Code du travail
Article L. 1232-6 : texte et décisions associées – page 206
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Texte disponible
Article L. 1232-6
Lorsque l'employeur décide de licencier un salarié, il lui notifie sa décision par lettre recommandée avec avis de réception.
Cette lettre comporte l'énoncé du ou des motifs invoqués par l'employeur.
Elle ne peut être expédiée moins de deux jours ouvrables après la date prévue de l'entretien préalable au licenciement auquel le salarié a été convoqué.
Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités d'application du présent article. Un arrêté du ministre chargé du travail fixe les modèles que l'employeur peut utiliser pour procéder à la notification du licenciement.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 1232-6
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 novembre 2013, 12-22.065
Cour de cassationnon-équivoque, ne pouvait, en l'absence de lettre de licenciement, débouter le salarié de ses demandes d'indemnités de rupture et de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse et non-respect de la procédure ; qu'en statuant comme ci-dessus, la cour d'appel a violé les dispositions combinées des articles L. 1231-1, L. 1232-1, L. 1232-6, L. 1234-5 et L. 1235-5 du code du travail ; SECOND MOYEN DE CASSATION : Il est fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué d'avoir débouté M. X... de ses demandes tendant à voir son employeur condamné à lui payer des rappels de salaire, une prime de froid et des congés payés au titre des journées d'absence portées sur ses bulletins de salaire, AUX MOTIFS QUE l'examen des bulletins de salaires fait apparaître que M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 31 octobre 2013, 12-19.092
Cour de cassationcomportement dépourvu de maîtrise de soi de M. X... ne permettait pas d'envisager son maintien à son poste, ce qui légitime le choix du licenciement pour faute grave » pour décider que la faute grave était établie qu'en statuant ainsi, la cour d'appel s'est prononcée sur des motifs qui ne figuraient pas dans la lettre de licenciement et a violé l'article L. 1232-6 du code du travail ; 2°/ que la perte d'autorité et de considération d'un chef de rang envers les autres salariés d'un restaurant n'est pas constitutive d'une faute grave ; qu'en relevant que « la perte de l'autorité et de la considération par les membres de l'équipe nécessaire à la fonction de maître d'hôtel générée par le comportement dépourvu de maîtrise de soi de M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-12.700
Cour de cassationL'envoi de la lettre recommandée avec avis de réception visée à l'article L. 1232-6 du code du travail n'est qu'un moyen légal de prévenir toute contestation sur la date de notification du licenciement. Dès lors, encourt la cassation l'arrêt qui a relevé que la lettre de licenciement avait été remise au salarié par un tiers, à la demande de l'employeur, alors que l'irrégularité de la notification ne prive pas le licenciement de cause réelle et sérieuse
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-22.342
Cour de cassationEn matière prud'homale, la preuve est libre. Rien ne s'oppose à ce que le juge prud'homal examine une attestation établie par un salarié ayant assisté à l'entretien préalable en représentation de l'employeur. Il appartient seulement à ce juge d'en apprécier souverainement la valeur et la portée. Doit être cassé l'arrêt qui écarte des attestations au seul motif que nul ne peut témoigner pour soi-même
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 11-13.721
Cour de cassationmotivée conformément aux exigences légales ; qu'en déclarant valide la transaction intervenue entre Mme X... et la société Vabel Impressions, sans rechercher, comme cela lui était demandé, si le motif invoqué dans la lettre de licenciement était précis et matériellement vérifiable, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1232-6, L. 1232-1 et L.
