Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 88-60.547

Arrêt du 4 juillet 1989Pourvoi n° 88-60.547

Non publiéLicenciementCSE / représentants du personnelÉlections professionnelles
Solution
Rejet
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Procédure: LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant: Sur le pourvoi formé par Monsieur Jean-Pierre H., demeurant chemin des Vautes à Le Beausset (Var), en cassation d'un jugement rendu le 16 juin 1988 par le tribunal d'instance de Toulon, au profit: 1°/ de Monsieur le directeur de la société anonyme CITROEN, dont le siège est avenue de l'Université, BP 144 à La Valette du Var (Var), 2°/ du syndicat UD-FO, sis 12, place Armand Valle à Toulon (Var), 3°/ du syndicat CGT, pris en la personne de M. G., sis Bourse du Travail, rue F.
  • Réponse: D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli.
  • Solution: Rejet.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Arrêt de cassation Cour de cassation

Actions

Ajouter aux favoris
Créer une veille proche

Document officiel

Texte intégral

17 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par Monsieur Jean-Pierre H..., demeurant chemin des Vautes à Le Beausset (Var),

en cassation d'un jugement rendu le 16 juin 1988 par le tribunal d'instance de Toulon, au profit :

1°/ de Monsieur le directeur de la société anonyme CITROEN, dont le siège est avenue de l'Université, BP 144 à La Valette du Var (Var),

2°/ du syndicat UD-FO, sis 12, place Armand Valle à Toulon (Var),

3°/ du syndicat CGT, pris en la personne de M. G..., sis Bourse du Travail, rue F. Pelloutier à Toulon (Var),

4°/ du syndicat CSL, pris en la personne de M. X..., sis ...,

5°/ de Monsieur André A..., représentant FO, demeurant ...,

6°/ de Monsieur André E..., syndicat FO, demeruant chemin Mon Paradis à Toulon (Var),

7°/ de Monsieur Lucien C..., syndicat FO, domicilié ... (Var),

8°/ de Monsieur G..., syndicat CGT, demeurant ...,

9°/ de Madame Y..., représentant CSL, demeurant ...,

10°/ de Monsieur D..., syndicat FO-Citroën, à La Valette du Var (Var),

défendeurs à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 23 mai 1989, où étaient présents :

M. Cochard, président ; M. Faucher, conseiller référendaire rapporteur ; MM. Caillet, Valdès, Lecante, Renard-Payen, conseillers ; M. B..., Mmes Z..., F... Marie, Mme Charruault, conseillers référendaires ; M. Gauthier, avocat général ; Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Faucher, conseiller référendaire, les observations de la SCP Waquet et Farge, avocat de M. H..., de la SCP Delaporte et Briard, avocat de la société Citroën, les conclusions de M. Gauthier, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, pris de la violation des articles R. 423-3 et L. 423-8 du Code du travail :

Attendu qu'il est reproché au jugement attaqué (tribunal d'instance de Toulon, 16 juin 1988) d'avoir déclaré recevable et bien fondée la demande de la société Citroën tendant à obtenir l'annulation de la candidature, le 2 février 1988, de M. H... pour les élections des délégués du personnel du 20 avril 1988, alors, d'une part, que la contestation sur la régularité de l'élection n'est recevable que si elle est faite dans les quinze jours suivant cette dernière ; que dès lors, en l'espèce, la contestation faite avant même l'élection était irrecevable ; alors, d'autre part, que le jugement qui se borne à reprocher au salarié son changement d'étiquette syndicale, postérieure à la mesure de licenciement projetée contre lui, sans rechercher si, compte tenu de ses activités syndicales antérieures, de son ancienneté dans l'entreprise et des fonctions qu'il y exerçait, sa candidature ne présentait pas un intérêt pour l'ensemble des salariés, a privé sa décision de base légale ; Mais attendu, d'une part, que si l'article R. 423-3 du Code du travail fixe une date limite au-delà de laquelle la régularité de l'élection ne peut plus être contestée, il n'interdit pas de formuler le recours dès que l'irrégularité est apparue, même antérieurement à l'élection, en sorte que la société Citroën était recevable, les élections n'ayant pas encore eu lieu, à contester la candidature d'un salarié qu'elle estimait irrégulière parce que frauduleuse ; Attendu, d'autre part, que c'est par une appréciation souveraine que le juge du fond, dont la décision est motivée, a estimé que la désignation de M. H... était frauduleuse ; D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ; PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéRejetLicenciementCSE / représentants du personnelÉlections professionnellesSyndicat / organisation syndicale

Identifiants et source

Identifiant source
6137208ccd580146773eb764

Poursuivre la recherche

Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6137208ccd580146773eb764.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 4 juillet 1989.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.