'il ne produisait pas le registre du personnel, qu'il n'avait accompli aucun effort d'adaptation, et qu'il n'avait proposé aucun poste dans ses autres salons de coiffure, la cour d'appel a statué par des motifs inopérants, et privé sa décision de base légale au regard de l'article L.122-24-4 (devenu L. 1226-2) du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juillet 2018, 17-13.040
Cour de cassation, transformations de postes ou aménagement du temps de travail au sein de l'entreprise et le cas échéant, du groupe auquel elle appartient ; qu'en s'abstenant de vérifier si l'employeur avait satisfait à son obligation de reclassement consécutive à l'inaptitude de la salariée, la cour d'appel a privé sa décision de fondement légal au regard de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 7 février 2018, 16-17.302
Cour de cassationdiscrimination fondée sur l'ancienneté et l'âge de sorte qu'il doit être écarté ; Attendu que l'article 23 de la convention collective nationale du Crédit Agricole énonce : « Lorsque le salarié est déclaré inapte par le médecin du travail à tout emploi dans la Caisse régionale, les modalités suivantes peuvent être appliquées dans les conditions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 11 janvier 2017, 15-19.959
Cour de cassationprocédure civile. DEUXIEME MOYEN DE CASSATION Il est fait grief à l'arrêt attaqué d'AVOIR dit le licenciement fondé et régulier et d'AVOIR, en conséquence, débouté madame [Z] de sa demande de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ; AUX MOTIFS QU'en application des dispositions de l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 novembre 2016, 15-10.930
Cour de cassationla somme de 20.000 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, outre les frais irrépétibles ; AUX MOTIFS QUE s'agissant du moyen tiré de la violation de l'obligation de reclassement invoqué par l'appelante, il sera relevé que la société Aldi Reims était tenue d'une obligation de moyen de reclassement dans les termes prévus par l'article L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 5 octobre 2016, 15-16.429
Cour de cassation, transformations de postes ou aménagement du temps de travail ; qu'en considérant, tout au contraire, que l'avis d'inaptitude du médecin du travail lors de la visite de reprise, comportant la mention « inapte à tous poste avec notion de danger immédiat », avait pu dispenser l'employeur de toute obligation de reclassement, la cour d'appel a violé l'article L. 122-24-4 du code du travail abrogé au 1er mars 2008, applicable à la date du licenciement intervenu le 7 décembre 2006, devenu l'article L. 1226-10 du code du travail ; 2°/ qu'après avoir observé dans ses conclusions d'appel, que la société FDE employait plus de cent soixante chauffeurs, M. A... D...
Cour de cassation, Chambre sociale, 10 février 2016, 14-16.148
Cour de cassationet, en conséquence, de l'AVOIR déboutée de sa demande de condamnation de l'employeur à lui payer les sommes de 4.527,28 € à titre d'indemnité de préavis outre 452,72 € à titre de congés payés y afférents, et de 26.839,68 € à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ; AUX MOTIFS QUE, sur le reclassement, aux termes de l'article L. 122-24-4 devenu l'article L.
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