Cour de cassation, Chambre sociale, 14 mai 2008, 06-46.095
Cour de cassationX..., salarié de la société Manzoni Bouchot fonderie, a été licencié pour faute lourde le 31 juillet 2003 pour avoir, lors d'un mouvement de grève engagé pour le paiement de la prime d'intéressement de l'année 2002, personnellement entravé le 17 juillet 2003 la liberté de travail des salariés non-grévistes ; Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt d'avoir jugé son licenciement fondé sur une faute lourde alors, selon le moyen : 1°/ que l'occupation d'une entreprise, lorsqu'elle n'a qu'un caractère symbolique et qu'aucune entrave n'a été apportée par les grévistes à la liberté du travail, ne constitue pas une faute lourde ; d'où il résulte qu'en estimant justifié le licenciement du salarié gréviste, aux motifs qu'il ressortait des constatations particulières effectuées par M. Y..., huissier, que M. X...