Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 84-45.124

Arrêt du 3 février 1988Pourvoi n° 84-45.124

Non publiéLicenciementCause réelle et sérieuseLicenciement économique / PSE
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Rejet
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Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Solution: Rejet.

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Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Licenciement faits
  2. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

8 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par Monsieur Alfred X..., demeurant ... (Hérault),

en cassation d'un arrêt rendu le 19 septembre 1984 par la cour d'appel de Montpellier (chambre sociale, section B), au profit de la société VANDAMME-LA PIE QUI CHANTE, ... (Nord),

défenderesse à la cassation ; LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 6 janvier 1988, où étaient présents :

M. Le Gall, conseiller le plus ancien faisant fonction de président ; M. David, conseiller référendaire rapporteur ; M. Goudet, conseiller ; Mme Beraudo, conseiller référendaire ; M. Ecoutin, avocat général ; Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. David, conseiller référendaire, les observations de la SCP Nicolas, Masse-Dessen et Georges, avocat de M. X..., de Me Célice, avocat de la société Vandamme-La Pie Qui Chante, les conclusions de M. Ecoutin, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, pris de la violation des articles L. 321-9, alors en vigueur, et L. 122-14-3 du Code du travail :

Attendu qu'à la suite de la fusion des sociétés "La Pie Qui Chante" et "Vandamme", M. X..., délégué commercial au service de la première société, chargé du secteur du midi de la France, s'est vu proposer le 11 février 1981 une modification de son contrat de travail, consistant essentiellement dans une diminution de son secteur amputé du département de l'Hérault et, qu'ayant refusé cette modification, il a été licencié le 6 novembre 1981 ; que, prétendant qu'il s'agissait d'un licenciement économique, M. X... a réclamé des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ;

Attendu qu'il fait grief à l'arrêt attaqué (Montpellier, 19 septembre 1984) de l'avoir débouté de sa demande, alors, selon le pourvoi, d'une part, que la cour d'appel, qui a constaté que M. X... avait été licencié à la suite de son refus des modifications de son contrat de travail, elles-mêmes consécutives à la restructuration des secteurs de vente à laquelle avait procédé la nouvelle société issue de la fusion, ce dont il résultait que le licenciement avait une cause économique structurelle, et qui a néanmoins refusé de considérer que tel était le cas, n'a pas tiré les conséquences légales de ses constatations, alors, d'autre part, que la nature économique d'un licenciement résulte de la nature de la cause l'ayant entraîné ; que ne constitue pas à titre exclusif une cause économique la suppression de l'emploi concerné ; que la cour d'appel ne pouvait donc, sans violer l'article L. 321-9 du Code du travail, se borner, pour décider que l'employeur n'avait pas à demander l'autorisation administrative, à énoncer que la restructuration de l'entreprise n'entraînait pas la suppression de l'emploi de M. X... mais une modification de son contrat ; Mais attendu qu'après avoir constaté que la restructuration de l'entreprise n'avait pas entraîné la suppression de l'emploi de M. X... mais une modification de son contrat, la cour d'appel a relevé qu'il ne résultait d'aucun élément du dossier que sa rémunération eût été diminuée ni que l'employeur lui eût imposé un changement de résidence ; qu'en l'état de ces motifs, elle n'a fait qu'user de son pouvoir souverain d'appréciation en décidant que les relations contractuelles entre les parties n'avaient subi aucune modification substantielle ; que le moyen n'est donc fondé en aucune de ses branches ; PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéRejetLicenciementCause réelle et sérieuseLicenciement économique / PSEContrat de travailSalaire / rémunération

Identifiants et source

Identifiant source
613720cecd580146773ee892

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 613720cecd580146773ee892.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 3 février 1988.

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