Code du travail
Article L. 2253-1 : texte et décisions associées
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Article L. 2253-1
La convention de branche définit les conditions d'emploi et de travail des salariés. Elle peut en particulier définir les garanties qui leur sont applicables dans les matières suivantes :
1° Les salaires minima hiérarchiques ;
2° Les classifications ;
3° La mutualisation des fonds de financement du paritarisme ;
4° La mutualisation des fonds de la formation professionnelle ;
5° Les garanties collectives complémentaires mentionnées à l'article L. 912-1 du code de la sécurité sociale ;
6° Les mesures énoncées à l'article L. 3121-14, au 1° de l'article L. 3121-44, à l'article L. 3122-16, au premier alinéa de l'article L. 3123-19 et aux articles L. 3123-21 et L. 3123-22 du présent code et relatives à la durée du travail, à la répartition et à l'aménagement des horaires ;
7° Les mesures relatives aux contrats de travail à durée déterminée et aux contrats de travail temporaire énoncées aux articles L. 1242-8, L. 1243-13, L. 1244-3, L. 1244-4, L. 1251-12, L. 1251-35, L. 1251-36 et L. 1251-37 du présent code ;
8° Les mesures relatives au contrat à durée indéterminée de chantier ou d'opération énoncées aux articles L. 1223-8 et L. 1223-9 du présent code ;
9° L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
10° Les conditions et les durées de renouvellement de la période d'essai mentionnées à l'article L. 1221-21 du code du travail ;
11° Les modalités selon lesquelles la poursuite des contrats de travail est organisée entre deux entreprises lorsque les conditions d'application de l'article L. 1224-1 ne sont pas réunies ;
12° Les cas de mise à disposition d'un salarié temporaire auprès d'une entreprise utilisatrice mentionnés aux 1° et 2° de l'article L. 1251-7 du présent code ;
13° La rémunération minimale du salarié porté, ainsi que le montant de l'indemnité d'apport d'affaire, mentionnée aux articles L. 1254-2 et L. 1254-9 du présent code ;
Dans les matières énumérées au 1° à 13°, les stipulations de la convention de branche ou de l'accord couvrant un champ territorial ou professionnel plus large prévalent sur la convention d'entreprise conclue antérieurement ou postérieurement à la date de leur entrée en vigueur, sauf lorsque la convention d'entreprise assure des garanties au moins équivalentes. Cette équivalence des garanties s'apprécie par ensemble de garanties se rapportant à la même matière.
Jurisprudence
Décisions citant l'article L. 2253-1
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 11 septembre 2026, 23/05131
Cour d'appelQue par ailleurs seules les primes liées à l'exercice de l'activité professionnelle doivent être déduites pour apprécier le respect du minimum conventionnel ; Qu'il ressort de l'annexe 1 relative à la rémunération annexée à la convention collective nationale de travail des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées que : 'Article 1er : Les salaires minima hiérarchiques au sens de l'article L.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 11 septembre 2026, 23/05133
Cour d'appelQue par ailleurs seules les primes liées à l'exercice de l'activité professionnelle doivent être déduites pour apprécier le respect du minimum conventionnel ; Qu'il ressort de l'annexe 1 relative à la rémunération annexée à la convention collective nationale de travail des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées que : 'Article 1er : Les salaires minima hiérarchiques au sens de l'article L.
Cour d'appel de Lyon, CHAMBRE SOCIALE B, 11 septembre 2026, 23/05129
Cour d'appelQue par ailleurs seules les primes liées à l'exercice de l'activité professionnelle doivent être déduites pour apprécier le respect du minimum conventionnel ; Qu'il ressort de l'annexe 1 relative à la rémunération annexée à la convention collective nationale de travail des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées que : 'Article 1er : Les salaires minima hiérarchiques au sens de l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 9 septembre 2026, 25/00704
Cour d'appelQu'elle a retenu le coefficient H16 de la nouvelle convention comme référence 2024 puisque la convention antérieure n'était plus en vigueur, sans que ce changement de référentiel vaille application de la classification et de la rémunération prévus par la nouvelle convention collective de 2024 ; - que les dispositions contractuelles (contrat de travail, avenant du 17 décembre 2010) renvoient à une classification et une rémunération propres à l'APF ; - que l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 9 septembre 2026, 25/00703
Cour d'appelQu'elle a retenu le coefficient H16 de la nouvelle convention comme référence 2024 puisque la convention antérieure n'était plus en vigueur, sans que ce changement de référentiel vaille application de la classification et de la rémunération prévus par la nouvelle convention collective de 2024 ; - les dispositions contractuelles (contrat de travail, avenant du 17 décembre 2010) renvoient à une classification et une rémunération propres à l'APF ; - l'article L.
