Cour de cassation, Chambre sociale, 14 juin 1990, 88-42.743
Cour de cassationl'employeur fait grief à l'arrêt d'avoir dit que le licenciement de M. Y... avait eu lieu sans cause réelle et sérieuse et d'avoir en conséquence condamné l'employeur à payer au salarié des dommages-intérêts pour rupture abusive de son contrat de travail ; alors, d'une part, que l'article 10 de la convention collective du travail du bâtiment, autorise le licenciement de l'ouvrier malade lorsque l'employeur est obligé de procéder au remplacement de l'intéressé avant la date présumée de son retour ; que ce texte qui ne distingue pas, suivant la durée de la maladie, ni suivant sa gravité, n'exige ni la preuve d'une embauche, ni celle d'un remplacement définitif ; que, dès lors, en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel, qui a néanmoins admis la