Cour de cassation, Chambre sociale, 5 mars 1986, 83-42.384
Cour de cassationL'annulation par l'autorité hiérarchique de l'autorisation de licenciement d'un salarié protégé donnée par l'inspecteur du travail ne laisse rien subsister de celle-ci et le salarié a droit à réparation à compter du licenciement. Encourt donc la cassation la Cour d'appel qui, pour rejeter la demande d'un salarié protégé, délégué syndical, en paiement d'une indemnité compensatrice de la perte de ses salaires pour la période comprise entre son licenciement et sa réintégration, retient que l'annulation par le ministre de l'autorisation donnée par l'inspecteur du travail n'avait pas d'effet rétroactif mais rendait le licenciement inopérant pour l'avenir seulement et que l'employeur, qui n'avait commis aucune faute, ne pouvait être tenu d'indemniser le salarié du préjudice résultant de la perte de ses salaires entre le licenciement et la date de l'annulation ministérielle.