Code du travail
Article L. 1154-1 : texte et décisions associées – page 75
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Texte disponible
Article L. 1154-1
Lorsque survient un litige relatif à l'application des articles L. 1152-1 à L. 1152-3 et L. 1153-1 à L. 1153-4 , le candidat à un emploi, à un stage ou à une période de formation en entreprise ou le salarié présente des éléments de fait laissant supposer l'existence d'un harcèlement. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d'un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d'instruction qu'il estime utiles.
Historique des versions disponibles (4)
- L1154-1 — 1 mai 2008
- L1154-1 — 1 mai 2008
- L1154-1 — 1 mai 2008
- L1154-1 — 1 mai 2008
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1154-1
Cour d'appel de Montpellier, 2e chambre sociale, 11 mai 2022, 19/00374
Cour d'appelL'article L 1152-1 du code du travail prévoit qu'aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale, ou de compromettre son avenir professionnel. En application de l'article L 1154-1 du code du travail, lorsque survient un litige relatif à l'application de l'article L 1152-1, le salarié établit des faits qui permettent de présumer l'existence d'un harcèlement et au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d'un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 10, 11 mai 2022, 17/14332
Cour d'appell'existence d'un harcèlement moral ou sexuel à son égard ; que la société La carterie a diligenté une enquête auprès du CHSCT ; qu'en l'espèce cette enquête n'apporte pas d'élément permettant d'établir la matérialité du faits précis et concordants pouvant laisser présumer l'existence d'un harcèlement moral ou sexuel à son égard (...) » Selon l'article L 1154-1 du code du travail dans sa rédaction alors applicable, il appartient au salarié qui se dit victime de harcèlement moral ou sexuel d'établir des faits qui permettent de présumer l'existence d'un tel harcèlement.
Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 11 mai 2022, 20/01365
Cour d'appelDe même, le non paiement des pauses non effectuées ne caractérise pas une intention dissimulatrice en l'état d'un décompte du temps de travail que le salarié a signé sans préciser les horaires effectivement réalisés. C'est donc à raison que le conseil de prud'hommes a rejeté la demande dans son jugement qu'il faut confirmer sur ce point.
Cour d'appel de Nîmes, 5ème chambre sociale PH, 10 mai 2022, 18/01151
Cour d'appelAux termes de l'article L. 1152-1 du code du travail, aucun salarié ne doit subir des agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Selon l'article L. 1154-1 du code du travail, le salarié établit des faits qui permettent de présumer l'existence d'un harcèlement. Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d'un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. En application de l'article L.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 6 mai 2022, 19/05007
Cour d'appel20.000 euros à titre de dommages intérêts pour licenciement nul, - condamner la société Eurofeu à lui payer la somme de 3.500 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et les dépens et éventuels frais d'exécution forcée de la décision à intervenir. *** Aux termes de ses conclusions en date du 20 décembre 2019, la société eurofeu demande à la cour de : - vu les articles L 1152-1, L 1154-1, L 1226-2-1, L 1226-4 et R 4624-2 du code du travail, - déclarer M. [U] mal fondé dans son appel et l'en débouter, - confirmer le jugement dans toutes ses dipositions, - condamner M. [U] à lui payer 4.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile et les dépens. L'ordonnance de clôture est intervenue le 25 janvier 2022.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 6 mai 2022, 18/13584
Cour d'appelElle explique que l'adhésion à un groupement d'intérêt économique (GIE) ne constitue pas l'adhésion à un groupe, et qu'ainsi il n'y avait pas de recherches de reclassement à effectuer dans ce cadre. Elle soutient, concernant l'irrégularité de procédure soulevée, que l'employeur a bien notifié la lettre de licenciement. Elle conteste tout harcèlement moral, la salariée ne rapportant aucun élément en laissant supposer l'existence, au visa de l'article L1154-1 du code du travail. La SARLU ESAD expose que la demande de dommages et intérêts pour manquement à l'obligation conventionnelle de souscrire une prévoyance n'est pas fondée car l'article 6 de la partie VI de la convention collective, sur laquelle Mme [Y] s'appuie, n'est pas applicable en vertu de l'arrêté d'extension du 4 mai 2014.
Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 4 mai 2022, 21/00315
Cour d'appelL'employeur ne peut reprocher au salarié une mauvaise qualité de son travail en abaissant son temps de travail sans modifier le volume de travail. Par conséquent, la sanction disciplinaire apparaît injustifiée de sorte que le jugement doit être confirmé sur ce point, par substitution de motifs.
Cour d'appel d'Amiens, 5EME CHAMBRE PRUD'HOMALE, 4 mai 2022, 21/00899
Cour d'appelses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Aux termes de l'article L. 1152-2 du code du travail, toute rupture du contrat de travail intervenue en méconnaissance des dispositions des articles L. 1152-1 et L. 1152-2, toute disposition ou tout acte contraire est nul. Selon l'article L. 1154-1 du même code, dans sa version applicable à la cause, lorsque survient un litige relatif à l'application des articles L. 1152-1 à L. 1152-3 et L.1153-1 à L. 1153-4, le candidat à un emploi, à un stage ou à une période de formation en entreprise ou le salarié présente des éléments de fait laissant supposer l'existence d'un harcèlement.
Cour d'appel de Douai, Sociale B salle 3, 29 avril 2022, 20/00882
Cour d'appelAux termes de l'article L 1152-1 du code du travail, aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. Il résulte des dispositions des articles L. 1153-1 et L. 1154-1 du code du travail que pour se prononcer sur l'existence d'un harcèlement moral, il appartient au juge d'examiner l'ensemble des éléments présentés par le salarié, en prenant en compte les documents médicaux éventuellement produits, et d'apprécier si les faits matériellement établis, pris dans leur ensemble, permettent de présumer l'existence d'un harcèlement.
Cour d'appel de Reims, Chambre sociale, 27 avril 2022, 21/01731
Cour d'appel; qu'en outre, la salariée remettait en cause de manière systématique les instructions de son supérieur hiérarchique ; qu'aucun préjudice n'est justifié. Motifs de la décision : Le conseil de prud'hommes, appréciant globalement les pièces du dossier, a considéré que les deux parties avaient manqué à ses obligations contractuelles, sans s'attacher au mécanisme de la preuve du harcèlement moral commandé par les dispositions de l'article L 1154-1 du code du travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 21 avril 2022, 20-23.119
Cour de cassationdans leur ensemble, les éléments matériellement établis et les certificats médicaux laissaient présumer l'existence d'un harcèlement moral, et dans l'affirmative, d'apprécier les éléments de preuve fournis par l'employeur pour démontrer que les mesures en cause étaient étrangères à tout harcèlement moral, la cour d'appel a violé les articles L. 1152-1 et L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 20 avril 2022, 19/12287
Cour d'appelL'article 1152-1 du code du travail dispose que : 'Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.' En application de l'article L. 1154-1 du code du travail, alors applicable, il incombe au salarié qui l'invoque d'établir des faits qui permettent de présumer l'existence d'un harcèlement. Dans cette hypothèse, il incombera à la partie défenderesse de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d'un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement. M.
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Méthode et périmètre
Source et précautions
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