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-13.843
Cour de cassationdans sa mission d'imam en raison de l'emploi « de formateur éducateur » visé dans le contrat, sans rechercher si les fonctions réellement exercées n'étaient pas celles d'officier du culte, imam, auxquelles s'ajoutait l'activité complémentaire, également d'ordre spirituel de formateur-enseignant, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision au regard des articles L. 1221-1, L. 1232-1, L. 1232-6 et L. 1235-1 du code du travail ; 2°/ que si la lettre de licenciement doit énoncer les griefs dirigés à l'encontre du salarié, l'employeur n'est pas tenu de procéder à un exposé détaillé des fautes commises ; que dès lors en qualifiant d'imprécis le motif de « bilan d'activité indiquant que M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-18.972
Cour de cassationlettre de licenciement du 18 décembre 2009, l'engagement du salarié auprès d'une autre équipe, avant d'y être formellement autorisé par lettre du 12 octobre 2009, n'avait pas rendu illusoire toute reprise de la société Pro Sport Poitou par un autre partenaire financier, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1243-1 et L. 1232-6 du code du travail ; SECOND MOYEN DE CASSATION Me Z..., ès qualités, fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué d'avoir dit que la créance de M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-18.973
Cour de cassationétait énoncé dans la lettre de licenciement, l'engagement du salarié auprès d'une autre équipe, avant d'y être formellement autorisé par lettre du 12 octobre 2009, n'avait pas rendu illusoire toute reprise de la société Pro Sport Poitou par un autre partenaire financier, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1243-1 et L. 1232-6 du code du travail ; SECOND MOYEN DE CASSATION Me Z..., ès qualités, fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué d'avoir dit que la créance de M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-18.975
Cour de cassationlettre de licenciement du 18 décembre 2009, l'engagement du salarié auprès d'une autre équipe, avant d'y être formellement autorisé par lettre du 12 octobre 2009, n'avait pas rendu illusoire toute reprise de la société Pro Sport Poitou par un autre partenaire financier, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des articles L. 1243-1 et L. 1232-6 du code du travail ; SECOND MOYEN DE CASSATION Me Z..., ès qualités, fait grief à l'arrêt infirmatif attaqué d'avoir dit que la créance de M.
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-16.349
Cour de cassationde rechercher si la lettre que le CLUB DES SPORTS DE VAL D'ISERE a adressée au syndicat local des moniteurs de ski, auquel Monsieur X... était adhérent, ne contenait pas des griefs précis et matériellement vérifiables au soutien de sa décision de ne pas faire appel à Monsieur X... lors de la prochaine saison de ski, la cour d'appel a violé l'article L.1232-6 du Code du travail, ensemble les dispositions de la loi du 21 mars 1884 applicable aux syndicats professionnels. TROISIEME MOYEN DE CASSATION Il est fait grief à l'arrêt attaqué d'AVOIR ordonné à l'Association CLUB DES SPORTS DE VAL D'ISERE de remettre à Monsieur X... un reçu pour solde de tout compte ; AUX MOTIFS QUE « la Cour confirme le jugement déféré en ce qu'il a ordonné au Club des Sports de Val d'Isère de remettre à M. X...
Cour de cassation, Chambre sociale, 23 octobre 2013, 12-15.284
Cour de cassation, ce qui entraînait la nullité de l'accord transactionnel invoqué par l'employeur, peu important à cet égard le fait que le montant de l'indemnité transactionnelle ait été modifié après la rupture du contrat de travail, de surcroît au détriment du salarié, la cour d'appel n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations et a violé les articles L.1232-6 et L.1232-4 du code du travail, ensemble l'article 2044 du code civil ; Mais attendu qu'ayant relevé, par motifs propres et adoptés, que la seconde transaction était intervenue après la rupture du contrat de travail et portait sur un montant différent de celui de la première transaction, conclue avant la notification du licenciement, la cour d'appel, qui a constaté que la preuve n'était pas rapportée que les parties s'étaient entendues sur cette…
Cour de cassation, Chambre sociale, 16 octobre 2013, 12-13.033
Cour de cassation301, 09 ¿ à titre d'indemnité compensatrice de préavis, 303, 10 ¿ à titre d'indemnité compensatrice de congés payés sur préavis, 20. 000 ¿ à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice consécutif au licenciement, 1. 000 ¿ sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile outre une condamnation aux entiers dépens ; Sur la légitimité du licenciement : Des dispositions de l'article L. 1232-6 du Code du travail (anciens articles L. 122-14-1 et L. 122-14-2), il résulte que la lettre d'énonciation des motifs de licenciement fixe les limites du litige, l'employeur ne pouvant invoquer d'autre motif que celui qu'il a notifié au salarié dans la lettre de licenciement.
Thèmes rencontrés dans les décisions affichées
Comprendre
Guides expliquant l'article L. 1232-6
Méthode et périmètre
Source et précautions
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