Thème de droit social

Salarié protégé : décisions et repères – page 8

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles salarié protégé constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées3 125
Dernière décision affichée22 mai 2026
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Jurisprudence

Décisions récentes sur salarié protégé

3 125 décisions
85

Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-7, 22 mai 2026, 24/04740

Cour d'appel

L'autorité de l'ordonnance par laquelle le juge commissaire autorise des licenciements pour motif économique prive en conséquence, en principe, le salarié licencié de la possibilité de contester tant les difficultés économiques que la suppression de l'emploi qu'elles ont entraînées. Cependant, et contrairement à ce que soutient l'appelante, il est constant qu'un salarié protégé licencié en vertu d'une autorisation par ordonnance du juge-commissaire devenue définitive, peut contester la cause économique de son licenciement lorsqu'il prouve que cette autorisation résulte d'une fraude. La possibilité de remettre en cause le motif économique du licenciement étant réservée au cas de fraude, les moyens tirés de l'existence d'une faute de gestion ou d'une légèreté blâmable doivent être rejetés.

Condamnation : 300 €Licenciement+14
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86

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 2, 21 mai 2026, 25/07365

Cour d'appel

Ile de France, qui couvre au jour de la signature du présent contrat les départements suivants 75.77.78.91.92.93.95. Liste non exhaustive susceptible d'évoluer en fonction des prises et des pertes de marché ». Il est de principe qu'aucune modification du contrat de travail et aucun changement des conditions de travail ne peuvent être imposés à un salarié protégé et qu'il appartient à l'employeur en cas de refus du salarié, d'engager la procédure de licenciement. Il est de principe encore que les clauses d'un contrat de travail ne sauraient prévaloir sur les dispositions protectrices prévues par la loi en faveur d'un salarié protégé et qu'aucun changement de lieu de travail ne peut être imposé à un tel salarié sans l'accord de ce dernier.

Condamnation : 3 000 €Licenciement+10
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87

Cour d'appel de Toulouse, 4ème Chambre Section 3, 21 mai 2026, 25/00383

Cour d'appel

Dans le cadre de la procédure prud'homale engagée par Monsieur [B], la Cour d'appel de Paris infirmait le jugement du conseil des prud'hommes de Bobigny et requalifiait la prise d'acte en licenciement nul, en indiquant que l'employeur avait commis un manquement grave à ses obligations, aucun changement des conditions de travail, aucune modification du contrat de travail ne pouvant être imposée à un salarié protégé. Le 7 août 2023, Monsieur [B] s'est vu reconnaître par la Caisse un taux d'incapacité de 10 %, la consolidation ayant été fixée au 5 mai 2023. Par requête du 30 décembre 2023, Monsieur [B] a saisi le pôle social du tribunal judiciaire de Toulouse aux fins de voir reconnaître la faute inexcusable de [1].

LicenciementNullité du licenciement+11
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88

Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-6, 20 mai 2026, 22/15912

Cour d'appel

d'hygiène et de sécurité au travail (sécurité des salariés) - de gestion du personnel (respect des règles en matière de CDD, de temps de travail, de règlement intérieur, embauche, sanction...) - de représentation du personnel (suivi des relations avec les représentants du personnel ...). Cette délégation prévoit néanmoins que pour 1'embauche, la promotion ou l'augmentation des cadres, chef de service ou salarié protégé vous devez obtenir l'autorisation de la présidence de l'hôtel. Or, nous avons découvert que vous aviez gravement manqué à vos obligations légales et contractuelles en la matière : 1. Il est ainsi apparu que vous ne respectiez pas les règles en matière de recours aux extras.

Condamnation : 1 500 €Licenciement+19
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89

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 20 mai 2026, 22/07140

Cour d'appel

titre subsidiaire et condamner l'ACMS à lui payer diverses sommes de nature salariale et indemnitaire. Par jugement en date du 22 mars 2022, le conseil de prud'hommes d'Evry, a : - dit que la prise d'acte pour rupture du contrat de travail de Mme [B] [K] [T] est fondée aux vues des différents manquements de l'employeur, - dit que Mme [B] [K] [T] était salarié protégé à la date de la prise d'acte de la rupture du contrat de travail, - dit que la prise d'acte prend les effets d'un licenciement nul aux vues de l'absence de sollicitation d'avis du CSE et de sollicitation de l'autorisation de l'inspection du travail, - condamne l'association interprofessionnelle des centre médicaux et sociaux de santé au travail de la région Ile de France à verser à Mme [B] [K] [T] les sommes suivantes : 28 832,94 euros brut…

Condamnation : 2 000 €Licenciement+24
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90

Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-4, 20 mai 2026, 24/00830

Cour d'appel

Il en résulte que le jugement sera confirmé en ce qu'il a déclaré M. [T] irrecevable en ses demandes d'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse, d'indemnité de licenciement nul, d'indemnité légale de licenciement, d'indemnité de préavis et d'indemnité de congé payés y afférents en raison de la prescription.

