Cour d'appel de Nancy · Arrêt
Cour d'appel de Nancy — Chambre sociale-2ème sect
Chambre sociale-2ème sectArrêt du 26 mars 2026RG n° 25/02594
- Solution
- Interprète la décision, rectifie ou complète le dispositif d'une décision antérieure
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Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Contexte: Vu le jugement du conseil de prud'hommes de Nancy rendu le 23 mai 2023 qui a: dit et jugé que le licenciement pour faute grave de M. [O] [G] est justifié, débouté M. [O] [G] de l'ensemble de ses demandes, débouté la SAS [1] de ses demandes reconventionnelles, dit que les dépens seront à la charge de la partie demanderesse.
- Procédure: Le 26 Mars 2026, la Cour après en avoir délibéré conformément à la Loi, a rendu l'arrêt dont la teneur suit: EXPOSÉ DU LITIGE Vu le jugement du conseil de prud'hommes de Nancy rendu le 23 mai 2023 qui a: dit et jugé que le licenciement pour faute grave de M. [O] [G] est justifié, débouté M. [O] [G] de l'ensemble de ses demandes, débouté la SAS [1] de ses demandes reconventionnelles, dit que les dépens seront à la charge de la partie demanderesse.
- Solution: Condamne la SAS [1] à rembourser à [2] la somme de 8 539,44 euros correspondant à 6 mois d'indemnités de chômage versées à M. [O] [G], augmentée des intérêts au taux légal à compter du 13 mars 2025 », dire que les frais et dépens seront à la charge de la SAS [1]. Vu l'ordonnance de fixation des débats rendue le 9 janvier 2026, Appelée à l'audience en conseiller rapporteur du 13 février 2026, l'affaire a été mise en délibéré au 26 mars 2026.
Procédure
Chronologie du litige
- Saisine prud'homale l'établissement public [2], par l'intermédiaire de sa délégation [3],
- Arrêt d'appel Cour d’appel de Nancy
Document officiel
Texte intégral
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ARRÊT N° /2026
PH
DU 26 MARS 2026
N° RG 25/02594 - N° Portalis DBVR-V-B7J-FUVD
Cour d'appel de NANCY
Chambre sociale 2
Arrêt n° 533/2025 du 13/03/2025
RG 24/01072
COUR D'APPEL DE NANCY
CHAMBRE SOCIALE - SECTION 2
Requête en omission de statuer
DEMANDERESSE A LA REQUETE:
Etablissement Public FRANCE TRAVAIL SERVICES prise en la personne de son représentant légal pour ce domicilié au siège social
[Adresse 1]
[Localité 1]
Représenté par Me Adrien PERROT de la SCP PERROT AVOCAT, avocat au barreau de NANCY
DEFENDEURS A LA REQUETE :
Monsieur [O] [G]
[Adresse 2]
[Localité 2]
Représenté par Me Serge DUPIED de la SELARL SERGE DUPIED, avocat au barreau de NANCY
S.A.S. [1] prise en la personne de son représentant légal pour ce domicilié au siège social
[Adresse 3]
[Localité 3]
Représentée par Me Jean-christophe GENIN de la SELAS FIDUCIAIRE JURIDIQUE ET FISCALE DE FRANCE FIDAL, avocat au barreau de NANCY
COMPOSITION DE LA COUR :
Lors des débats, sans opposition des parties
Président : BRUNEAU Dominique
Siégeant comme magistrat chargé d'instruire l'affaire
Greffier : RIVORY Laurène (lors des débats)
Lors du délibéré,
En application des dispositions de l'article 945-1 du Code de Procédure Civile, l'affaire a été débattue en audience publique du 13 Février 2026 tenue par BRUNEAU Dominique, magistrat chargé d'instruire l'affaire, qui a entendu les plaidoiries, les avocats ne s'y étant pas opposés, et en a rendu compte à la Cour composée de Raphaël WEISSMANN, président, Dominique BRUNEAU et Stéphane STANEK, conseillers, dans leur délibéré pour l'arrêt être rendu le 26 Mars 2026 ;
Le 26 Mars 2026, la Cour après en avoir délibéré conformément à la Loi, a rendu l'arrêt dont la teneur suit :
EXPOSÉ DU LITIGE
Vu le jugement du conseil de prud'hommes de Nancy rendu le 23 mai 2023 qui a :
- dit et jugé que le licenciement pour faute grave de M. [O] [G] est justifié,
- débouté M. [O] [G] de l'ensemble de ses demandes,
- débouté la SAS [1] de ses demandes reconventionnelles,
- dit que les dépens seront à la charge de la partie demanderesse.
