Cour de cassation, Chambre sociale, 27 juin 1991, 90-40.266
Cour de cassationl'employeur fait grief à l'arrêt d'avoir considéré que les faits ayant entraîné le licenciement du salarié n'étaient pas constitutifs d'une faute grave et de l'avoir condamné, en conséquence, à payer à M. X... des indemnités de préavis et de licenciement, alors, d'une part, que les conditions de l'existence éventuelle d'un motif réel et sérieux de licenciement, comme celles d'une faute grave, ne peuvent s'apprécier qu'au moment du licenciement ; que la cour d'appel, qui avait constaté la réalité des faits reprochés au salarié et relevé que ces faits pourraient être constitutifs d'une faute grave, ne s'est fondée, pour écarter la qualification de faute grave, que sur un certificat médical établi plus de six mois après le licenciement et imputant le comportement du salarié à des troubles psychiatriques dont l'intéressé aurait souffert à l'époque des faits ;