Cour de cassation, Chambre sociale, 26 octobre 1995, 94-42.333
Cour de cassationMais sur le moyen unique, pris en sa seconde branche : Vu l'article L. 122-6 du Code du travail ; Attendu que, après avoir décidé que le licenciement était justifié par une cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a débouté le salarié de sa demande en paiement de l'indemnité compensatrice de préavis ; Qu'en statuant ainsi sans constater l'existence d'une faute grave, la cour d'appel a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, mais seulement en ses dispositions ayant débouté le salarié de sa demande en paiement de l'indemnité compensatrice de préavis, l'arrêt rendu le 14 septembre 1993, entre les parties, par la cour d'appel de Metz ; remet, en conséquence, quant à ce, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Nancy ; Condamne la société Sojardis supermarché Super U,…