Vu l'arrêt de la chambre sociale de la Cour d'appel de céans rendu le 13 mars 2025, enregistré sous le n° RG 24/01072 qui a :
- infirmé en toutes ses dispositions le jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Nancy le 23 mai 2023,
Statuant à nouveau :
- dit que le licenciement de M. [O] [G] est infondé,
- condamné la SAS [1] à payer à M. [O] [G] les sommes suivantes :
- 5 252 euros à titre de rappel de préavis,
- 525,20 euros au titre des congés payés afférents,
- 2 243 euros à titre d'indemnité légale de licenciement,
- 10 504 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse,
- déboute M. [O] [G] de sa demande de dommages et intérêts pour préjudice distinct,
- condamné la SAS [1] remettre à M. [O] [G] les documents de fin de contrat établis conformément au présent arrêt, sous astreinte de 100,00 euros par jour de retard passé un délai d'un mois à compter du prononcé de l'arrêt, l'astreinte courant pendant trois mois,
- condamné la SAS [1] à payer à M. [O] [G] la somme de 1 500,00 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile à raison de la procédure de première instance,
- condamné la SAS [1] à payer à M. [O] [G] la somme de 1 500,00 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile à raison de la procédure d'appel,
- condamné la SAS [1] aux dépens de première instance et d'appel.
Par requête reçue au greffe de la chambre sociale le 11 décembre 2025, l'établissement public [2], par l'intermédiaire de sa délégation [3], a saisi la chambre sociale de la Cour d'appel de céans sur le fondement des dispositions de l'article 463 du code de procédure civile, exposant que la juridiction a omis de faire application des dispositions de l'article L.1235-4 du code du travail alors que les conditions légales pour cette application étaient réunies.
Vu la requête valant conclusions de l'établissement public [2] reçue au greffe de la chambre sociale le 11 décembre 2025,
La SAS [1] et M. [O] [G], régulièrement convoqués, n'ayant pas déposé de conclusions responsives,
L'établissement public [2] demande de :
- compléter le dispositif de l'arrêt de la chambre sociale section 2 de la Cour d'appel de Nancy rendu le 13 mars 2025, en y ajoutant :
« Ordonne à la SAS [1] à rembourser à [2] les indemnités de chômage versées à M. [O] [G] dans la limite de 6 mois,
Et au besoin :
« Condamne la SAS [1] à rembourser à [2] la somme de 8 539,44 euros correspondant à 6 mois d'indemnités de chômage versées à M. [O] [G], augmentée des intérêts au taux légal à compter du 13 mars 2025 »,
- dire que les frais et dépens seront à la charge de la SAS [1].
Vu l'ordonnance de fixation des débats rendue le 9 janvier 2026,
Appelée à l'audience en conseiller rapporteur du 13 février 2026, l'affaire a été mise en délibéré au 26 mars 2026.
SUR CE, LA COUR ;
L'article 463 du code de procédure civile dispose que la juridiction qui a omis de statuer sur un chef de demande peut également compléter son jugement sans porter atteinte à la chose jugée quant aux autres chefs, sauf à rétablir, s'il y a lieu, le véritable exposé des prétentions respectives des parties et de leurs moyens.
La demande doit être présentée un an au plus tard après que la décision est passée en force de chose jugée ou, en cas de pourvoi en cassation de ce chef, à compter de l'arrêt d'irrecevabilité.
Le juge est saisi par simple requête de l'une des parties, ou par requête commune. Il statue après avoir entendu les parties ou celles-ci appelées.
La décision est mentionnée sur la minute et sur les expéditions du jugement. Elle est notifiée comme le jugement et donne ouverture aux mêmes voies de recours que celui-ci.
