Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 02-44.894

Arrêt du 11 juin 2003Pourvoi n° 02-44.894

Non publiéLicenciementContrat de travailSalaire / rémunération
Solution
Cassation
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Réponse: D'où il suit que le pourvoi formé par l'Union locale CGT est irrecevable.
  • Solution: CASSE ET ANNULE, mais seulement en ses dispositions ayant débouté Mme X. de sa demande de rappel de salaire pour la période du 28 juillet 2001 au 8 août 2001, l'arrêt rendu le 30 mai 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Nîmes; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier.
  • Portée: Attendu que Mme X., employée par la société Morières emballages, a été victime d'un accident du travail le 2 novembre 1994, puis d'une rechute de cet accident le 10 septembre 1998; qu'à la suite du second examen prévu à l'article R. 241-51-1 du Code du travail, elle a été déclarée inapte définitivement à son emploi par le médecin du travail le 27 juin 2001; que, par lettre reçue par la société le 9 juillet 2001, elle a refusé le poste de reclassement qui lui était proposé; qu'elle a saisi en référé la juridiction prud'homale.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Accident du travail faits
  2. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

22 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Attendu que Mme X..., employée par la société Morières emballages, a été victime d'un accident du travail le 2 novembre 1994, puis d'une rechute de cet accident le 10 septembre 1998 ; qu'à la suite du second examen prévu à l'article R. 241-51-1 du Code du travail, elle a été déclarée inapte définitivement à son emploi par le médecin du travail le 27 juin 2001 ; que, par lettre reçue par la société le 9 juillet 2001, elle a refusé le poste de reclassement qui lui était proposé ; qu'elle a saisi en référé la juridiction prud'homale ;

Sur la recevabilité du pourvoi formé par l'Union locale CGT :

Vu l'article 984 du nouveau Code de procédure civile ;

Attendu que, selon ce texte, dans les matières où les parties sont dispensées du ministère d'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de Cassation, le pourvoi en cassation est formé par la partie ou son mandataire muni d'un pouvoir spécial ;

Attendu que la déclaration écrite de pourvoi mentionne que l'Union locale CGT est représentée par son secrétaire général en exercice, la signature apposée étant illisible ; qu'aucun pouvoir spécial n'a été joint ; qu'il n'a pas été justifié de disposition statutaire désignant le secrétaire général représentant du syndicat en justice ;

D'où il suit que le pourvoi formé par l'Union locale CGT est irrecevable;

Sur les second et troisième moyens du pourvoi de la salariée :

Attendu qu'il n'y a pas lieu de statuer sur ces moyens qui ne seraient pas de nature à permettre l'admission du pourvoi ;

Mais, sur le premier moyen du pourvoi :

Vu l'article L. 122-32-5 du Code du travail ;

Attendu que, selon ce texte, si le salarié déclaré inapte à son emploi par le médecin du travail à l'issue des périodes de suspension du contrat de travail consécutives à un accident du travail ou une maladie professionnelle, n'est pas reclassé dans l'entreprise à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail ou s'il n'est pas licencié, l'employeur est tenu de verser à l'intéressé, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail ;

Attendu que, pour limiter le rappel de salaire dû à la salariée à la période comprise entre le 9 août 2001 et le jour de la notification du licenciement, l'arrêt attaqué retient que le délai d'un mois fixé par l'article L. 122-32-5 du Code du travail a commencé à courir le 9 juillet 2001 ;

Qu'en statuant ainsi, alors qu'il résultait de ses propres constatations que la visite de reprise du travail avait eu lieu le 27 juin 2001, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS :

DECLARE IRRECEVABLE le pourvoi en tant que formé par l'Union locale CGT ;

Et, statuant sur le pourvoi formé par Mme X... ;

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ses dispositions ayant débouté Mme X... de sa demande de rappel de salaire pour la période du 28 juillet 2001 au 8 août 2001, l'arrêt rendu le 30 mai 2002, entre les parties, par la cour d'appel de Nîmes ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier ;

Condamne la société Morières emballages et l'Union locale CGT aux dépens ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du onze juin deux mille trois.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéCassationLicenciementContrat de travailSalaire / rémunérationAccident du travail / maladie professionnelleInaptitude / reclassementMédecine du travail

Identifiants et source

Identifiant source
61372688cd580146774264df

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 61372688cd580146774264df.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 11 juin 2003.

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Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.