Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 96-44.292

Arrêt du 15 juillet 1998Pourvoi n° 96-44.292

Non publiéLicenciementCause réelle et sérieuseContrat de travail
Solution
Casse et annule partiellement la décision attaquée
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Solution : Casse et annule partiellement la décision attaquée.
  • Mesure procédurale : Renvoi.

Procédure

Chronologie du litige

Jalons datés et vérifiables détectés dans la décision
  1. Licenciement faits
  2. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

19 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par M. X... Para, demeurant ..., en cassation d'un arrêt rendu le 10 juin 1996 par la cour d'appel de Grenoble (chambre sociale), au profit de M. Henri Z..., entreprise Z... dont le siège est ..., défendeur à la cassation ;

EN PRESENCE DE :

1°/ M. Y..., ès qualités de représentant des créanciers du redressement judiciaire de M. Henri Z..., demeurant ...,

2°/ l'ASSEDIC - AGS du Val de Durance, dont le siège est ..., LA COUR, en l'audience publique du 3 juin 1998, où étaient présents : M. Merlin, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, Mme Lemoine-Jeanjean, conseiller rapporteur, M. Brissier, conseiller, M. Besson, conseiller référendaire, M. Martin, avocat général, Mlle Lambert, greffier de chambre ;

Sur le rapport de Mme Lemoine-Jeanjean, conseiller, les observations de Me Baraduc-Benabent, avocat de M. Z..., les conclusions de M. Martin, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Vu l'article L. 122-14-5 du Code du travail ;

Attendu que M. A... a été engagé en avril 1982 par M. Z... et licencié le 11 avril 1992;

qu'il a saisi la juridiction prud'homale d'une demande tendant au paiement de diverses indemnités ;

Attendu que, pour fixer la créance de M. A... à inscrire au passif du redressement judiciaire de M. Z..., à, notamment, 1 franc à titre d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a énoncé que M. Z... employait moins de 11 salariés et que M. A... ne justifiait pas de son préjudice ;

Attendu, cependant, que le licenciement sans cause réelle et sérieuse d'un salarié cause nécessairement à celui-ci un préjudice qu'il convient de réparer dans son intégralité et non, seulement, par l'octroi d'une somme symbolique ;

Qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel a violé le texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce que la cour d'appel a fixé à 1 franc l'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, l'arrêt rendu le 10 juin 1996, entre les parties, par la cour d'appel de Grenoble;

remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Lyon ;

Laisse à chaque partie la charge de ses dépens ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du quinze juillet mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Thèmes repérés dans le texte

Non publiéCassationLicenciementCause réelle et sérieuseContrat de travailAGS / liquidation judiciaire

Identifiants documentaires

Identifiant source
61372319cd580146774056b1

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