Thème de droit social

Salarié protégé : décisions et repères – page 74

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles salarié protégé constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées3 027
Dernière décision affichée3 octobre 2018
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Jurisprudence

Décisions récentes sur salarié protégé

3 027 décisions
877

Cour de cassation, Chambre sociale, 3 octobre 2018, 17-14.170

Cour de cassation

; qu'il a été convoqué à cette date à un entretien préalable au licenciement avec mise à pied conservatoire ; qu'il a été licencié pour faute grave le 21 septembre 2012 ; Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt de juger sans cause réelle et sérieuse le licenciement du salarié et de le condamner à payer à ce dernier diverses sommes alors, selon le moyen : 1°/ que l'employeur est en droit de licencier un ancien salarié protégé sans l'autorisation de l'inspecteur du travail pour des faits commis au cours de la période de protection, lorsqu'il n'a eu connaissance de ces faits qu'après l'expiration de cette période ; qu'en jugeant que les griefs qui n'ont pas été évoqués par l'employeur dans le cadre de la procédure de licenciement soumise à autorisation ne peuvent plus l'être après expiration de la période…

878

Cour d'appel de Pau, Chambre sociale, 27 septembre 2018, 16/00493

Cour d'appel

MC/SB Numéro 18/03377 COUR D'APPEL DE PAU Chambre sociale ARRÊT DU 27/09/2018 Dossier : N° RG 16/00493 Nature affaire : Demande d'indemnités ou de salaires liée à la rupture autorisée ou non d'un contrat de travail d'un salarié protégé Affaire : Société CAISSE D'EPARGNE AQUITAINE POITOU CHARENTES C/ Daniel X... RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS A R R Ê T Prononcé publiquement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la Cour le 27 Septembre 2018, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Code de Procédure Civile. * * * * * APRES DÉBATS à l'audience publique tenue le 31 Mai 2018, devant : Madame Y..., magistrat chargé du rapport, assistée de Madame DEBON, faisant fonction de greffière.

Condamnation : 2 000 €Nullité du licenciement+10
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879

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2018, 17-11.602

Cour de cassation

En l'état d'une autorisation administrative accordée à l'employeur de licencier des salariés protégés, le juge judiciaire ne peut, sans violer le principe de la séparation des pouvoirs, apprécier ni le caractère réel et sérieux des motifs retenus pour justifier le licenciement ni la régularité de la consultation du comité d'entreprise sur le projet de licenciement économique collectif

880

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2018, 17-14.629

Cour de cassation

de protection s'il présente sa demande d'indemnisation avant cette date, soit à une indemnité dont le montant est fixée par le juge en fonction du préjudice subi lorsqu'il introduit sa demande après l'expiration de sa période de protection sans justifier de motifs qui ne lui soient pas imputables ; qu'en se fondant exclusivement sur la circonstance que le salarié protégé avait agi tardivement, soit après sa période de protection qui était arrivée à expiration le 17 mai 2003, quand elle aurait dû vérifier si le salarié protégé avait volontairement formulé tardivement cette demande, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article L.

881

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2018, 17-13.275

Cour de cassation

année, et que pour l'année 2011 il convient de lui accorder 2/5èmes de mois ; que l'examen des fiches de paie du 1er trimestre 2007 démontre que le salaire mensuel de M. B... s'élevait à la somme de 7116,85 € ; qu'il échet, dès lors, de lui accorder une indemnité de 351 572,39 € » 1°/ ALORS QUE la sanction judiciaire de l'annulation du licenciement d'un salarié protégé n'intervient que lorsque la décision administrative y procédant acquiert un caractère définitif et que le salarié demande sa réintégration en temps utile ; que la cour d'appel doit constater le salaire mensuel brut sur lequel elle se fonde et les différents droits personnels du salarié afin de déterminer les sommes lui permettant de calculer le montant de l'indemnité due au titre du préjudice réellement subi ; en se bornant à dire « il y a…