En l'espèce, la demande, présentée dans le délai prévu par ce texte, est recevable.
Aux termes des dispositions de l'article L.1235-4 du code du travail, dans les cas prévus aux articles L.1132-4, L.1134-4, L.1144-3, L.1152-3, L.1153-4, L.1235-3 et L.1235-11, le juge ordonne le remboursement par l'employeur fautif aux organismes intéressés de tout ou partie des indemnités de chômage versées au salarié licencié, du jour de son licenciement au jour du jugement prononcé, dans la limite de six mois d'indemnités de chômage par salarié intéressé.
Ce remboursement est ordonné d'office lorsque les organismes intéressés ne sont pas intervenus à l'instance ou n'ont pas fait connaître le montant des indemnités versées.
Par arrêt du 13 mars 2025, la chambre sociale de la Cour d'appel de céans a infirmé le jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Nancy en toutes ses dispositions, et statuant à nouveau, a jugé le licenciement de M. [O] [G] sans cause réelle et sérieuse condamnant la SAS [1] au paiement de la somme de 10 504 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Il n'est pas contesté que la SAS [1] comptait au moins 11 salariés à la date du licenciement, et que M. [O] [G] avait plus de deux ans continus d'ancienneté dans l'entreprise au moment de la rupture de son contrat.
Dès lors, le caractère injustifié de la rupture des relations contractuelles ayant été constaté, les dispositions de l'article L.1235-4 du code du travail trouvent à s'appliquer.
Il ressort de la pièce n°2 de l'établissement public [2] que le montant des indemnités chômage versées à M. [O] [G], du 8 avril au 6 octobre 2023, s'élève à 8 539,44 euros, dans la limite de 6 mois.
Compte tenu de ces éléments, il sera fait droit à la demande.
Les dépens seront supportés par le Trésor Public.
PAR CES MOTIFS ;
La Cour, chambre sociale, statuant contradictoirement par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, après débats en audience publique et après en avoir délibéré,
DIT que la demande en omission de statuer présentée par l'établissement public [4] est recevable ;
DIT que les motifs de l'arrêt n° RG 24/01072 rendu le 13 mars 2025, opposant M. [O] [G] à la SAS [1], seront ainsi complétés, par mention portée après le paragraphe relatif aux « Conséquences financières de la rupture » :
- « DIT que la SAS [1] devra rembourser à l'établissement public [4] les prestations versées à M. [O] [G] dans la limite de 6 mois d'indemnités et ce à compter du licenciement jusqu'au présent arrêt »,
- « Condamne la SAS [1] à rembourser la somme de 8 539,44 euros correspondant au montant des indemnités chômage versées à M. [O] [G] dans la limite de 6 mois »,
DIT que le dispositif du dit arrêt, sera ainsi complété par mention portée après « Y ajoutant »:
- « Ordonne le remboursement par la SAS [1] à l'établissement public [4] des prestations versées à M. [O] [G] dans la limite de 6 mois d'indemnités et ce à compter du licenciement jusqu'au présent arrêt »,
- « Condamne la SAS [1] à rembourser la somme de 8 539,44 euros correspondant au montant des indemnités chômage versées à M. [O] [G] dans la limite de 6 mois »,
DIT que cette condamnation est assortie des intérêts légaux à compter du 13 mars 2025,
DIT que la présente décision sera mentionnée sur la minute et les expéditions de l'arrêt ainsi complété,
DIT que les dépens de la présente procédure resteront à la charge de l'Etat.
Ainsi prononcé par mise à disposition de l'arrêt au greffe de la cour, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du code de procédure civile.
Et signé par Monsieur Raphaël WEISSMANN, Président de Chambre, et par Madame Laurène RIVORY, Greffier.
LE GREFFIER LE PRESIDENT DE CHAMBRE
Minute en cinq pages
Références
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- 69c62ebfcdc6046d47226eb5
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Méthode et périmètre
Origine, traitement et correction
Source documentaire : Judilibre — corpus JURICA — identifiant 69c62ebfcdc6046d47226eb5.
Dernière date de mise à jour fournie par la source : 30 juillet 2026.
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