Cour de cassation, Chambre sociale, 22 septembre 1993, 92-41.064
Cour de cassationappel a violé l'article L. 122-40 du Code du travail prévoyant que les poursuites disciplinaires ne pouvaient être prononcées plus de deux mois après les faits fautifs ; et alors, enfin, que la cour d'appel a violé l'article 33 de la convention collective nationale des établissements et services pour personnes inadaptées et handicapées qui dispose que "sauf faute grave, il ne pourra y avoir de mesure de licenciement à l'égard d'un salarié si ce dernier n'a pas fait l'objet précédemment d'au moins deux des sanctions citées ci-dessus" ; Mais attendu, en premier lieu, qu'il ne résulte ni de l'arrêt ni des conclusions que le salarié ait soutenu devant les juges du fond que les poursuites disciplinaires aient été engagées plus de deux mois après la commission des faits ; Attendu, en second lieu, que la cour d'appel a retenu que les agissements du salarié constituaient une faute grave ;…