Cour de cassation, Chambre sociale, 13 octobre 2021, 18-18.022
Mots-clés droit social
Préavis / indemnités de rupture • Salaire / rémunération • Primes / variable • Congés payés • Temps de travail • Syndicat / organisation syndicale • Accord collectif / convention collective • Inspection du travail • Procédure prud'homale
Textes cités
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Conventions collectives citées
Conventions collectivesSynthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 13/10/2021
- Numéro d'affaire
- 18-18.022
- Identifiant européen
- ECLI:FR:CCASS:2021:SO01142
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Résumé
Viole les dispositions de la convention collective nationale des 5 branches industries alimentaires diverses du 21 mars 2012 et l'article 1 de son arrêté d'extension du 24 mai 2013, la cour d'appel qui, pour rejeter les demandes formées par les salariés d'une entreprise de biscotterie relevant de cette convention, au titre des primes et des congés supplémentaires d'ancienneté que celle-ci prévoit, retient que demeurent applicables les dispositions de l'accord national interprofessionnel relatif à l'emploi, l'aménagement et la réduction du temps de travail du 18 mars 1999 reprises par un accord d'entreprise du 13 décembre 1999 dispensant, sous certaines conditions, les entreprises qui réduisaient avant la date légale la durée hebdomadaire moyenne du travail à 35 heures au plus sur l'année de l'application des dispositions conventionnelles relatives à la prime et aux congés d'ancienneté
Texte de la décision
SOC.
LG COUR DE CASSATION ______________________ Audience publique du 13 octobre 2021 Cassation partielle partiellement sans renvoi M.
CATHALA, président Arrêt n° 1142 FS-B sur le cinquième moyen Pourvoi n° M 18-18.022 R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E _________________________ _________________________ ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, DU 13 OCTOBRE 2021 1°/ Mme [Y] [W], domiciliée [Adresse 34], 2°/ Mme [E] [JV], domiciliée [Adresse 17], 3°/ M. [FR] [G], domicilié [Adresse 15], 4°/ M. [D] [T], domicilié [Adresse 35], 5°/ Mme [OJ] [I], domiciliée [Adresse 10], 6°/ Mme [HS] [Z], domiciliée [Adresse 38], 7°/ Mme [AE] [J], domiciliée [Adresse 31], 8°/ M. [B] [S], domicilié [Adresse 30], 9°/ Mme [VG] [K], domiciliée [Adresse 24], 10°/ M. [HW] [X], domicilié [Adresse 9], 11°/ M. [ON] [L], domicilié [Adresse 13], 12°/ Mme [KB] [R], domiciliée [Adresse 29], 13°/ M. [A] [O], domicilié [Adresse 9], 14°/ M. [H] [HU], domicilié [Adresse 26], 15°/ M. [M] [SX], domicilié [Adresse 37], 16°/ M. [VE] [QS], domicilié [Adresse 14], 17°/ M. [QU] [OL], domicilié [Adresse 21], 18°/ Mme [V] [DI], domiciliée [Adresse 28], 19°/ Mme [BD] [FP], domiciliée [Adresse 23], 20°/ Mme [Y] [C] [ZQ], domiciliée [Adresse 5], 21°/ M. [F] [JZ], domicilié [Adresse 32], 22°/ M. [XJ] [ZM], domicilié [Adresse 18], 23°/ M. [DH] [MG], domicilié [Adresse 7], 24°/ M. [FL] [BE], domicilié [Adresse 8], 25°/ Mme [P] [QO], domiciliée [Adresse 19], 26°/ Mme [HQ] [XD] [ST], domiciliée [Adresse 3], 27°/ M. [N] [XH], domicilié [Adresse 34], 28°/ Mme [ME] [DG], domiciliée [Adresse 20], 29°/ M. [SV] [OH], domicilié [Adresse 6], 30°/ Mme [AF] [DM], domiciliée au [Adresse 40], 31°/ Mme [ME] [MC], domiciliée [Adresse 22], 32°/ Mme [XF] [XL], domiciliée [Adresse 11], 33°/ M. [MA] [HY], domicilié [Adresse 33], 34°/ M. [Q] [JX], domicilié [Adresse 4], 35°/ M. [SZ] [KD], domicilié [Adresse 39], 36°/ Mme [VA] [MK], domiciliée [Adresse 27], 37°/ M. [ZO] [FT], domicilié [Adresse 2], 38°/ Mme [OP] [DN], domiciliée [Adresse 1], 39°/ Mme [MI] [QM], domiciliée [Adresse 36], 40°/ Mme [CD] [FJ], domiciliée [Adresse 30], 41°/ Mme [VC] [AY], domiciliée [Adresse 12], 42°/ le syndicat CFDT SGA 42, dont le siège est [Adresse 16], ont formé le pourvoi n° M 18-18.022 contre l'arrêt rendu le 6 avril 2018 par la cour d'appel de Lyon (chambre sociale C), dans le litige les opposant à la société Biscotte Pasquier, société par actions simplifiée, dont le siège est [Adresse 25], défenderesse à la cassation.
Les demandeurs invoquent, à l'appui de leur pourvoi, les six moyens de cassation annexés au présent arrêt.
Le dossier a été communiqué au procureur général.
Sur le rapport de Mme Monge, conseiller, les observations de la SCP Thouvenin, Coudray et Grévy, avocat du syndicat CFDT SGA 42, de Mme [W] et des quarante autres salariés, de la SCP Gatineau, Fattaccini et Rebeyrol, avocat de la société Biscotte Pasquier, et l'avis de Mme Rémery, avocat général, après débats en l'audience publique du 1er septembre 2021 où étaient présents M.
Cathala, président, Mme Monge, conseiller rapporteur, M.
Schamber, conseiller doyen, Mme Cavrois, MM.
Sornay, Rouchayrole, Flores, Mme Lecaplain-Morel, conseillers, Mmes Ala, Thomas-Davost, Techer, conseillers référendaires, Mme Rémery, avocat général, et Mme Lavigne, greffier de chambre, la chambre sociale de la Cour de cassation, composée, en application de l'article R. 431-5 du code de l'organisation judiciaire, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
Faits et procédure 1.
Selon l'arrêt attaqué (Lyon, 6 avril 2018), Mme [W] et quarante salariés de la société Biscotte Pasquier (la société) ont saisi la juridiction prud'homale aux fins de faire juger que la société n'était pas fondée à déroger aux conditions de la convention collective nationale des 5 branches industries alimentaires diverses du 21 mars 2012 (la convention collective des 5 branches) relatives aux primes et aux congés pour ancienneté et d'obtenir un rappel de prime d'ancienneté, outre congés payés afférents, l'octroi pour certains d'entre eux de jours de congés supplémentaires et pour tous des dommages-intérêts pour privation de jours de congés d'ancienneté.
Le syndicat CFDT SGA 42 (le syndicat) est intervenu volontairement à l'instance.
Parallèlement, Mme [JV], également salariée de la société, a saisi la juridiction prud'homale aux mêmes fins.
Les deux procédures ont été jointes.
Examen des moyens Sur le premier moyen, pris en ses deux premières branches, et les troisième et quatrième moyens, ci-après annexés 2.
En application de l'article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile, il n'y a pas lieu de statuer par une décision spécialement motivée sur ces griefs qui ne sont manifestement pas de nature à entraîner la cassation.