Thème de droit social

Accident du travail / maladie professionnelle : décisions et repères – page 817

Cette page rassemble les décisions publiques dans lesquelles accident du travail / maladie professionnelle constitue un thème documentaire identifié.

Décisions indexées10 866
Dernière décision affichée16 janvier 1985
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Jurisprudence

Décisions récentes sur accident du travail / maladie professionnelle

10 866 décisions
9793

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 janvier 1985, 83-15.179

Cour de cassation

En l'état d'un accident du travail dont a été victime un ouvrier qualifié ayant eu plusieurs doigts sectionnés par une presse, les juges du fond justifient légalement leur décision écartant la faute inexcusable de l'employeur, en relevant que la victime avait concouru à la réalisation du dommage, dès lors qu'affecté à une machine homologuée, elle avait, contrairement aux instructions formelles qui lui avaient été notifiées, introduit son bras dans la zone dangereuse, par une ouverture qui était destinée à toute autre fin, omis d'utiliser pour accéder à une pièce dont la position défectueuse stoppait les mécanismes, les outils mis à sa disposition et négligé de faire appel à un technicien spécialiste, pour régler un incident mécanique excédant les limites de sa compétence.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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9794

Cour de cassation, Chambre sociale, 16 janvier 1985, 83-15.254

Cour de cassation

En l'état d'un vol commis dans un véhicule automobile utilisé par un organisme de crédit pour le transport de fonds, opération au cours de laquelle un convoyeur a été grièvement blessé, justifient légalement leur décision les juges du fond qui, tout en admettant que cet organisme avait commis une faute en ne respectant pas, pour le transport de fonds, les règles de sécurité contenues dans un accord professionnel, écartent le caractère d'exceptionnelle gravité de cette faute, en raison de l'intervention décisive de l'agresseur.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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9795

Cour de cassation, Chambre sociale, 9 janvier 1985, 83-15.215

Cour de cassation

Ne peut être considéré ni comme un accident du travail proprement dit ni comme un accident de trajet, l'accident de la circulation survenu à un salarié, qui, en état d'incapacité temporaire du fait d'un premier accident du travail, se dirigeait vers le centre hospitalier après être passé chez son employeur pour y retirer une feuille de soins. En effet, l'intéressé, dont le contrat de travail était suspendu ne se trouvait plus sous la dépendance de ce dernier et en allant chercher les imprimés nécessaires à la sauvegarde de ses droits, il accomplissait une démarche dictée par son intérêt personnel, peu important qu'il eût agi sur la recommandation de son employeur et que cette démarche fût en relation avec l'accident du travail dont il avait été précédemment victime.

9796

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 janvier 1985, 83-14.575

Cour de cassation

Ne constitue pas un accident de trajet, l'accident survenu à un salarié qui, après sa journée de travail, s'était rendu chez son dentiste dès lors qu'il n'y pas eu simple détour entre le lieu du travail et le domicile de l'intéressé, mais un autre trajet accompli dans une direction totalement différente de celle que la victime aurait dû prendre.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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9797

Cour de cassation, Chambre sociale, 17 décembre 1984, 83-13.822

Cour de cassation

Seules sont prises en charge au titre des accidents du travail les rechutes provenant de l'évolution des séquelles de l'accident, en dehors de tout événement extérieur, et non les accidents susceptibles de résulter de l'invalidité. N'est donc pas victime d'une rechute de son premier accident, mais d'un nouvel accident, qui, même s'il était en relation avec le premier ne pouvait être pris en charge au titre accident du travail, le salarié atteint d'un blocage lombaire après un faux mouvement survenu à son domicile.

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9798

Cour de cassation, Chambre sociale, 10 décembre 1984, 83-12.018

Cour de cassation

Lorsque un salarié a été blessé au cours de la collision survenue dans des circonstances demeurées indéterminées entre le camion qu'il conduisait et un autre véhicule, son employeur qui a conservé la garde du camion est, au regard de l'article 1384 alinéa 1er du Code civil responsable en principe au même titre que le gardien de l'autre véhicule du dommage qu'il a subi, la dette se divisant entre eux par part virile dans leurs rapports réciproques.

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9800

Cour de cassation, Chambre sociale, 21 novembre 1984, 83-14.404

Cour de cassation

Est irrecevable le recours contentieux formé après l'expiration des délais impartis, par un employeur contre la décision de la Caisse régionale d'assurance maladie fixant le taux de sa cotisation d'accident du travail pour un exercice déterminé, peu important les réclamations qu'il avait antérieurement adressées tant à cet organisme qu'à la Caisse primaire pour contester le caractère professionnel de l'affection présentée par l'un de ses salariés et l'inscription à son compte du capital de la rente accordée à ce dernier.

Accident du travail / maladie professionnelleRejet
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9801

Cour de cassation, Chambre sociale, 14 novembre 1984, 82-14.467

Cour de cassation

Si l'article L 468 du Code de la Sécurité sociale, modifié, a prévu la possibilité d'une réparation du préjudice moral subi par les ayants-droit de la victime, en cas d'accident mortel du travail reconnu imputable à une faute inexcusable de l'employeur, il se réfère pour déterminer les bénéficiaires de cette indemnisation à la liste limitative figurant à l'article L 454 dudit code, lequel ne mentionne pas la concubine.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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9802

Cour de cassation, Chambre sociale, 14 novembre 1984, 83-12.139

Cour de cassation

Les juges du fond peuvent estimer que la veuve d'un assuré social bénéficie de la présomption d'imputabilité du décès de son mari au travail et que son attitude exclusive de toute idée de fraude ou de dissimulation vis-à-vis de la caisse, ne caractérise pas la volonté de s'opposer à l'autopsie au sens de l'article L 477 du code de la sécurité sociale, en retenant que l'incinération, pratiquée cinq jours après le décès en exécution des volontés du défunt, ne pouvait être assimilée à un refus de l'autopsie et que dès lors rien n'interdisait à la veuve de la faire exécuter avant la déclaration d'accident du travail.

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9803

Cour de cassation, Chambre sociale, 7 novembre 1984, 83-13.366

Cour de cassation

Lorsque le secrétaire d'un comité d'entreprise a été blessé au cours d'un repas réunissant les anciens de la société, c'est à tort que, pour admettre le caractère professionnel de cet accident, la Cour d'appel a relevé que la présence de la victime à cette manisfestation représentait pour elle une obligation morale et que son absence aurait pu lui valoir la réprobation de son employeur, alors que cette circonstance était insuffisante pour conférer ce caractère à un accident survenu au cours d'une activité bénévole, exercée hors du temps et du lieu de travail et sans que l'intéressé eût reçu des ordres ou instructions de son employeur.

Accident du travail / maladie professionnelleCassation
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9804

Cour de cassation, Chambre sociale, 5 novembre 1984, 81-15.828

Cour de cassation

La responsabilité de l'employeur peut, aux termes de l'article L 468 du code de la sécurité sociale, se trouver engagée vis à vis de la victime ou de ses ayants droit en raison, non seulement de sa propre faute, mais également de celle des personnes qu'il s'est substituées dans la direction. Une décision de relaxe rendue au profit de l'employeur ne fait donc pas obstacle à ce qu'une majoration de rente soit accordée aux ayants droit de la victime en raison de la faute inexcusable commise par un chef de chantier substitué.

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