Code du travail
Article L. 1237-1 : texte et décisions associées
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Texte disponible
Article L. 1237-1
En cas de démission, l'existence et la durée du préavis sont fixées par la loi, ou par convention ou accord collectif de travail.
En l'absence de dispositions légales, de convention ou accord collectif de travail relatifs au préavis, son existence et sa durée résultent des usages pratiqués dans la localité et dans la profession.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1237-1
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 11 septembre 2026, 25/01594
Cour d'appeldu statut protecteur. 7-Sur la demande reconventionnelle en paiement de l'indemnité compensatrice de préavis La prise d'acte de la rupture du contrat qui n'est pas justifiée produit les effets d'une démission. Il en résulte que le salarié doit à l'employeur le montant de l'indemnité compensatrice de préavis résultant de l'application de l'article L. 1237-1 du code du travail. Toutefois, aucune indemnité compensatrice de préavis ne peut être mise à la charge du salarié s'étant trouvé, du fait de sa maladie, dans l'incapacité d'effectuer le préavis. M. [K] était en arrêt de travail lorsqu'il a pris acte de la rupture du contrat de travail. Le jugement sera en conséquence infirmé de ce chef et la société déboutée de sa demande.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 septembre 2026, 24-20.780
Cour de cassationeuros net[s] de dommages et intérêts ; qu'en statuant ainsi, la cour d'appel, qui n'a pas précisé la teneur des propos de l'employeur à l'égard du salarié, n'a pas caractérisé l'existence de manquements suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat de travail, et a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1231-1, L. 1232-1 et L. 1237-1 du code du travail. » Réponse de la Cour 5. D'une part, il résulte des articles L. 1231-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 9 septembre 2026, 25-10.600
Cour de cassationJe te remercie de bien vouloir revenir vers moi le plus tôt possible" ; qu'en qualifiant de "démission...parfaitement claire et non équivoque", ce courrier par lequel la salariée exigeait une contrepartie à la rupture de son contrat de travail, exclusive d'une volonté claire et non équivoque de démissionner, la cour d'appel, qui n'a pas déduit les conséquences légales de ses propres constatations, a violé l'article L.
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-1, 4 septembre 2026, 23/02471
Cour d'appelSur la demande d'indemnité compensatrice de préavis de l'employeur, 66. Lorsque les faits invoqués ne justifiaient pas la rupture, la prise d'acte de la rupture du contrat produit les effets d'une démission, ce dont il résulte que la salariée doit à l'employeur le montant de l'indemnité compensatrice de préavis résultant de l'application de l'article L. 1237-1 du code du travail. 67. La durée de préavis de Mme [Y] étant de deux mois aux termes de l'article 4.4.1 de la convention collective, elle est condamnée par voie d'infirmation à payer au [4] une indemnité compensatrice de préavis de 2 mois x 537,86 euros = 1 075,72 euros. Sur les demandes accessoires, 68.
Cour d'appel de Grenoble, Ch.sociale-sect.prud'hom, 4 juin 2026, 23/03772
Cour d'appelcondamner la société [5] à payer à Mme [F] la somme de 5000 euros net à titre de dommages et intérêts pour manquement à l'obligation de prévention et de sécurité, le surplus de la demande de ce chef étant rejeté. Sur la demande de requalification de la démission en prise d'acte : D'une première part, il résulte de l'interprétation de l'article L 1237-1 du code du travail que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail. (cass. Soc. 09 mai 2007, pourvoi n°05-40315) D'une seconde part, la démission émise sans réserve peut être assimilée à une prise d'acte.
Cour d'appel de Grenoble, Ch.sociale-sect.prud'hom, 4 juin 2026, 23/03768
Cour d'appelconvient de confirmer le jugement entrepris en ce qu'il a condamné la société [2] à payer à Mme [A] la somme de 5000 euros net à titre de dommages et intérêts pour manquement à l'obligation de prévention et de sécurité. Sur la demande de requalification de la démission en prise d'acte : D'une première part, il résulte de l'interprétation de l'article L 1237-1 du code du travail que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail. (cass. Soc. 09 mai 2007, pourvoi n°05-40315) D'une seconde part, la démission émise sans réserve peut être assimilée à une prise d'acte.