Cour d'appel de Paris, Pôle 6 - Chambre 4, 9 septembre 2026, 25/00702
Cour d'appelQu'elle a retenu le coefficient H16 de la nouvelle convention comme référence 2024 puisque la convention antérieure n'était plus en vigueur, sans que ce changement de référentiel vaille application de la classification et de la rémunération prévus par la nouvelle convention collective de 2024 ; - les dispositions contractuelles (contrat de travail, avenant du 17 décembre 2010) renvoient à une classification et une rémunération propres à l'APF ; - l'article L.
Cour d'appel de Nancy, Chambre sociale-2ème sect, 28 mai 2026, 25/00537
Cour d'appelL'article 2254-2 du code du travail dispose qu'afin de répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l'entreprise ou en vue de préserver, ou de développer l'emploi, un accord de performance collective peut : - aménager la durée du travail, ses modalités d'organisation et de répartition ; - aménager la rémunération au sens de l'article L. 3221-3 dans le respect des salaires minima hiérarchiques mentionnés au 1° du I de l'article L. 2253-1 ; - déterminer les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l'entreprise. Il convient de relever que ces dispositions figurent dans le Livre II du code du travail consacré aux conventions et accords collectifs de travail, l'accord de performance collective relevant de cette dernière catégorie.
Cour de cassation, Chambre sociale, 28 mai 2026, 24-19.471
Cour de cassationSelon le second, afin de répondre aux nécessités liées au fonctionnement de l'entreprise ou en vue de préserver, ou de développer l'emploi, un accord de performance collective peut : - aménager la durée du travail, ses modalités d'organisation et de répartition, - aménager la rémunération au sens de l'article L. 3221-3 dans le respect des salaires minima hiérarchiques mentionnés au 1° du I de l'article L. 2253-1, - déterminer les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l'entreprise. Les stipulations de l'accord se substituent de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail, y compris en matière de rémunération, de durée du travail et de mobilité professionnelle ou géographique interne à l'entreprise.
Cour de cassation, Chambre sociale, 28 mai 2026, 24-19.461
Cour de cassationIl résulte des articles L.2254-1 et L. 2254-2 du code du travail que l'effet substitutif aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail d'un accord de performance collective ne s'applique qu'à ses dispositions tendant à aménager la durée du travail, ses modalités d'organisation et de répartition, à aménager la rémunération au sens de l'article L. 3221-3 dans le respect des salaires minima hiérarchiques mentionnés au 1° du I de l'article L. 2253-1 ou à déterminer les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l'entreprise, en sorte que le licenciement du salarié qui refuse l'application à son contrat de travail d'un accord de performance collective comportant des dispositions étrangères à ces objets et modifiant son contrat de travail, est sans cause réelle et sérieuse.
Cour de cassation, Chambre sociale, 28 mai 2026, 24-19.575
Cour de cassationIl résulte des articles L. 2221-1, L. 2221-2, L. 2254-1 et L. 2254-2 du code du travail que, si l'effet substitutif aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail d'un accord collectif de performance ne s'applique qu'à ses dispositions tendant à aménager la durée du travail, ses modalités d'organisation et de répartition, à aménager la rémunération au sens de l'article L. 3221-3 dans le respect des salaires minima hiérarchiques mentionnés au 1° du I de l'article L. 2253-1 ou à déterminer les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l'entreprise, la seule présence, dans cet accord collectif, de clauses étrangères à ces objets n'entraîne la nullité, ni de l'acte lui-même, ni desdites clauses
Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 4-3, 21 mai 2026, 21/15879
Cour d'appeldes éléments artistiques, notamment des images et du son, en respectant le scénario ou la ligne éditoriale), comme un poste de niveau IIIA qui appartient à la catégorie des cadres. L'accord d'entreprise du 28 mai 2013 place ce poste de chef monteur parmi les techniciens supérieurs appartenant au groupe 4. Néanmoins selon les dispositions de l'article L.2253-1 du code du travail, en matière de classification, l'accord de branche prime sur l'accord d'entreprise, sauf si celui-ci assure des garantie au moins équivalentes. Cette classification à partir du groupe 4 n'est pas non plus de nature à empêcher une évolution de la classification du poste en fonction des tâches et des responsabilités réellement accomplies.
Cour de cassation, Chambre sociale, 6 mai 2026, 24-13.880
Cour de cassationLorsque les organisations patronales et syndicales, signataires d'une convention collective ou d'un accord de branche, prévoient que les dispositions de la convention collective ou de l'accord de branche n'entreront en vigueur qu'à une date fixée en fonction de l'adoption de l'arrêté par lequel le ministre chargé du travail en décide l'extension, les dispositions de la convention collective ou de l'accord de branche n'ont d'effet obligatoire qu'à compter de la survenance de cet événement pour tous les employeurs relevant de son champ professionnel et géographique, fussent-ils signataires de l'accord, membres ou adhérents d'une organisation patronale signataire.
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Méthode et périmètre
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