882

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2018, 17-21.717

Cour de cassation

protecteur puisque la rupture intervient sans autorisation préalable de l'inspecteur du travail ; mais qu'il sera relevé que M. Y... a formé sa demande de prononcé de la résiliation le 5 mars 2014 et qu'il a été élu délégué du personnel le 25 mars 2014, de sorte qu'au jour de la demande de résiliation il ne bénéficiait pas d'un statut protecteur ; qu'or, le salarié protégé n'ayant droit qu'au paiement d'une indemnité égale à la rémunération qu'il aurait dû percevoir jusqu'à l'expiration de la période de protection en cours au jour de la demande, il en résulte que le salarié ne bénéficiant pas d'un statut protecteur au jour de la demande de résiliation, celle-ci s'analyse en un licenciement sans cause réelle et sérieuse et non en un licenciement nul pour violation de ce statut ; que cette demande sera donc…

884

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2018, 17-19.456

Cour de cassation

Attendu que pour condamner l'employeur à payer diverses sommes à titre de dommages-intérêts pour violation du statut protecteur et pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, l'arrêt énonce que la demande en résiliation judiciaire du contrat de travail ayant été formée antérieurement à l'engagement de la procédure de licenciement, il y a lieu de statuer en premier lieu sur cette demande ; Attendu, cependant, que le contrat de travail du salarié protégé, licencié sur le fondement d'une autorisation administrative ensuite annulée, et qui ne demande pas sa réintégration, est rompu par l'effet du licenciement ; que lorsque l'annulation est devenue définitive, le salarié a droit, d'une part, en application de l'article L.

885

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2018, 17-19.429

Cour de cassation

Qu'en se déterminant ainsi, alors que le salarié faisait valoir qu'il avait été mis fin par le syndicat CGT le 1er septembre 2010 à son mandat de délégué syndical et que la protection supplémentaire de six mois consécutive à sa candidature aux élections professionnelles était expirée le 19 novembre 2011, sans rechercher si l'absence alléguée de la qualité de salarié protégé n'était pas de nature à caractériser une contestation sérieuse de la légalité de l'autorisation de licenciement délivrée par l'inspecteur du travail, la cour d'appel a privé sa décision de base légale ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'elle a confirmé le jugement du conseil de prud'hommes de Caen du 28 juillet 2015 déclarant irrecevable la demande en paiement par M. Y...

886

Cour de cassation, Chambre sociale, 20 septembre 2018, 17-14.478

Cour de cassation

de déjeuner pendant ses heures de délégation ; Attendu que pour condamner l'employeur à payer au salarié une somme à titre de rappel d'indemnités forfaitaires de repas, l'arrêt énonce que le caractère forfaitaire des indemnités de déjeuner allouées aux salariés itinérants ne leur confère pas une nature salariale ; que s'agissant de frais professionnels le salarié protégé ne peut arguer qu'il doit percevoir ces indemnités au titre du maintien de son salaire et de ses accessoires ; que, cependant, la société se réservant le droit de vérifier si les frais de repas ont été réellement exposés comme tout frais professionnel ou si, compte-tenu de son emploi du temps, le salarié ne pouvait bénéficier du restaurant d'entreprise ou d'un ticket restaurant, la charge de la preuve d'une utilisation non conforme de ces…

Salaire / rémunérationCassation+5
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887

Cour de cassation, Chambre sociale, 19 septembre 2018, 17-11.715

Cour de cassation

Sauf accord plus favorable, le temps passé par un délégué syndical de l'entreprise aux réunions organisées par l'employeur conformément à l'article L. 2315-8 du code du travail, aux fins d'assister les délégués du personnel sur leur demande, selon la faculté qui leur est offerte par l'article L. 2315-10, alinéa 2, du code du travail, est imputé sur le crédit d'heures de délégation de l'intéressé

888

Cour de cassation, Chambre sociale, 19 septembre 2018, 16-27.818

Cour de cassation

sur lequel se trouvait le salarié et d'une réorganisation du pôle SCC, qu'il est néanmoins justifié de ce qu'il a été proposé au salarié le 21 août 2012 un retour sur son site d'origine mais en qualité d'agent taxateur conformément à ses souhaits, que les mesures prises ont dès lors été prises à l'égard du salarié pour respecter l'obligation de sécurité de résultat de l'employeur, indépendamment de son statut de salarié protégé, que la sollicitation alléguée d'un responsable syndical n'est pas prouvée par les pièces transmises, qu'il n'en reste pas moins que les conditions de travail des salariés placés à l'origine sur le site de Bélliard au sein du service A...

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