Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 96-45.045

Arrêt du 8 juin 1999Pourvoi n° 96-45.045

Publié au BulletinContrat de travailDiscriminationCSE / représentants du personnel
Solution
Rejette la demande ou le recours
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • La protection exceptionnelle et exorbitante du droit commun dont bénéficient les salariés investis d'un mandat électif ou syndical s'étend aux candidats à ces élections ; les dispositions de l'article L. 425-1, alinéa 6, du Code du travail qui subordonnent le transfert d'un délégué du personnel, en cas de cession partielle d'entreprise ou d'établissement, à l'autorisation préalable de l'inspecteur du Travail étant destinées à permettre à celui-ci de s'assurer que le salarié ne fait pas l'objet d'une mesure discriminatoire ne se limitent pas aux seuls représentants élus, et s'appliquent aux candidats aux élections qui sont exposés au même risque.
  • Solution : Rejette la demande ou le recours.

Procédure

Chronologie du litige

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Document officiel

Texte intégral

6 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique du pourvoi :

Attendu, selon l'arrêt confirmatif attaqué (Paris, 12 septembre 1996), que M. X..., salarié de la société Euronetec France, était affecté en dernier lieu, pour un horaire global de 153 heures 50 par mois sur les chantiers CDG 1, CDJ 1, et sur le chantier Eliance à raison pour ce dernier chantier de 4 heures 50 par jour du lundi au jeudi et les samedi et dimanche ; que ce chantier ayant été repris par la société Comatec le 1er octobre 1995, la société Euronetec lui a notifié de nouveaux horaires ramenés à 32 heures 50 par mois, à la suite de son passage au service de la société Comatec ; que M. X..., faisant état de la qualité de salarié protégé en raison de sa candidature aux élections des délégués du personnel, a fait valoir que son contrat de travail ne pouvait être ni modifié, ni transféré partiellement sans autorisation de l'inspecteur du Travail ; que sur le refus de son employeur, il a saisi la formation de référé du conseil de prud'hommes ;

Attendu que la société Euronetec France fait grief à l'arrêt d'avoir ordonné la poursuite de son contrat de travail initial sous astreinte, alors, selon le moyen, que le transfert partiel du contrat de travail en application de l'article L. 122-12 du Code du travail ne requiert pas l'autorisation de l'inspecteur du Travail lorsque, à la date de la cession partielle d'entreprise, ce salarié était simplement candidat à une élection de représentant du personnel ; qu'en étendant la protection spécifique dont bénéficient les représentants élus du personnel aux seuls candidats à une telle élection, la cour d'appel a violé les articles L. 425-1 et L. 436-1 du Code du travail ;

Mais attendu que la protection exceptionnelle et exorbitante du droit commun dont bénéficient les salariés investis d'un mandat électif ou syndical s'étend aux candidats aux élections ; que les dispositions de l'article L. 425-1, alinéa 6, du Code du travail qui subordonnent le transfert d'un délégué du personnel en cas de cession partielle d'entreprise ou d'établissement, à l'autorisation préalable de l'inspecteur du Travail étant destinées à permettre à celui-ci de s'assurer que le salarié ne fait pas l'objet d'une mesure discriminatoire, ne se limitent pas aux seuls représentants élus, et s'appliquent aux candidats aux élections qui sont exposés au même risque ; qu'il en résulte que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Publié au BulletinRejetContrat de travailDiscriminationCSE / représentants du personnelÉlections professionnellesSalarié protégéInspection du travail

Identifiants et source

Identifiant source
6079b1a49ba5988459c52cce

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b1a49ba5988459c52cce.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 8 juin 1999.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.