Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 11-22.065

Arrêt du 12 décembre 2012Pourvoi n° 11-22.065

Non publiéLicenciementCause réelle et sérieuseFaute grave
Solution
Rejet
Publication
Non publié
ECLI
ECLI:FR:CCASS:2012:SO02623

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: Mais attendu que la cour d'appel, qui a relevé que la salariée avait contesté sa démission verbale à la suite du courrier de l'employeur prenant acte de cette démission, a statué sur le licenciement; que le moyen n'est pas fondé.
  • Réponse: Attendu que la cour d'appel, qui a relevé que la salariée avait contesté sa démission verbale à la suite du courrier de l'employeur prenant acte de cette démission, a statué sur le licenciement; que le moyen n'est pas fondé.
  • Solution: Rejet.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Saisine prud'homale prudhommes
  2. Licenciement faits
  3. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

15 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Attendu, selon l'arrêt attaqué, Mme X... a été engagée le 1er septembre 1998, par Mme Y..., en qualité d'auxiliaire maternelle niveau 2, pour assurer la garde de deux enfants et exécuter des tâches ménagères au domicile de l'employeur ; que l'employeur a adressé à la salariée une lettre en date du 9 janvier 2007 en lui indiquant qu'il considérait le contrat rompu par sa démission verbale en date du 2 janvier 2007 ; qu'ayant contesté sa démission par lettre en date du 10 janvier 2007, la salariée a saisi la juridiction prud'homale, le 8 février 2007, pour que la rupture du contrat de travail soit jugée sans cause réelle et sérieuse ; qu'elle a été licenciée, le 23 mars 2007, pour faute grave en raison d'une absence injustifiée depuis le 8 février 2007 ;

Attendu que la salariée fait grief à l'arrêt de déclarer régulier et bien fondé son licenciement pour faute grave et de rejeter l'ensemble de ses demandes, alors, selon le moyen, que la lettre de M. Y... du 9 janvier 2007, prenant acte d'une prétendue démission de Mme X... du 2 janvier précédent, a rompu définitivement le contrat de travail sans que la procédure de licenciement ait été mise en oeuvre, une telle rupture s'analysant en un licenciement sans cause réelle et sérieuse, qu'ainsi la salariée ne pouvait avoir abandonné le 8 février 2007 un poste de travail qui n'était plus le sien depuis le 9 janvier précédent et qu'en statuant comme elle l'a fait, la cour d'appel a violé les articles L. 1231-1 et suivants du code du travail ;

Mais attendu que la cour d'appel, qui a relevé que la salariée avait contesté sa démission verbale à la suite du courrier de l'employeur prenant acte de cette démission, a statué sur le licenciement ; que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne Mme X... aux dépens ;

Vu les articles 700 du code de procédure civile et 37 de la loi du 10 juillet 1991, rejette les demandes ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du douze décembre deux mille douze.

MOYEN ANNEXE au présent arrêt

Moyen produit par la SCP Le Griel, avocat aux Conseils, pour Mme X...

Il est reproché à l'arrêt attaqué d'avoir confirmé partiellement le jugement entrepris, d'avoir déclaré régulier et bien fondé le licenciement de l'exposante pour faute grave notifié le 23 mars 2007 par son employeur et d'avoir rejeté l'ensemble de ses demandes,

aux motifs que « les faits invoqués par la salariée n'étant pas établis, il convient de relever son abandon de poste le 8 février 2007, qui a motivé le licenciement pour faute grave notifié le 23 mars 2007 », que « la lettre de Monsieur Y... du 9 janvier 2007, dont la validité ne peut être contestée s'agissant d'un emploi familial, doit être toutefois limitée dans ses effets puisque prenant acte de la démission prétendue du 2 janvier, elle était contestée par Madame X... dans sa lettre du 10 janvier, qui loin de proposer de reprendre le travail, demandait à son employeur de manière explicite, de prononcer son licenciement, ce qui était formalisé le 23 mars », et qu'« en conséquence, il convient de constater la légitimité du licenciement pour faute grave prononcé le 23 mars 2007, la procédure de licenciement ayant été respectée »,

alors que la lettre de Monsieur Y... du 9 janvier 2007, prenant acte d'une prétendue démission de l'exposante du 2 janvier précédent, a rompu définitivement le contrat de travail sans que la procédure de licenciement ait été mise en oeuvre, une telle rupture s'analysant en un licenciement sans cause réelle et sérieuse, qu'ainsi l'exposante ne pouvait avoir abandonné le 8 février 2007 un poste de travail qui n'était plus le sien depuis le 9 janvier précédent et qu'en statuant comme elle l'a fait, la Cour d'appel a violé les articles L. 1231-1 et suivants du Code du travail.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéRejetLicenciementCause réelle et sérieuseFaute graveDémissionContrat de travail

Identifiants et source

ECLI
ECLI:FR:CCASS:2012:SO02623
Identifiant source
6137285ecd58014677430c0b

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6137285ecd58014677430c0b.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 12 décembre 2012.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.