Cour d'appel de Chambéry, Chbre Sociale Prud'Hommes, 4 juin 2026, 25/00332
Cour d'appelIl est de principe que lorsque les manquements reprochés à l'employeur ne sont pas établis ou ne sont pas suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat travail, la prise d'acte produit les effets d'une démission et le salarié qui ne peut prétendre à aucune indemnité de rupture, peut être condamné à verser à l'employeur une indemnité pour non-respect du préavis sauf si l'employeur l'en a dispensé.
Cour d'appel de Grenoble, Ch.sociale-sect.prud'hom, 26 mai 2026, 23/03499
Cour d'appelIl convient en conséquence de confirmer le jugement entrepris en ce qu'il a condamné la société [Z] [J] à payer à Mme [P] la somme de 2500 euros à titre de dommages et intérêts au titre de l'exécution fautive du contrat de travail, sauf à préciser qu'il s'agit d'un montant net et de la débouter du surplus de sa demande de ce chef. Sur la qualification de la rupture du contrat de travail : D'une première part, il résulte de l'interprétation de l'article L 1237-1 du code du travail que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail. (cass. Soc.
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 mai 2026, 24-21.270
Cour de cassationEn application de l'article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile, il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ces moyens qui ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation. Mais sur le premier moyen relevé d'office 5. Après avis donné aux parties conformément à l'article 1015 du code de procédure civile, il est fait application de l'article 620, alinéa 2, du même code. Vu les articles L. 1221-1, L. 1231-1, L. 1237-1, L. 1237-2, L. 1235-1 et L. 1235-3 du code du travail : 6. Il résulte des cinq premiers textes que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail.
Cour de cassation, Chambre sociale, 20 mai 2026, 25-10.071
Cour de cassation; qu'en statuant de la sorte, par des motifs impuissants à faire ressortir une volonté claire et non équivoque, de la part du salarié, de rompre le contrat de travail le 22 juin 2020, laquelle ne pouvait ressortir du seul fait de ne pas avoir donné suite à une proposition ultérieure de signer un contrat à durée indéterminée écrit et de ne pas s'être présenté pour reprendre le travail, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1231-1 et L. 1237-1 du code du travail. » Réponse de la Cour Vu les articles L. 1231-1 et L. 1237-1 du code du travail : 5. Il résulte de ces textes que la démission est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail.
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-2, 13 mai 2026, 23/01625
Cour d'appelrestant, peu importe qu'il ait accepté ou non la demande de préavis. La salariée ne conclut pas sur ce point. La prise d'acte de la rupture du contrat qui n'est pas justifiée produit les effets d'une démission. Il en résulte que le salarié doit à l'employeur le montant de l'indemnité compensatrice de préavis résultant de l'application de l'article L. 1237-1 du code du travail (Soc., 8 juin 2011, pourvoi n° 09-43.208, Bull. 2011, V, n° 141). En l'espèce, la salariée n'ayant effectué que partiellement son préavis et sa démission équivoque produisant les effets d'une démission, elle est redevable d'une indemnité compensatrice de préavis pour la période du 16 avril 2022 au 22 juin 2022, qui doit être fixée à la somme de 13 841,85 euros.
Cour d'appel de Chambéry, Chbre Sociale Prud'Hommes, 7 mai 2026, 24/01453
Cour d'appelIl est de principe que lorsque les manquements reprochés à l'employeur ne sont pas établis ou ne sont pas suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat travail, la prise d'acte produit les effets d'une démission et le salarié qui ne peut prétendre à aucune indemnité de rupture, peut être condamné à verser à l'employeur une indemnité pour non-respect du préavis sauf si l'employeur l'en a dispensé. En application de l'article L.1237-1 du code du travail, il a été jugé que la prise d'acte de la rupture du contrat qui n'est pas justifiée produit les effets d'une démission si bien que le salarié doit à l'employeur le montant de l'indemnité compensatrice de préavis (Cour de cassation, chambre sociale, 15 avril 2015, 13-25.815).
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1237-1
Méthode et périmètre
Source et précautions
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