Condamnation : 76 878 €Licenciement+14
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91

Cour d'appel de Bordeaux, CHAMBRE SOCIALE SECTION A, 19 mai 2026, 24/00527

Cour d'appel

En matière de licenciement pour inaptitude, ne constitue pas l'énoncé d'un motif précis de licenciement, l'inaptitude physique du salarié, sans mention de l'impossibilité de reclassement, ce dont il résulte que la lettre de licenciement doit viser l'inaptitude et l'impossibilité de reclassement et non le refus du poste de reclassement, étant observé que le refus justifié du salarié n'est pas en lui-même un motif de licenciement. Lorsque le licenciement d'un salarié protégé est intervenu après autorisation administrative contre laquelle aucun recours n'a été formé, la lettre de licenciement est suffisamment motivée si elle fait référence à l'autorisation administrative 22.

Condamnation : 500 €Licenciement+20
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92

Cour d'appel de Toulouse, 4eme Chambre Section 2, 19 mai 2026, 24/02532

Cour d'appel

[X] est bien fondé à obtenir le paiement de la somme de 33,13 euros (561,54 ' 527,87=33,13) par l'employeur, par confirmation du jugement sans qu'il soit nécessaire d'ordonner une astreinte. Sur la rupture du contrat de travail - Sur la nullité du licenciement M. [X] invoque la nullité de son licenciement au motif que l'employeur n'a pas sollicité l'autorisation de l'inspection du travail ni consulté le CSE alors qu'il était encore, au moment de son licenciement, un salarié protégé en qualité d'élu au CSE d'établissement « région Thierry Hannet » ou « région Industrie et Technologie » depuis le 10 décembre 2018 et que la suspension de son contrat de travail pour maladie n'a pas entraîné celle de son mandat.

Condamnation : 22 498 €Licenciement+16
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93

Cour d'appel de Basse-Terre, Chambre Sociale, 18 mai 2026, 24/00927

Cour d'appel

1153-4 ; 3° Un licenciement discriminatoire dans les conditions mentionnées aux articles L. 1132-4 et L. 1134-4 ; 4° Un licenciement consécutif à une action en justice en matière d'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans les conditions mentionnées à l'article L. 1144-3, ou à une dénonciation de crimes et délits ; 5° Un licenciement d'un salarié protégé mentionné aux articles L. 2411-1 et L. 2412-1 en raison de l'exercice de son mandat ; 6° Un licenciement d'un salarié en méconnaissance des protections mentionnées aux articles L. 1225-71 et L. 1226-13. L'indemnité est due sans préjudice du paiement du salaire, lorsqu'il est dû en application des dispositions de l'article L.

Condamnation : 11 900 €Licenciement+21
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94

Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 6, 13 mai 2026, 22/07464

Cour d'appel

Sur l'exécution déloyale du contrat de travail L'article L. 1222-1 du code du travail dispose que 'Le contrat de travail est exécuté de bonne foi.' La charge de la preuve incombe au salarié. M. [R] expose que l'employeur n'a pas exécuté le contrat de travail de bonne foi : en procédant à une modification unilatérale de son contrat de travail alors qu'il était salarié protégé, en lui imposant de nouvelles tâches, en imposant des grilles de classification non prévues par la convention collective et en publiant une annonce pour le remplacer sur un poste de 'rédacteur juridique-protection sociale'. La société [4] conteste tout manquement. M. [R] avait la qualité de rédacteur en chef. La fiche de poste indique qu'il participe à la rédaction du Lamy Protection sociale et des différents supports qui l'accompagnent.

Condamnation : 273 431 €Licenciement+29
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95

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 mai 2026, 24-17.951

Cour de cassation

Mais sur le moyen relevé d'office 8. Après avis donné aux parties conformément à l'article 1015 du code de procédure civile, il est fait application de l'article 620, alinéa 2, du même code. Vu l'article L. 2411-5, dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2017-1386 du 22 septembre 2017, du code du travail : 9. En application de ce texte, le salarié protégé, licencié sans autorisation préalable, qui demande sa réintégration pendant la période de protection, a droit, au titre de la méconnaissance du statut protecteur, à une indemnité égale à la rémunération qu'il aurait perçue depuis la date de son éviction jusqu'à sa réintégration.

96

Cour de cassation, Chambre sociale, 13 mai 2026, 24-19.815

Cour de cassation

Contestant le bien-fondé de son licenciement, le salarié a, le 9 juin 2017, saisi la juridiction prud'homale de diverses demandes. Examen du moyen Enoncé du moyen 4. Le salarié fait grief à l'arrêt de le débouter de ses demandes principales au titre du licenciement nul et subsidiaires au titre du licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors « que le salarié protégé licencié sur la base d'une autorisation administrative ultérieurement annulée a le droit d'être réintégré dans son emploi ou un emploi équivalent ; que l'employeur ne peut licencier le salarié à la suite d'un licenciement pour lequel l'autorisation a été annulée que s'il a satisfait à son obligation de réintégration ou s'il justifie d'une impossibilité absolue de réintégration ; que, même en l'absence de postes équivalents à celui…

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