Cour de cassation, Chambre sociale, 11 décembre 1990, 88-42.465
Cour de cassationB..., les conclusions de M. Dorwling-Carter, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; ! - Sur le premier moyen : Attendu selon l'arrêt attaqué (Paris 17 mars 1988), que M. B..., engagé le 2 janvier 1971 en qualité de monteur-électricien par M. A... et chargé par la suite des fonctions de chef de chantier a, le 30 mars 1985, été licencié pour faute grave ; qu'il fait grief à l'arrêt attaqué de l'avoir débouté de sa demande en paiement d'une indemnité de préavis, d'une indemnité de licenciement et d'une indemnité de congédiement sans cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen d'une part, que lorsque des faits reprochés à un salarié ont donné lieu à un avertissement écrit, ces mêmes faits ne peuvent être invoqués à l'appui d'une décision de licenciement ; qu'il résulte des constatations de la cour d'appel que l'acte d'insubordination invoqué contre M.