Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 84-45.880

Arrêt du 16 juillet 1987Pourvoi n° 84-45.880

Publié au BulletinLicenciementCause réelle et sérieuseLicenciement économique / PSE
Solution
Rejette la demande ou le recours
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Solution : Rejette la demande ou le recours.

Procédure

Chronologie du litige

Jalons datés et vérifiables détectés dans la décision
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Document officiel

Texte intégral

5 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique, pris de la violation de l'article L. 122-14-3 du Code du travail :.

Attendu qu'il est fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 28 octobre 1983) d'avoir rejeté la demande de M. X..., vendeur de la société Citroën, en paiement de dommages-intérêts pour la rupture abusive de son contrat de travail intervenue le 10 juin 1979, alors que le refus par le salarié de la modification unilatérale par l'employeur de la rémunération ne saurait constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement, même lorsque la modification est faite dans l'intérêt de l'entreprise, qu'en l'absence de toute faute du salarié et de toute procédure de licenciement économique, le salarié a droit au maintien intégral de son contrat de travail ;

Mais attendu que la cour d'appel, qui a exactement énoncé que si la modification de la grille de la rémunération des vendeurs à compter du 1er janvier 1979 réalisée par décision unilatérale de l'employeur entraînait en cas de refus des intéressés la rupture du contrat de travail à la charge de l'employeur, a relevé que celui-ci avait modifié dans le but d'une bonne gestion de l'entreprise les modalités de rémunération de certains de ses salariés ; qu'en l'état de ces constatations, la cour d'appel, par une décision motivée, d'une part, n'a fait qu'user des pouvoirs qu'elle tient de l'article L. 122-14-3 du Code du travail en décidant que le licenciement de M. X... procédait d'une cause répondant aux exigences de ce texte, et d'autre part, a pu estimer qu'il ne pouvait être reproché à l'employeur d'avoir agi de manière abusive ou avec une légèreté blâmable ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Thèmes repérés dans le texte

Publié au BulletinRejetLicenciementCause réelle et sérieuseLicenciement économique / PSEContrat de travailSalaire / rémunération

Identifiants documentaires

Identifiant source
6079b10c9ba5988459c51122

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