Cour d'appel de Douai, Sociale A salle 2, 29 mai 2026, 25/00302
Cour d'appelet promet d'adopter un comportement exemplaire si elle est maintenue dans un emploi de femme de ménage. Il résulte de l'ensemble de ces éléments qu'il est démontré que Mme [Y] a établi, à plusieurs reprises, des relevés d'horaires intentionnellement erronés. Cette surestimation fallacieuse du temps de travail effectif a entraîné le paiement d'heures supplémentaires indues (mentionnées sur le bulletin de salaire du mois de mai 2022). Compte tenu des fonctions de gouvernante exercées par la salariée, en charge de superviser l'activité des femmes de ménage, de l'importance et de la répétition des déclarations frauduleuses, la cour retient, sans qu'il soit nécessaire d'analyser le grief tiré de l'abandon de poste, que ces agissements fautifs étaient de nature à empêcher la poursuite du contrat de travail, même pendant la durée du préavis. Le licenciement pour faute grave s'avère donc fondé.