Cour de cassation, Chambre sociale, 11 octobre 2005, 03-44.386
Cour de cassationM. X... a saisi le conseil de prud'hommes afin de voir fixer sa créance salariale ; Attendu que pour le débouter de sa demande et le condamner à restituer à la société une somme de 22 867 euros, l'arrêt attaqué énonce que M. X... ne démontre pas que ses fonctions de directeur général étaient différentes de celles qu'il exerçait en qualité de mandataire social ni qu'il recevait des instructions ou des ordres de la part d'une quelconque hiérarchie de l'entreprise ; Qu'en statuant ainsi, alors qu'en présence d'un contrat de travail écrit, il incombe à celui qui en invoque le caractère fictif d'en apporter la preuve, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 5 juin 2003, entre les parties, par la cour d'appel de Paris ;